‹ Second French book after the natural or Pestalozzian method. For schools and home instructionChapitre 5 sur 12 · AVOIR, ETRE ET PARLER AU CONDITIONNEL1 PRÉSENT · texte numérisé non relu

AVOIR, ETRE ET PARLER AU CONDITIONNEL1 PRÉSENT

j aurais tu aurais il aurait

nous aurions vous auriez Us auraient

je sei-ais tu s£7ais il s#7-ait

nous serions vous seriez Us suaient

je parlerais

tu parlerais il parlerait

nous parlerions vous pailleriez ils parleraient

Un paysan donnant une lanterne à sa fille.

1he conditionnel se forme en mettant les terminaisons de l'imparfait du verbe avoir (ais, ais, ait, ions, iez, aient) après r de l' infinitif des verbes. (Voyez pour les exceptions Gr., Tf 00.) Ainsi le conditionnel de finir est je finirais, tu finirais, etc.; d'entendre est j'entendrais, etc. Notez que la lettre r est la caractéristique du futur et du conditionnel.

Tenez1! Connaissez-Vous Mlle3 Lucette aux yeux4 bleus, la fille du fermier Valentin ? Je le crois5 bien ! Quelle enfant intelligente, laborieuse,6 docile et complaisante ! Elle est toujours de bonne7 humeur. Elle a une bonne disposition de l'âme. On peut voir des8 petites filles aussi bonnes, mais de meilleures,9 je ne le crois pas.

Aussitôt10 que le soleil paraît11 à l'horizon, Mlle Lucette est debout. En moins de vingt minutes elle a terminé sa toilette et se présente fraîche12 et souriante13 (= avec un air de bonne humeur) aux regards (= yeux) de sa famille. Après avoir embrassé bien tendrement ses parents, son

1 L'impératif 2e pers. pi de tenir (cf. p. 10, n. 2.) est employé ici comme exclamation. 2 De connaître (connaissant, connu). Le prés, est : je connais, tu connais, il connaît, nous connaissons, vous connaissez, ils connaissent. 3 Mlle est l'abréviation de mademoiselle. 4 Yeux, pi. d'œil, cf. P. L., p. 36. Aux yeux bleus = qui a des yeux bleus. 5 De croire (croyant, cru), c-a-d. être persuadé qu'une chose est vraie et réelle. Le prés, est : je crois, tu crois, il croit, nous croyons, tous croyez, ils croient. 6 Laborieux — actif \ Les adjectifs en eux font leur féminin en se, e. g. ; heureux, heureuse. (Cf. Gr. % 40). 7 Les adjectifs qui se terminent en on (aussi en el, eil, ul, en) ordinairement doublent au féminin la dernière consonne et prennent un e muet: bon, bonne ; cruel, cruelle. (Cf. Gr.,^ 38.) Quoiqu'un adjectif (petites) précède le substantif dans ce cas, par exception, on conserve l'art, partitif. (Cf. Gr., ^ 00.) 9 Meilleur est le comparatif de bon. Les trois degrés de comparaison sont bon, meilleur, le meilleur. Cf. Gr., Tf 51. 10 Aussitôt que = dès que, c-à-d. immédiatement après que. » De paraître (paraissant, paru), c-à-d. être en vue, se montrer. (Cf. connaître, plus haut, note 2.) 12 Fraîche est le fém. de frais. 13 Souriante vient de sourire (souriant, souri) ; souriant (= ayant l'air gai) est le contraire de sérieux.

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frère et sa sœur, elle va saluer1 toutes les personnes employées à la ferme.

Le fermier Valentin est-il riche? JVi2 riche, m pauvre. Il habite une vieille3 (= ancienne) maison ; ses parents et ses ancêtres4 l'ont habitée5 ; il y demeure6 (=il l'habite) à son tour,7 et il y est bien heureux (= content de son sort8).

Est-ce que vous avez vu notre maison neuve9? Non, je n'ai pas été en ville cet été. Vous savez que je suis campagnard ;10 mon travail me retient à la campagne, et en tout cas11 je ne serais pas venu12 en ville cet été, parce que je préfère la campagne pendant la saison chaude.

Mais vous n'avez pas de ferme vous-même? Vous cultivez la ferme de votre grand-père, n'estce pas? Oui, je n'ai pas de ferme à moi maintenant, mais j'aurai un jour celle13 (= la ferme) de mon

1 Saluer = faire ses compliments (à); la salutation est l'action de saluer. 2 Ni — ni est la forme de la conjonction négative non quand il faut répéter cette négation. Cf. Gr., Tf 00. 3 Vieille est le fém. irrég. de vieux ; ancienne est le fém. de ancien (cf. p. 33, n. 6). 4 Les personnes (= hommes) de notre famille qui nous ont précédés (= qui ont vécu avant nous) sont nos ancêtres. 5 L'auxiliaire est ont [avoir] et le régime direct (lf ou la pour maison) précède le verbe ; dans ce cas 1 e p a r t i cipe s'accorde avec le régime direct. Voyez p. 17, n. 3. 6 Demeurer dans . . . = habiter, rester d'une manière permanente. La demeure est le domicile. 7 A son tour = en succession régulière. 8 (Le) sort est synonyme de (la) fortune. 9 Neuve est le fém. de neuf (Cf. p. 10, n. 10.) Neuf est le contraire de vieux, cf. n. 3. 10 Campagnard, dérivé de campagne, signifie qui habite la campagne. n En tout cas = eu aucune circonstance. 12 Je ne serais pas venu est le conditionnel passe de venir. Venir est un de ces verbes neutres (intransitifs) qui se conjuguent avec l'auxiliaire être. (Cf. Gr., ^T 156.) 13 Celle est le pronom démonstratif fém. sing. (le masc. est celui). Voyez Gr., ^ 97,

grand-père; elle sera à moi1 (= ma possession), il me la promis.2 Il est vieux (= bien âgé) et c'est moi qui fais presque tout l' ouvrage.8 Mon aide4 (= assistance) lui5 est indispensable; sans moi il ne pourrait6 rien faire, et il me donnerait la ferme sans doute si je la voulais.7 v

L'homme qui est là (dans la gravure à la page 32) avec sa fille est un petit fermier, un paysan.8 La scène où nous les voyons, lui et sa fille, est une véritable scène champêtre (= de campagne, ou des champs9). Ils sont devant leur c h a u m i è r e.10

Qu'est-ce que le paysan donne à sa fille \ Il lui

Le toit d'une chaumière.

1 On emploie le verbe être avec la préposition à pour indiquer la possession. Ce livre est à moi, c-à-d., c'est mon livre. 2 Promis est le part, passé de promettre. Cf. p. 15, n. 3. 3 Ouvrage (m.) est synonyme de travail. i Aide ici est fém. : une aide = un secours. 5 Lui est la forme du pron. per. 3ième pers. sing. employée comme régime indirect devant le verbe. Cf. Gr., ^ 78. 6 Pourrait est la 3'ème pers. sing. conditionnel de pouvoir. Voici le conditionnel entier : je pourra is, tu pourra is, il pourrait, nous pourrions, vous pourriez, ils pourraient. Le futur de ce verbe a aussi les deux rr : je pourrai, tu pourras, etc. 7 Voulais est l'imparfait de vouloir. (Cf. p. 19, n. 1.), je voulais, tu voulais, etc. Cf. p. 26, n. 6. 8 Un paysan est un homme qui habite la campagne, un village, et qui y travaille de ses mains. Ce mot est dérivé de pays (m.) [= contrée (/.), campagne (/.)]. 9 Les champs est le nom général donné aux terres cultivées à 1 a c a m p a g n e. Cf. p. 10, n. 8. l0 Une chaumière est une petite et vieille maison couverte de chaume (= paille). Les chapeaux d'été sont généralement de paille. La p a i 1 1 e est employée pour la litière des bestiaux dans un étable. (Cf. p. 00, n. C0.)

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x remet1 (= donne dans la main) une lanterne. L'enfant prend2 (= saisit) la lanterne de la main de son père et la tient dans ses deux mains.

Ce mot prend n'est pas

bien clair. Voyons donc !3

Je vous fais un présent ;

vous l'acceptez, vous le

prenez.2 Pourquoi la petite

fille prend-elle la lanterne ?

Elle veut aller dans

l' é t a b 1 e4 pour voir si sa

brebis y est. Son père

voudrait5 y aller6 et il lui

offre7 d'y aller, mais Lucette

préfère y aller elle-même.

Elle est active, elle aime

à travailler,

à s'occuper, et à se rendre8 utile (=

avantageux); elle n'aimerait pas à

rester oisive9 (= inactive).

Lucette a-t-elle un cheval? Oui,

Un étable pour le

Un cheval.

1 De remettre. Cf. p. 15, n. 3. 2 Conjuguez comme comprendre : je prends, tu prends, il prend, nous prenons, vous prenez, ils prennent. 3 Donc est explétif ici. 4 Une étable est un bâtiment (— une construction) où on loge les bestiaux (c-à-d. les bœufs, les vaches (= femelles des bœufs, etc.). 5 Cf. p. 26, n. 6. G Notez qu'on emploie l'infinitif après les verbes vouloir ou pouvoir = il voudrait aller. 7 Offre, 8ième pers. s. ind. prés, du verbe irrég. offrir {offrant, offert) est conjugué comme ouvrir, cl p. 12, note 6. Le présent est : j'offre, tu offres, il offre, nous offrons, vouz offrez, ils offrent. 8 Rendre est conjugué comme entendre. Cf. P. L., p. 58. 9 Oisif (= passif) c'est le contraire d'actif. (Cf. p. 10, n. 10.) Une personne oisive ne fait rien actuellement.

elle en a un, et elle fait très-souvent des promenades à1 cheval. Elle aime beaucoup son cheval. Moi aussi, mon jeune2 anii,3 j'aime les chevaux.4 Le cheval est un noble animal, de forme élégante ; ses mouvements sont rapides, gracieux5 et souples (= flexibles). Il possède au plus haut degré les qualités de l'obéissance,6 de la soumission7 et du courage.

Le chien Hector traîne8 l'équipage cTElise et de son frère.

Moi j'ai un chien qui me tient lieu de (= remplace9 le) cheval. Et comment cela ? Il

1 On dit faire une promenade à cheval, à pied, etc. 2 Jeune est le contraire de vieux. 3 Un ami est une personne pour laquelle on a de l'amitié, une certaine affection ; les camarades des enfants sont souvent leurs amis. 4 Le pluriel de cheval est chevaux. Cf. p. 20, n. 10. 5 Les mots terminés par s ou x ne changent pas au pluriel. Voyez Gr., % 21. 6 Du verbe obéir qui veut dire = faire ce qui est commandé. Un enfant sage obéit à ses parents et à son maître. 7 Dérivé du verbe soumettre (soumis). 8 Du verbe traîner. La locomotive traîne le train. Cf. p. 31, n. 1. 9 Du verbe remplacer (remplaçant, remplacé).

traîne pour moi ma petite charrette comme les bœufs et les chevaux à la ferme traînent quelquefois le chariot.

(Voyez la gravure à la page 9). Regardez donc comme les deux chevaux traînent la charrue dans les champs, une charrue. De la même manière (= fa-

çon) mon chien Hector traîne mon équipage et

nous faisons bien souvent une promenade au parc. Est-ce qu'il vous faut un

fouet? Jamais, monsieur. Je

tiens une baguette1 à la main,

mais je l'emploie (= je m'en sers)

bien rarement. Hector aime les

enfants et il nous traîne b i en

volontiers (= avec beaucoup de plaisir). Nous oublions2 la petite fille qui va aller à

l'étable; pourquoi donc prend-elle une lumière?

Le soleil ne 1 u i t-3il pas ? Non, c'est la nuit. Mais

1 La baguette est un petit bâton mince et flexible; le musicien qui dirige les autres musiciens dans un orchestre a un bâton à la main. 2 Du verbe oublier ; c'est généralement le contraire de se rappeler (= tenir en mémoire), mais ici il est employé comme synonyme de négliger. Beaucoup d'enfants étudient bien leur leçon c h e z e u x (à la maison), ils la savent, mais arrivés à l'école, devant le maître, ils ne peuvent pas la réciter, ils ne se la rappellent point, ils ne la savent plus; ils l'ont oubliée. Cf. P. L., p. 79, ni. 3 Du verbe irrég. luire {luisant, . lui), synonyme de briller, éclairer. Le présent est, je luis, tu luis, il luit, nous luisons, etc. L'imparfait, je luisais, etc. ; futur, je luirai, conditionnel, je luirais, etc.

Un fouet.

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la lune1 brille ! Oui, niais elle n'éclaire point l'intérieur de l'étable. Quand la nuit vient, il y fait sombre (= obscur) et il faut une lanterne pour pouvoir y voir.

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