‹ Sébastien Mercier, sa vie, son œuvre, son temps; d'après des documents inédits avec un port. en héliogravure. Avant la revolution, 1740-1789Chapitre 464 sur 521 · Archives de la Com. Fr · texte numérisé non relu

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mité, mais il était écrit qu'il resterait pour la Comédie-Française l'auteur de la seule Maison de Molière. Le même jour où il vint l'avouer pour son œuvre, le 2 mars 1789, il annonça, ainsi que les registres en font foi, la lecture des T'omôeaî/a: rfe Vérone, inscrits sous le litre de Roméo et Juliette, de V Homme de ma connaissance, inscrit sous le titre de le Volage, et aussi de la Jeanne d'Arc que j'ai signalée ailleurs au nombre de ses œuvres perdues. 11 ne semble pas, du reste, qu'elle ait jamais été soumise aux suffrages des comédiens. Les deux autres pièces furent tenues de longs jours en suspens et refusées enfin, V Homme de ma connaissance le 14 décembre 1791, et les Tombeaux de Vérone seulement le 25 avril 1793. Les mêmes registres nous apprennent, en revanche, l'admission de Jean Hennuyer (22 novembre 1789) et de Timon le Misanthrope (20 juin 1793) ; nous y voyons encore que la Maison de Socrate fut reçue à correction (3 mars 1793) '. Mais le jour ne vint pour aucun de ces ouvrages de paraître devant la rampe.

Fleury, qui s'était lié familièrement avec Mercier, assure, en outre, que celui-ci avait en tête une sorte de mélodrame dans le goût de Jenneval dont il lui exposa le plan et dont il lui destinait le principal rôle. Cela devait s'appeler Winckelmann. Tout le souvenir que le comédien en a gardé est qu'il y avait trop de souteri-ains, et un escalier dérobé, et des lanternes sourdes. Les chevaux de poste y tenaient une grande place. Il fallait courir de Schœnbrunn à Rome, puis à Ancône, aux environs de Vienne, repartir pour Vienne et gagner enfin Trieste. 11 y avait de quoi perdre le souffle. Fleury suggéra ce sous-titre : Fouette, cocher l Ayant pris là-dessus en grande estime les facultés inventives de l'auteur, il demanda huit jours de réflexion qui redoublèi'ent bien mal à propos son enthousiasme \ Car Winckelmann ne devait jamais venir au monde. Mercier avait alors bien d'autres affaires. Il travaillait avec deux collaborateurs à une édition des œuvres complètes de J.-J. Rousseau, j'en ai

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