CHAPITRE II
L'An 2440
I. Régénérer le monde conformément à la raison : ambition commune à Mercier et à nombre de ses contemporains. — Ce qui distingue la sienne. — Lyrisme qui lui est propre. — Indépendance d'esprit à l'égard, non seulement des opinions du commun, mais de celles aussi des philosophes. — Le sentiment chrétien a laissé en lui des traces profondes. — Préférence de plus en plus marquée pour la civilisation sur la vie primitive. — Justesse de prévision singulière 84
II. Publication de VAn 2440, sévèrement défendu aussitôt. —Les éditions augmentées de 1786 et de Tan VII. —Propos d'un vieil Anglais. — Premier éveil d'un vieillard de sept cents ans. — Paris transformé, embelli, sain et sûr 90
III. Une population toute respectueuse. — Réforme du costume. — La vie domestique chez nos vertueux descendants. — Admirable pratique de l'hospitalité. — Mœurs frugales. — Gravité des entretiens. — Contenance modeste des femmes. — Tant de vertu coûte à la société future bien des grâces • 96
IV. Les mariages. — L'éducation des enfants. — La communion des deux infinis. — La métamorphose morale qu'elle opère. — Bizarrerie de ces conceptions — Éducation et instruction pareillemeut uniformes et inflexibles. — Enseignement tout voué au moral etàTutile. — Les études qu'on fera au collège des Quatre-Nations. — La poésie à la portion congrue. — Le préjugé de Vulile 100
V. Ce que sont des hommes ainsi formés. — Consciences fortes : fût-ce au prix de quelques faiblesses, on leur voudrait
TAliLE ANALYTIUUE DES MATIERES 799
Pages, moias d'osteutatioa. — Los médecius et la sauté publique. — Les lois et les tribunaux. — L'agriculture eu houueur, la vie aux champs. — Bréviaires de morale privée. — L'administratiou de la morale publique. — Office des censeurs. — Comment on réprime les opinions coupables. — Auguste ministère des gens de lettres. — Les hautes destinées de l'Académie française. 107
VL La religion elle culte. — Plus de pouvoir temporel du Pape, plus de richesses ecclésiastiques. — Prêtres tolérants et mariés. — Les couvents abolis. — Le préjugé contre la vie monastique. — Mercier semble faire comme une description antilicipée de la Théophilanthropie.-- Les destinées d'outre-tombe telles que Mercier les conçoit. — La migration interstellaire.
— Visions grandioses. — La mort et les funérailles. — Le châtiment des athées. — Caractère particulier du déisme de Mercier 113
VU. La politique et le gouvernement. — Principes de justice et d'égalité. — Préférence donnée à la forme monarchique, — Très prononcé contre la démocratie. — Les Français de 2440 vivront donc sous le régime d'une monarchie limitée. — Plus d'arbitraire ni de privilèges. — Pouvoir représentatif. — Administration paternelle. — Une audience royale. — L'éducation du prince héritier. — La perception des impôts. — Du commerce et du luxe : variation significative de Mercier sur ce double sujet 121
VIII. La législation sociale et la discipline privée. — Confusion systématique de l'une et de l'autre. — L'art moral. — Départ rigoureux entre les bons et les mauvais livres. — Le fusillé
par persuasion 129
IX. Les grandes conquêtes de la science. — Secrets retrouvés. — La direction des ballons. — Pressentiment du télégraphe et du phonographe. — La loi d'évolution. — Rêveries scientifiques.
— La préexistence des germes 133
X. Les destinées futures des États.— Lapais universelle. — Prudente réticence : les armées subsistent, moins nombreuses et plus fortes. — Le Pape médiateur suprême. — La France et l'Angleterre alliées. — L'atfranchissement des noirs. — Le partage de l'Orient. — Confédérations allemande et italienne. — Le Japon et la Chine ouverts à la civilisation. — Le sort de l'Afrique. — Monument expiatoire des blessures iniligéeg à l'humanité 137
XI. Modération remarquable qui tempère chez Mercier l'esprit d'utopie. — Personne ne s'est moins soucié de faire table rase.
— Esprit de liberté, jîlus remarquable encore, qui le distingue entre tous les constructeurs de sociétés idéales. — L'idée de progrès. — Ses transformations au cours du siècle suivant. —
Pages.
Progrès et perfectibilité ne sont pas deux teruaes nécessairement synonymes. — Confusion que le xviiie siècle en a faite. 142