‹ Sébastien ZametChapitre 57 sur 142 · ZAMET ET BOSSUET. — LES DERNIÈRES ANNÉES DE L'ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

ZAMET ET BOSSUET. — LES DERNIÈRES ANNÉES DE L'ÉVÊQUE

Les amitiés dé Zamet. — Bossuet reçoit le sous-diaconat à Langres en 1648. — Mort de Madame de Pourlan (1651).

Depuis qu’il avait quitté Port-Royal, l’évêque de Langres, nous l’avons dit, avait eu la douleur de voir son diocèse éprouvé par la guerre et la famine, et ces tristes événements avaient eu pour résultat d'accroître toujours davantage sa compassion pour le malheur et son dévouement envers ses diocésains. Ces joies de la charité que beaucoup jugent austères et impuissantes à combler toutes les aspirations d’une âme ardente, furent certainement douces à son cœur d'évêque ; il en eut d’autres encore, qui l’aidèrent à supporter le lourd fardeau de sa charge ; il connut ces joies qui, pour être humaines, n'en contiennent pas moins quelque chose de divin, puisqu'on les a appelées « les joies divines de l'amitié ».

Que Zamet eût été toute sa vie fort sensible à l’amitié, c'est là un fait indéniable ; mais il se faisait de ces affections surnaturelles une conception très haute, et ne comprenait pas que l’on pût aimer les âmes sans chercher à les élever vers Dieu. Si l'aventure de Port-Royal lui avait été un véritable calvaire, du moins trouva-t-il des compensations dans son diocèse.

Il était toujours resté en relations très étroites avec les d'Andelot ; l’ancien oratorien, François de Coligny, habitait Lanty, et le visitait souvent ; le comte de Brienne, secrétaire d'Etat qui, en 1641, avait assisté à la mort du Père de Condren, son directeur, avait reporté sur Zamet

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