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4. 1, 71, 72. Autre trait uou moins significatif : « C'est l'expérience qui a démontré que, sans un chef, tout corps politique était mal proportionné ; c'est l'expérience qui a démontré combien le droit de parler dans les assemblées est abusif. » ii, 105.
pie. « Être libre contre les lois, ajoiitc-l-il encore, voilà le sort de la démocratie. Les Etats populaires tombent dans la confusion. La liberté n'est que licence; il est presque impossible que les lois, la justice et l'àme s'y soutiennent'. » Voilà par où les particuliers pâtissent. Le bien de l'Etat n'est pas moins en péril. Mercier rappelle un mot fameux de Montesquieu : « Quand les tètes humaines s'assemblent, elles s'étrécissent' », et il enchérit encore. Survienne pour la démocratie une crise, on n'y trouve de remède « qu'une loquacité patriotique mais insuffisante ^ » Au contraire, à Tenlendre, les vices inhérents au régime monarchique peuvent être étouffés dans l'œuf. 11 y a dans l'opinion de citoyens éclairés une force qui empêche le souverain d'abuser de son pouvoir et seconde tout ce que sa situation permanente et stable lui fournit de ressources pour faire œuvre qui dure ^ Nous avons donc « conservé la monarchie, mais limitée par des lois fixes, nous avons retenu le monarque, parce que c'est une pièce nécessaire dans un gouvernement bien ordonné, surtout quand la population est nombreuse* ». Pour la même raison, la monarchie a gardé le caractère héréditaire, mais de tout l'ancien droit politique il ne reste rien. Aujourd'hui, tous les citoyens sont égaux. Il n'y a plus de privilèges d'aucune sorte, ni de charges vénales, ni d'entraves à la liberté de l'industrie; plus de tyrannies particulières, plus de corporations, plus d'impôts iniquement perçus, plus de fonctionnaires irresponsables. Cette grande métamorphose s'est opérée tout d'un coup. La philosophie a été la plus forte : sous l'impulsion d'un sentiment unanime, un roi sage s'est décidé à restaurer les anciennes prérogatives des Etats généraux. L'autorité législative leur appartient. Tous les deux ans, ils se réunissent. Dans l'intervalle, le roi administre de concert avec le Sénat, conçu par Mercier à l'image des anciens Parlements, mais légalement investi des attributions politiques que ceux-ci se voyaient sans cesse dénier. Le roi et le Sénat sont responsables devant les Etats. De leur côté, les pro-