‹ Sébastien ZametChapitre 65 sur 142 · I. — Lettre de Jean Zamet à Richelieu · texte numérisé non relu

I. — Lettre de Jean Zamet à Richelieu

À Monsieur, Monsieur l’Evesque de Lusson.

Monsieur, Nous avons mons" Dupont et moy fort souvent parlé de vos

(1) Cette phrase est soulignée dans le texte, ainsi que celle qui concerne M. de Saint Pierre. (2) Arch. des Affaires Etrang. France, 785, fo 212. Autogr, scellé du sceau de l'Evèque de Langres.

affaires qu'il traitte par deça avec beaucoup d'honneur et d’affection. Je souhaitteroys d’estre capable de vous y servir. Je vous supplye de crere que je le ferois d’aussy bon cœur que pour monsr de Lengres et que vous me feriez grand tort si vous ne croyez que je ne vouldray pas mesme ceder à mes plus proches en affection de vous servir, car je me sens sy fort obligé de la bonne opinion que vous avez eue de moy et des tesmoignages que vous m'avez rendus de vre bienveillance que je vous honoreray toutte ma vie et que je ne seray jamais aultre, quand. mesme vous auriez vent et marée contre vous que Monsieur, Vostre très humble et très affectionné serviteur, ZAMET.

Ce 10 de septembre 1617. (1)

Il, — Lettre de Richelieu à Jean Zamet.

La lettre suivante que M. Avenel donne comme adressée par Richelieu à M. de Langres, nous paraît être la réponse à la précédente :

Monsieur, J'ay receu un extresme contentement d’avoir veu par vos lettres la continuation de vostre affection en mon endroit. Pour moy, je ne puis vous dire autre chose sinon que je suis Lel envers mes amys en l’affliction qu’en la prospérité; et si la fortune m'estant favorable n’a peu eslever mon esprit, en me tournant le dos aussy n’a-t-elle sceu l’abattre, estant resolu de recevoir de la main de Dieu tout ce qu’il luy plaira m'envoyer. Au reste, pour ne vous importuner icy d’un long discours, j'ay prié M. de Foultourte, en vous donnant toute la satisfaction que vous sçauriez désirer, de vous tesmoigner de ma part que vous pouviez disposer de tout ce en quoy j'auray du pouvoir, comme vous feriez de vostre propre, n'estant pas tant à moy mesme comme je puis dire avec vérité estre, Monsieur, vostre, etc. (2)

III, — Lettre de Jean Zamet à Richelieu.

Monsieur, je vous ay de très grandes obligations du rang que vous me promettez en l'honneur de vos bonnes grâces et des pensées favorables que vous avez eues pour moy ; Monsieur de Foultroude (3) me peut estre tesmoing que je vous en adresse les premiers remerciements et que j’ay sur ce subjet les ressentiments que je doibs, que vous trouverez en moy très fidelles pour toutes sortes d'occasions avec une entière obéissance à vos commandements, estant véritablement,

Monsieur, Vostre très humble et obéissant serviteur, ZAMET.

(1) Arch. des Aff. Etrang. France, 771, fo 177. Autographe. (2) Lettres de Richelieu, 1. 1, p. 566.

(8) Bib. Nat. f. fr. 23200, fo 212. Ce M. de Foultroude est évidemment le même personnage que M. de Foultourte de la lettre précédente ; ce qui fortifie notre opinion.

Page 1