‹ Second mémoire relatif aux anciens colons de Saint-DomingueChapitre 14 sur 18 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

RECAPITUIiATION.

Des moyens successifs ^ que Von pourrait employer pour coloniser la Guyane française , dans le plus court délai.

La première opération ne pourrait sans doute être, sous tous les rapports, que l'exploration de toutes les terres incultes, qui se trouvent dans les

(i) M. Maiouet crédit : Que la Guyane devieriàra, dans son temps, la plus riche et la plus importante colonie de Puni- Vers. Voyea TouTrage cité, vol. ï, p. 7$.

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quartiers, assignés par S. M. pour être concédés aitx Colons,

Cette opération ne pourrait s'exécuter que par des ingénieurs-géographes; et ceux-ci ne pourraient l'entreprendre convenablement, (y\i les difficultés variées qui s'y présentent 5) qu'en caravane.

Cette caravane pourrait être composée , ainsi qu'il 41 ét^ drÈ^plus haut, de six ingénieurs , habitans à Cayètine ; accompagnés d'une compagnie de chasseurs armés, de sapeurs-ouvriers, pris de la garnison delà même ville^ etc., etc. (Voyez P. Il, chap, I, p. 57.^ MM. leâ ingénieurs lèveraient provisoirement les plans en gros et en croquis, de toutes les ten-és incultes de ces quartiers.

Ils apporteraient ces plans à Cayenne; et là un conseil d'ingénieurs, présidé par le gouverneur de la province, et dirigé par les agricoles les plus instruits, les plus expérimentés et les plus judicieux de la colonie actnelip, délibérerait sur les bois, qu'il serait essentiel de laisser subsister pour l'usage des habitations • et sur ceux qui seraient superflus ou nuisibles, et dont la destruction ( avec les précautions indiquées) pourrait contribuer à lassainissement de l'atmosphère.

Ces bois étant définitivement déterminés , on ferait tiiie seconde expédition destinée à mettre le feu tout autour et dans toute la circonférence de ces bois condamnas, à la fois y par les moyens indiennes cidessus, (et cela après avoir fait faire les tranchées de séparation prélimiûaireà.}

Cette opération terminée, on retournerait à Cayenne 5 pour y attendre l'extinction totale de tous ces incendies.

Au bout de ce temps , les montagnes et les plaines étant dégarnies de tous les bois inutiles, d'immenses terrains couverts jusques là d'épaisses forets, seraient misa découvert; un air purifié circulerait librement partout', et les ingénieurs pourraient alors sans aucun danger pour leur santé, s'occuper à lever des plans exacts , précis et détaillés de tous les terrains incultes et sans propriétaires, qui se trouveraient dans les quartiers destinés pour les concessions.

Ils y joindraient en même -temps des notices sur l'état physique de ces terres-* afin que le Gouvernement puisse dans son cabinet juger des mesures à prendre à cet égard, et diriger toutes. les opérations avec une parfaite connaissance de cause.

Ils dessineraient également sur ces plans, les directions qu'ils croiraient nécessaires à donner aux grands fossés ou canaux , destinés à rassembler et à éconduire dans les rivières , ou directement dans la mer , toutes les eaux des terres marécageuses; canaux, dans lesquels chaque propriétaire pourrait achever de dériver ensuite, par de petits canaux latéraux, les eaux , dont il aimerait à être débarrassé. Ils y traceraient en même temps la direction des principales routes, ainsi que l'emplacement des ponts qu'ils croiraient nécessaires d'établir proyisoiremeiit ^ pour la communication des différentes habitations, et la facilite du comm,erce.

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