IMPARFAIT8 DES VERBES AVOIR, ETRE ET PARLER
j'avais
fêtais
je parlais
tu avais
tu étais
tu parlais
il avait
il était
il parlait
nous avions
nous étions
nous parlions
vous aviez
vous étiez
vous parliez
ils avaient
ils Paient
ils parlaient
1 Besogne, c-à-d. ce qu'il est nécessaire de faire. 2 Chargent (de charger), c-à-d., Us mettent une charge sur le chariot. 3 Un homme uni par le mariage à une femme est le mari de cette femme. 4 L'aîné (ou V aînée) dans une famille, est le fils (ou la fille) venu (— arrivé) le premier au monde. 5 A été ramassé est le passé indéfini passif de ramasser. Le passif d'un verbe se forme avec l'auxiliaire être e t 1 e participe passé de ce verbe. 6 De grimper {—monter). 7 Cf. P. L., p. 36. 8 LMmparfait des verbes se forme en remplaçant la terminaison ant du participe présent par les terminaisons de Yimparfait du verbe avoir: (parlant), je parlais, tu parlais, etc.; (finissant), je finissais ; (recevant), je recevais, etc.
DEUXIEME LIVKE.
Nous voici1 de nouveau2 (= encore) à l'école. Monsieur, je n'étais pas à l'école hier; quelle leçon avez-vous eue f Nous avons eu la soixante-quatorzième leçon et aujourd'hui nous étudierons la soixante-quinzième4 leçon.
Je vous demande pardon, cher5 maître, mais ce n'est pas la soixante-quatorzième leçon de ce livre ! Vous venez de finir6 le premier livre:
il n'V a pas Soixante-dix leÇOnS Un vieux maître d'école taillant . une plume.
dans ce livre. JNon, mais ce
n'est pas ainsi (= de cette manière) que je compte;
vous verrez7 (valiez8 voir) : nous avons cinq
1 Voici désigne un lieu (= une place) très-r approché (= près). Voilà, au contraire, désigne un lieu un peu éloigné (= distant). Nous voici — nous sommes ici.,, 2 De nouveau est une expression adverbiale employée pour signifier la réitération {— répétition) d'une action. 3 Eue est au fém. parce que le régime direct {leçon) précède : le participe passé conjugué avec V auxiliaire avoir s'accorde en genre et en nombre avec le régime direct à la condition que ce régime précède. Si le régime direct est placé après, le participe reste invariable, e. g.: Nous avons eu la leçon. (Le participe passé conjugué avec être s'accorde avec le sujet : Cette daine est arrivée) Cf. p. 30, n. 2. 4 Cf. P. L.,Tp. 75. 5 Prononcez chérir) = précieux. 6 Vous venez de finir est un gallicisme pour vous avez fini très-récemment. 7 Futur de voir. Cf. p. 00. 8 Vous allez voir, c-à-d. vous verrez immédiatement ou dans peu de temps. En français, comme en anglais du reste, on emploie souvent aller (allant, aile) devant un autre verbe pour exprimer un futur immédiat. Le prés, est: je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont.
classes on leçons de français par semaine1 et il y a dix semaines dans un trimestre2; combien est-ce que cela fait par trimestre ? Cinquante. Le premier livre est pour deux trimestres, et vous l'avez fini en treize semaines. Ensuite* vous l'avez repassé (= vous avez fait une revue4), et vous voilà à la deuxième leçon du second5 livre du cours de français : c'est donc notre 75e leçon ou classe.
Chaque fois6 que nous avons une nouvelle7 (= autre) leçon, nous avançons. Si nous avions une leçon tous les jours,8 nous avancerions9 davantage (— plus). Oui, mais vous n'étudiez10 pas le dimanche ? Non ; ce j o u r - 1 à11 est le jour du Seigneur (Jésus-Christ), et, comme tout le monde chrétien, nous allons à Vêglise (= la maison de
1 Par semaine, c-à-d. [dans] chaque semaine. On dit de même : par jour, par mois (pour chaque jour, chaque mois). 2 Un trimestre est littéralement un espace de trois mois, ou un quart (J) de Vannée ; mais, par analogie, on dit un trimestre pour le quart de Tannée scolaire {— d' é c ol e). 3 Ensuite == après. 4 Cf. p. 19, n. 7. 5 Prononcez se-gon (fém. së-gonde). 6 Fois exprime rénumération de la répétition d'un fait ou d'une action. On fait une action, on répète cette action, c'est-à-dire, on fait l'action une seconde fois. 7 Nouvelle est le fém. de nouveau {nouvel, devant une voyelle ou une h muette). Cf. beau, bel, p. 00, n. 00. Nouveau est synonyme de différent, autre, et le contraire d'ancien, vieux. 8 Tous les jours — chaque jour. 9 Avancerions et serait sont au conditionnel. Notez que la terminaison est celle de Yimparfait : avancer: j 'avancerai, etc. (Voyez, pour ce temps, p. 32, n. 1.) Le conditionnel est souvent le corrélatif de l' imparfait. Cf. Gr., Tf 00. 10 Notez la prononciation du verbe étudier au présent : j'étudie, tu étudies, il étudie, nous étudions, vous étudiez, ils étudient. u La particule là est ajoutée après un nom pour lui donner plus de précision, ou pour le désigner d'une manière spéciale, e. g., ce jour-là.
Dieu). Vous voulez1 dire chaque jour d'école ou chaque fois que vous allez à l'école, c'est-à-dire cinq fois par semaine. C'est vrai,2 nous n'avons pas d'école le samedi.
Eegardez ce maître d'école dans la gravure en tête (= au commencement) de la leçon; il est vieux (= bien âgé). Qu'est-ce qu'il a donc3 sur le nez ? Ce4 sont des lunettes? Il ne voit pas bien clair;6 il n'a pas une bonne vue.7 Oui, ses yeux sont
1 De vouloir (voulant, voulu). Le prés, est : je veux, tu veux, il veut, nous voulons, vous voulez, ils veulent. Cf. pouvoir, p. 13, n. 7. 2 Vrai = conforme à la réalité. C'est vrai = c'estlavérité.
Une personne qui représente les choses (= les faits) exactement comme elles sont dit la vérité ou dit vrai. Un homme qui ne dit pas la vérité est un menteur. Mentir, c'est parler contrairement à la vérité. 3 Donc est explétif. 4 Ce sont, au lieu de ils sont. C'est l'usage en français d'employer ce, au lieu du pron. pers., devant le verbe être suivi d'un attribut avec l'article. Ici l'attribut est des hommes. Cf. Gr., ^ 00. 5 Lunettes est fém. et toujours pluriel dans ce sens. 6 Dans Y obscurité, nous ne voyons pas clair (= clairement). Par analogie, quand, pour une cause quelconque, la vue n'est pas distincte, on dit ne pas voir clair. 7 La vue (dérivé de voir, voyant, vu,) est un des cinq sens. Les yeux sont l'organe de la vue, le nez est l'organe de l'odorat.
Une église.
affaiblis1 (= faibles). S'il2 n'avait pas trop3 étudié, il ne serait4 pas obligé de porter5 des lunettes. Vous avez une bonne6 vue, François ? Oli ! oui, monsieur, une vue excellente, et je n'ai pas besoin (= il ne me faut pas) de lunettes pour voir. Le vieux maître qu'a-t-il dans la main gauche ? Il a une plume dans la main gauche. Je le vois bien (= je vois bien cela) ; mais que fait-il à cette plume ? Il la taille? Il a un canif dans la main droite, et il se sert8 de la lame du canif pour tailler la plumre.
Est-ce une plume
^:^J^)kJ5
d'or?
Un chemin de fer en Amérique.
acier ou Mais, mon jeune ami, l'acier et l'or sont des métaux.10 Vous avez appris11 dans le premier livre (p. 67, n. 2) ce que c'est qu'un chemin
1 Affaiblir {affaiblissant, affaibli) est rendre ou devenir faible. Cf. P. L., p. 42, n. 5. 2 S'il ( = si il); pi. s'ils (= si ils). C'est le seul cas où i soit élidé. 3 Trop = avec excès. 4 Cf. p. 18, n. 9. 5 On dit porter un chapeau, une casquette. En général, l'homme " porte " les habillements ou vêtements qu'il a sur sa personne. Par analogie, il "porte" des lunettes. 6 Bonne est le fém. de bon. Une chose excellente est très-bonne; bon exprime une qualité d'excellence. Avoir une bonne vue=r avoir des yeux forts. 7 Tailler est synonyme de couper. On dit tailler un crayon, une plume, une pierre. 8 II se sert de la lame = il emploie la lame. Cf. p. 13, n. 5. 9 Jeune est le contraire de vieux. Cf. p. 00, n. 0. 10 Mêtauoc est le pluriel de métal. Les noms en al font en général leur pluriel en anœ. Cf. Gr.y If 00. " Appris est d'apprendre (apprenant, appris). Cf. p. 12, n. 2. Apprendre est acquérir une connaissance par l'étude.
de fer. L'acier est une espèce (= sorte) de fer; c'est du fer qui a acquis1 certaines propriétés (= qualités) par une fabrication spéciale: il est plus dur2 (= solide) et plus élastique.
On fait les rails3 (des chemins de fer) et les lames des couteaux4 de fer ou d'acier. L'acier est plus cher (= a une plus grande valeur) que le fer. Les canifs qui ne coûtent5 pas beaucoup sont faits de fer. Un canif d'acier n'est pas aussi b o n m a r c h é6 qu'un canif de fer.
Mais vous parlez des métaux et vous n'avez pas dit en quoi7 est la plume que tient8 le maître d'école. N'est-ce pas une plume d'acier?
Nullement9; c'est une plume d'oie. L'oie est un gros oiseau.
Les oiseaux4 ont des plumes : ils sont couverts10 de plumes. une oie.
1 Acquis est du verbe acquérir, {acquérant, acquis) — obtenir (obtenant, obtenu). Cf. p. 10, n. 5. 2 Dur == difficile à pénétrer : le rocher est dur, le diamant est tris-dur. Le contraire de dur est mou (= tendre). 3 Prononcez ra-ye. Les rails sont les bandes de fer sur lesquelles roulent les wagons, dans les chemins de fer. 4Les noms terminés en au ou eau font leur pluriel généralement en ajoutant x (e t non s) e.g.: couteau, pi. couteaux. Voyez Gr., ^ 00. 5 Coûtent est de coûter. Combien (cet objet) coûte-t-ïl — combien avez-vous payé ? Si vous donnez un dollar et demi pour un canif, on dit: ce canif coûte (= est payé) ou le prix est un dollar et demi. 6 Bon marché est le contraire de cher. C'est-à-dire : un canif d'acier est plus cher qu'un canif de fer, il a un plus grand prix (= une plus grande valeur). 7 En quoi c-à-d. de quelle matière est la plume? Cf. P. L., p. 55. 8 De tenir (tenant, tenu). Cf. n. 1. Notez que le sujet de "tient" est "le maître d'école." Cf. Gr., % 00. 9 Nullement est une négative plus forte que non simplement. 10 Cf. p. 12, n. 6.
Cet écolier qui est debout à droite du maître et presque devant lui, que fait-il ? Quel livre a-t-il dans les mains? Ce livre est un abécédaire'; il contient2 les lettres de l'alphabet. On s'en3 sert pour apprendre à lire.4 Quoi5! ce grand garçon en6 est encore à l'A, B, C ? Oh ! en anglais, dans sa langue maternelle,7 il est bien avancé; mais il étudie (= apprend) une nouvelle langue et il commence par l'alphabet. Naturellement ! Mais cela m'amène8 à vous faire une question9: combien y a-t-il de lettres dans l'alphabet français ? Il y en a autant (=le même nombre) qu'en anglais; il y en a 26.10 Il faut savoir les lettres pour bien lire les mots, c'est-à-dire pour les prononcer correctement à liante voix11 sur le livre.
Est-ce que cet autre écolier ne sait pas lire
1 Ce mot est formé du nom ordinaire des quatre premières lettres de l'alphabet, a, bê, ce, dé. On a commencé à introduire une nouvelle manière de nommer ^es lettres. Cf. Gr., TT 00. 2 Du verbe contenir. 3 En c.-à-d. de l'abécédaire : on se sert de l'abécédaire. 4 Lire {lisant, lu). Le prés, est : je lis, tu lis, il lit, nous lisons, vous lisez, ils lisent. 5 Quoi est ici une exclamation de surprise {= d'étonnement). 6 En est ici explétif. 7 Maternelle {maternel, masc.) est l'adjectif de mère, comme paternel est l'adjectif de père: la tendresse maternelle (= de la mère), la sévérité paternelle (= du père). La langue maternelle est la langue de la mère-patrie, c.-à-d. au pays natal. 8 Du verbe amener = donner occasion à. 9 Notez qu'on dit faire une question. 10 En vérité il y en a 25 parce que le w n'est employé ordinairement que dans les mots d'origine étrangère. n Prononcer à haute voix, c'est prononcer pour être entendu par une autre personne. Si quelqu'un vous parle à l'oreille, il parle bas ou à voix basse, et non à haute v o ix f sa voix n'est pas entendue. Je puis (= peux) lire avec les yeux seulement, sans ouvrir la bouche. Mais si je prononce les mots clairement avec la voix, je lis à haute voix.
l'anglais ? Oui, il sait lire l'anglais et le français. Il le savait1 quand il était bien plus jeune, quand il nlavait que2 six ans. Et toi3 mon petit Jacques,4 sais-tu lire le français? Oui, monsieur, je sais le parler et le lire; j'en suis à la soixante-onzième leçon (=: classe) et je commencerai un livre de lecture' dans une ou deux semaines.
Qu'est-ce qu'un livre de lecture? C'est un livre qui contient une collection (= un recueil ou choix) de morceaux (= pièces) de prose et de poésie. Avant6 de finir je lirai7 un petit poëme de mon livre de lecture ; faites attention !
Bonjour, lundi, *
Comment va8 mardi ?
Très-bien, mercredi ;
Je viens de la part de jeudi,
Dire à vendredi
Qu'il s'apprête9 samedi,
Pour aller à l'église dimanche.
C'est bien joli (= beau) cela, mais maintenant il faut dire adieu. Au revoir, mes jeunes amis !
1 Savait est la 3ième pers. s. imparf. de savoir. Cf. p. 12, n. 9. Il le savait = il savait lire. 2 Ne . . . que — seulement : quand il avait seulement six ans. On emploie avoir avec âge : Quel âge avez-vous ? J'ai seize ans. 3 Toi — tu, cette forme du pronom de la 2ième pers. sing., comme moi pour la lière pers., s'emploie ordinairement quand il n'est pas sujet ou régime du verbe. Cf. Gr.y <[\ 00. 4 Prononcez Jdk. 5 La 'lecture est le substantif de lire et signifie Vacte de lire. Ne pas confondre avec le mot anglais "lecture" qui se dit en français [une] conférence. 6 Avant (= devant) marque priorité d'ordre et de situation. 7 Je lirai est le futur de lire. 8 Comment va — comment avance, marche? 9 & apprêter — se rendre prêt, se préparer.
TK01SIÈME LEÇON.
LE PRÉSENT ET L'IMPARFAIT DU VERBE IRREGULIER ÉCRIRE1 (ECRIVANT, ECRIT).
j'écris
f écrivais1
tu écris
tu écrivais
il écrit
il écrivait
nous écrivons1
nous écrivions
vous écrivez
vous écriviez
ils écrivent
ils écrivaient
Un monsieur dictant à son secrétaire.
Nous avons parlé la dernière fois de la plume ; nous avons vu le maître d'école debout dans la salle de classe. Voici maintenant deux hommes assis2 devant une table dans un cabinet. Cette
1 Le pluriel de Tindic. prés, et l'imparfait sont formés du participe ■près, écrivant, en changeant la terminaison ant ; c'est pourquoi il y a un v dans cas deux temps. Cf. Gr. *\\ 00. 2 De s'asseoir (s* asseyant, assis). Le prés, est : je m'assieds, tu t'assieds, il s'assied, nous nous asseyons, vous vous asseyez, ils s'asseyent ou s'asseient.
petite chambre est un cabinet de travail ou une bibliothèque.1
Celui2 qui est assis sur le canapé dicte3 à l'autre qui est vis-à-vis. Et celui-ci? Il écrit. Ecrit? Je ne comprends pas. Vous voyez qu'il a une plume dans la main droite : à quoi sert cette plume? Elle sert à écrire, comme un couteau sert à couper (= tailler4). Cet homme qui a la plume à la main est le secrétaire de l'autre. Qu'est-ce qu'il fait? Il fait la correspondance (=il écrit les lettres) pour lui.
Avec quelle espèce de plume écrit-il? Il écrit avec une plume d' o i e. Est-ce avec des plumes d'oie que vous écrivez, ou avec des plumes de fer? Moi, je préfère la plume d'oie ou la plume d'or.
Permettez-5moi donc de vous faire une question ? De quelle partie du corps6 de l'oie tire7 (= prend8)-t-on les plumes à écrire? De Y aile de l'animal ; c'est l' a i 1 e de l'oie qui fournit
1 Une bibliothèque est proprement un meuble servant à mettre les livres. La pièce (= chambre) où il y a une bibliothèque s'appelle aussi, par extension, une bibliothèque. La table, la chaise, le lit sont des meubles. 2Devant un pronom relatif (qui) on emploie, en français, le pronom démonstratif (celui): celui qui et non l'expression l'un. z Dicter, c'est prononcer les mots lentement pour qu'une autre personne les écrive. 4 Cf. p. 20, n. 7. 5 De permettre. Cf. p. 15, n. 3. 6 Le corps est en général ce qui constitue un être visible, ce que nous voyons d'un homme, d'un animal, etc. On dit le corps d'un homme est mortel, mais V âme est immortelle. L'âme n'est pas matérielle, mais le corps est matériel ; c'est la partie formée de matière et par conséquent visible. 7 Tirer = extraire. Le dentiste extrait les mauvaises dents de la bouche parce qu'elles détruisent les bonnes dents, c-à-d. les rendent mauvaises aus^i. b Cf. p. 12, n. 2.
cette espèce de plume.
Vous n'ignorez1 pas (= vous savez) qu'un oiseau a deux ailes2: l'oie a deux ailes et deux pattes3 (= pieds). Par (= sur la) terre l'oiseau marche sur ses pattes. Et que fait-il avec ses ailes?
Les ailes lui servent à se soutenir4 (= se supporter) et à s e mouvoir5 dans 1' a i r , c'est-à-dire à voler. L'oiseau marche par terre ; dans l'air, il vole avec ses ailes.
Voici une gravure qui représente plusieurs (= différents) oiseaux: savez-vous les noms de ces oiseaux ? Je ne les sais pas, mais je voudrais6 bien les savoir. Eh bien, je vais7 vous dicter une des-
1 Ignorer est le contraire de savoir, et signifie être ignorant, ne pas connaître. 2 Un homme a deux bras et l'oiseau a deux ailes. 3 Le mot pattes est l'expression spéciale pour les pieds des oiseaux non carnassiers et d'un grand nombre d'animaux. 4 Cf. p. 10, n. 6. 5 Mouvoir (motivant, mu) ; le présent est : je meus, tu meus, il meut, nous mouvons, vous mouvez, il meuvent. 6Je voudrais est le condit. de vouloir (Cf. p. 19, n. 1) employé dans le sens du prés, de désirer. Cf. P. L., p. 31, n. 1-3. Le condit. prés, est : je voudrais, tu voudrais, il voudrait, nous voudrions, vous voudriez, ils voudraient. Le futur aussi est irrégulier : je voudrai, tu voudras, il voudra, nous voudrons, vous voudrez, ils voudront. 7 Cf. p. 17, n. 7.
Deux oiseaux volaut.
Différents oiseaux.
cription des oiseaux qu'elle représente. Voilà un encrier :
écrivez.1 Une lettre? Non, une dictée. Mais, monsieur, il n'y a pas d'encre dans l'encrier. Alors2 écrivez avec votre crayon,3 vous en avez un sans4 doute (= certainement) ? J'en ai deux ! Si vous voulez dicter maintenant, j'écrirai au (= avec le) crayon aussi rapidement que possible.
L'oiseau aux (= avec les) ailes étendues5 pardessus6 les autres est un aigle. Celui qui est à gauche, sur une branche d'arbre, est un corbeau. Au-dessous est un héron? Le héron se tient de préférence au bord de l'eau. Le héron a de longs pieds et un long cou. Mais où donc est le cou? Il joint8 la tête au tronc. Regardez comme le cou de ce héron est recourbé.9
Est-ce que vous voyez ce petit oiseau, le plus petit ? Il est de l'autre côté (c'est-à-dire à droite
1 Écrivez est l'impératif Récrire. 2 Alors (= en ce cas-là) est une exclamation ici. 3 n y a plusieurs espèces de crayon ; le crayon ordinaire sert à écrire sans encre sur le papier ou à dessiner. Les meilleurs crayons sont fabriqués par MM. (= Messieurs) Faber. Il y a aussi le crayon d'ardoise pour écrire sur l'ardoise, etc. Sur le tableau noir de la salle de classe on écrit avec de la c r ai e. 4 Sans est le contraire de la prép. avec. 5Les ailes étendues, c-à-d. ouvertes dans toute leur largeur. 6 Dessus est le contraire de dessous. Cf. P. L., p. 36. 7 h est aspiré dans héron. 8 De joindre (joignant, joint). Le présent est : je joins, tu joins, il joint, nous joignons, vous joignez, ils joignent. 9 Becourbê = qui a la forme d'une courbe ou une forme presque circulaire.
et en face), par terre, près du héron. C'est un moineau; il nous vient d'Europe et d'Asie. Le moineau anglais a été importé1 aux Etats-Unis, et maintenant il y est acclimaté.2
Du même3 côté, sur une hauteur (= éminence), il y a un paon. Le paon a des plumes de couleurs variées ; il a aussi
Un paon. .
un long cou, mais son cou est moins4 (= n'est pas aussi) long que celui du héron.
L'oiseau aussi à droite, mais plus bas,5 est un coq. Le coq est un oiseau domestique; c'est le mâle6 de la poule.
Vous avez des poules sans doute à la ferme ? Nous en avons une douzaine.7 Quand j'étais à la campagne, j'allais souvent chercher unepouil des œufs.8 Vous savez ce que la Bibledit: cherchez et vous trouverez. Qui a dit cela? Jésus l'a dit à ses apôtres.9 Vous trouverez ces mots dans le Nouveau Testament, chapitre XI, verset 9, Évangile de Saint Luc.
Évidemment, vous savez les bonnes (= excellentes) leçons de la Bible. Maintenant dites-
1 II a été importé est le parfait (passé indéfini) passif n'importer. Le passif d'un verbe en français comme en anglais est formé des temps de l'auxiliaire être, auquel on ajoute le participe passé du verbe: je suis aime, j'ai été aime, etc. Cf. Gr., ^ 00. 2 Acclimaté, c-à-d. accoutumé au climat d'un pays et capable d'y vivre. 3 Même — pas différent. 4 Moins est le contraire de plus. 5 Bas est le contraire de haut. 6 Mâle = du sexe masculin. 7 Douze objets de même nature. 8 Prononcez œuf&u singulier et œu au pluriel. 9 Saint Mathieu était un apôtre de Jésus-Christ.
Un nid.
moi,1 avez-vous trouvé (= découvert2) des œufs à
la campagne ? J'en ai trouvé beaucoup, beaucoup ;
et, une fois, j'ai aussi trouvé
un nid sur un arbre. Etait-ce
un nid d'oiseau ? Oui ; et il y
avait cinq œufs dedans.3 Mais,
comme un bon garçon, tu n'y
as pas touché ? Certainement
non; je les ai laissés comme je
les avais trouvés.
Votre conversation sur le nid me rappelle l'épigraphe du Premier Livre:
Petit à petit4 L'oiseau fait son nid Et l'enfant s'instruit.
La conversation sur les oiseaux me rappelle5 aussi que l'aigle est appelé le roi des oiseaux. Pourquoi donc? Parce qu'il est le plus fort6 des oiseaux; il est supérieur à tous les autres oiseaux. Vous avez
Un aigle.
appris
7 dans le Premier
1 Dites est l'impératif de dire. A T impératif affirmatif, les pronoms régimes se mettent après le verbe et me se ch a n g e e n moi. 2 De découvrir (découvrant, découvert). Cf. p. 12, n. 6. 3 Dedans = dans ce nid. 4 Petit à petit = peu à peu. 5 l se redouble dans ce verbe quand il est suivi d'un e muet, comme dans appeler, p. 12, n. 1. 6 Fort est le contraire de faible. 7 Cf. p. 20, n. 11.
Livre à la page 71, qu'un roi est le souverain de certains pays.1 Les Etats-Unis et la France ont des présidents, mais l'Italie et l'Espagne sont gouvernées par des rois. L'Angleterre a eu des rois, elle a maintenant une reine. La reine d'Angleterre ou du Royaume-Uni est aussi V impératrice des Indes. L'Allemagne et la Russie, en Europe, et le Brésil dans l'Amérique du Sud, sont gouvernés2 par des empereurs.
L'aigle est donc le roi des oiseaux comme le lion est le roi des animaux. Mais le paon est plus beau que l'aigle ! Et qu'est-ce qu'il a de plus pour le distinguer tant? H a une grande queue* ornée des couleurs les plus variées. Oui, c'est bien vrai ; les plumes de sa queue sont éclatantes4 et très-brillantes. Et cette queue a la forme d'une roue. Quand le paon la déploie5 (= l'étend) nous disons qu'il " fait la roue."
Le paon est l'emblème de la vanité, il est si vain! Un autre jour nous en reparlerons; aujourd'hui il faut nous arrêter ici, on a
1 L'Italie est un pays italien, V Angleterre est un pays anglais. 2Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire être, s* accorde avec le sujet, comme nous avons vu à la p. 17, n. 3. Le sujet ici est formé de deux noms féminins et d'un nom masculin: dans ce cas, le participe prend le genre masculin, e. g., L<a Hollande, la Russie, et le Brésil sont gouvernés, etc. (Cf. Gr., ^ 00.) 3 La queue est la partie qui termine par derrière le corps de la plupart des animaux, c'est un appendice terminal. 4 Eclatant est synonyme de brillant. 5 Déploie est la 3ième pers. s. ind. prés. de déployer. Cf. employer, p. 10, n. 11.
Une sonnette.
sonné,1 l'heure est passée. Pas
à ma montre, monsieur. Mais
n'avez-vous
pas entendu2
la cloche3 de l'église ? Elle sonne tous les vendredis à 3 heures. Non, je ne l'ai pas entendue, j'étais si intéressé que je n'ai rien entendu. Écoutez4" alors et vous entendrez, elle sonne encore :
bim, bam, boum !
J'ai lu quelque part une énigme qu'il faut citer. Devinez (z= supposez) de quoi elle parle :
"Je n'ai ni5 langue ni cœur;
Pourtant6 je parle et pleure7 ; Le cloctier d,une é»Use- Et qu'on naisse8 ou qu'on meure9 On m'entend à toute heure."
1 A la porte de chaque maison il y a presque toujours une sonnette (= petite cloche). Quand nous allons chez quelqu'un (= une personne) nous sonnons, c-à-d. nous tirons le cordon de la sonnette. {Tirer est le contraire de pousser et le synonyme de traîner). On frappe à la porte et on sonne à l'entrée de la maison. 2 D'entendre (entendant, .entendu). 3 Une église a généralement un clocher, dans lequel est suspendue une cloche. Quand, le dimanche matin, on est dans une ville, en Amérique, nous entendons les cloches sonner de tous côtés. 4 Ecouter c'est faire attention pour entendre. 5 Cf. p. 34, n. 1. 6 Pourtant = néanmoins, après tout. 7 Pleurer — crier. 8 De naître (naissant, ne) = venir au monde. 9 De mourir (mourant, mort) — perdre l'existence matérielle. Le prés, est : je meurs, tu meurs, il meurt, nous mourons, vous mourez, il meurent,
COUKS DE FRANÇAIS.