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d'appliquer le nom nouveau de bureaucratie % ces scribes innombrables qui pullulent partout, aux fermes, aux postes, aux douanes, aux messageries, « qui vous molestent, vous impatientent et dont la besogne inutile n'est qu'une charge pour l'État », fonctionnaires pour lesquels il a fallu inventer des fonctions, machines à noircir quittances, registres et bordereaux, afin d'immortaliser un paiement de douze sous et jusqu'à l'entrée d'une bouteille de vin ou d'un chapon dans Paris*. Et la finance avec ses expédients ruineux, » ce trésor qu'une armée d'employés s'occupe sans trêve à remplir, en exprimant la substance de la nation et qui pourtaut est toujours à sec ! Mercier observe avec terreur le jeu de cette terrible pompe aspirante et foulante « qui fatigue à l'excès le corps politique, jusqu'à ce qu'il tombe de lassitude et d'épuisement. A cette époque, ajoute-t-il avec une singulière énergie, la France est en nage, la sueur lui découle du front. Supportera-t-elle encore longtemps ce violent exercice^? » A s'épuiser de la sorte, qui pourtant enrichit-elle? Non point l'Etat, c'est-à-dire en fin de compte elle-même, ainsi que l'exigerait une circulation saine de la fortune publique, mais les intermédiaires, les fermiers, les sangsues de tout ordre. « L'administration devient un agiotage perpétuel. Les banquiers sont les dominateurs de la France*. Pareil outrage au bon sens, pareil lieu de s'indigner si l'on considère l'énorme et onéreux appareil de la justice, où, de haut en bas, tout semble fonctionner à contre-sens, au mépris de ses fins naturelles, à la seule convenance des officiers de tout ordre qui en vivent, s'y retranchent et font échec à la moindre réforme. C'est là qu'on voit la plus malaisée^, la plus austère de toutes les tâches, celle de prononcer sur les différends et de juger les actes, départie, contre argent, à tels jeunes hommes qui affectent des allures militaires, s'entretiennent de chevaux et de filles, rougissent de leur robe^ et se piquent d'ignorer le droit. En quoi, d'ailleurs