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supporter, s'il est indissolublement attaché à un phisi^rand bien. « Je craindrais presque également aujourd'hui, déclare-t-il, d'abolir le luxe et de lui donner une plus grande extension. » Les siècles qui ne l'ont pas connu ont été grossiers et malheureux. S'il est une suite nécessaire de la propriété, si les montres guillochées sont intimement liées aux productions comestibles, tolérons les bijoux ahu d'avoir des bestiaux. » Le luxe est un utile aiguillon d'activité. Il faut laisser faire. D'ailleurs, il existe contre lui bien des correctifs; et puis les maux dont on le charge ont tant d'autres causes! ils proviennent de mauvaises institutions. Le luxe est partout, quelle que soit la forme des Etats. Enfin tout se compense : c'est dans les temps de jouissance qu'on acquiert les lumières nécessaires à une bonne législation. Les peuples pauvres et vertueux ont des cœurs droits, mais des idées bornées. Ils ne savent pas « tracer le plan delà félicité nationale' ». Ce n'est pas, néanmoins, que l'extrême disproportion des fortunes ne lui suggère quelques réserves. Nous en avons, dans le Tableau de Paris, rencontré déjà quelques-unes; mais, conçues dans un éclat d'indignation, elles se laissaient, on l'a vu, assez promptement amender ou restreindre. Ici le sage instinct des atténuations nécessaires subsiste seul. Il est d'avis que la loi doit tendre à réfréner la cupidité, et, par exemple, quelques reprises exercées sur les traitants ne lui déplairaient point. Pourtant il compte principalement sur la force des choses; les richesses mal acquises se dissipent d'elles-mêmes 2, Surtout, il repousse bien loin toute idée d'un partage égal des terres. Cela ne durerait pas un an. Le droit de propriété est inviolable; l'intérêt même du pauvre veut avant tout qu'on le lui garantisse'.
L'état de civilisation est tellement inhérent aux vues de Mercier sur l'homme qu'il en accepte en bloc tous les développements et tous les effets. Il ne reuie rien, il ne ré-