LES DOMINICAINES
Une autre congrégalion enseignante vint bientôt faire concurrence aux Ursulines, au moins à Langres, et donner par là même aux familles la possibilité du choix entire l'une et l’autre. L’ordre de Saint Dominique, après la période troublée du xvit siècle, commençait à se réformer, sous l’énergique impulsion du P. Sébastien Michaëlis (2). Quand l’ordre lui-même dans ses religieux
Histoire de Sainte Angèle Mérici et de tout l'Ordre des Ursulines, Paris, Poussielgue, 1878. |
(1) Les Ursulines de Mussy furent également fondées par celles de Châtillon. La mère Marie Legrand, dite de l’Assomption, fut choisie pour supérieure.
(2) Né vers 1653, au bourg de Saint Zacharie en Provence, Sébastien Michaëlis fit profession au Couvent des Dominicains de Marseille et devint prieur de celui de Toulouse, où il introduisit la réforme avec la protection d'Henri IV. En 1612, il vint à Paris ; l'évêque Henri de Gondi, lui fit précher le carème à Notre-Dame et l'aida à établir, rue Saint-Honoré, un couvent de Jacobins réformés sous le vocable de l'Annonciation. Dès lors, l'œuvre du Père Michaëlis était fondée. Elle avait « un double foyer au midi et au nord : les couvents de Saint-Thomas à Toulouse, et de l'Annonciation à Paris, firent rayonner l’observance dans les couvents des provinces voisines et en érigèrent de nouveaux ». Parmi ces derniers, celui de Thomas d'Aquin, au faubourg Saint-Germain, fut pour l'observance ce que le couvent de Saint-Jacques était pour les études depuis sa fondation. Cf. Bayonne : Le Monastère des Dominicaines de Langres (1621-1880), Langres, 4881, t. I, Introduction p. 14 et suiv:
Le P. Carré, prieur du couvent de l'Annonciation, fonda en 1632 avec l'appui de Richelieu et du Général de l'Ordre, un Woviciat Général destiné à l'Ordre tout entier. Son rôle, édifiant sur le chapitre de la réforme, l’est beaucoup moins au point de vue de la noblesse du caractère. Il faisait en effet le métier d'espion au service de Richelieu. Toute sa correspondance avec le