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A défaut des journaux, si nous consultons les correspondances particulières et les nouvelles à la main, elles nous offrent l'expression avouée du même jMain systématique. Écrivant au grand-duc Paul, La Harpe expédie lestement sa sentence. Tout ce qu'il y a de raisonnable dans l'ouvrage de Mercier a été dit cent fois avant lui et beaucoup mieux que par lui. Il n'a en propre que son aversion pour le bon style et le bon goût, ses hérésies littéraires, sa poétique extravagante, etc. ». Les continuateurs de Bachaumont ne se mettent pas davantage en frais de critique raisonnée. Quelques rudes épithètes« vague, décousu, trivial, enuyeux, dégoûtant », ont vite fait de mettre leur conscience à l'aise'. Faudrait-il se gêner vraiment au sujet d'une méchante compilation fabriquée « pour aller aux volumes, faire masse et gagner plus d'argent en raison'de plus de papier noirci »? Ces délicats que le méchant goût de Mercier indispose si fort lui font encore trop bonne mesure en insérant dans leurs feuilles certaine épigramme digne d'être recueillie ici pour leur confusion.
Qu'ils étaient fous, les auteurs du vieux temps!
Nous savons mieux dépenser notre vie.
Pour moi, je trouve à nos anciens savants
Un très grand tort : ils avaient du génie,
Ils inventaient, et cela w'est pas bien.
J'en crois Mercier; avec lui je soutien
Qu'un grand ouvrage embarrasse, incommode.
Mais un chapitre... Oh! la bonne méthode!
En voulez-vous? Lisez, mes bons amis,
Lisez un peu le Tableau de Paris,
Vous y verrez : Chapitre des maris,
Et puis encore, chapitre sur les femmes,
Un peu plus loin, chapitre sur les drames,
Tournez la feuille, et chapitres nouveaux
Sur les commis, sur l'or, sur les bureaux.
Eh ! juste ciel ! Que de noms, que de titres !
En vérité, voilà bien des chapitres!
Quand le bon sens aura-t-il donc le sien' ?
La sévérité de Métra n'est pas moindre, encore qu'il la tempère de quelques ménagements. Ce qui mérite éloge