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Ces pkns, mis au net, seraient envoyés au Gouvernement <ilans la métropole, pour qu'il pût y faire une répartilion des terres vacantes , proportionnée au terrain, «que chaque ancien Colon de Saint-Domingue avait possédé dans cette île : terrain, que S. M. par sa munificence royale, daignera peut-être même encore augmenter, en considération non-seulement de la nonjouissance du produit de leurs anciennes propriétés ; mais aussi de leurs incroyables souffrances, éprouvées pendant le laps d'une génération entière.
Aussitôt que ces différentes directions des canaux, des routes et des ponts seraient approuvées par le Gouvernement , les ingénieurs et les inspecteurs des ponts et chaussées de Gayenne, les feraient exécuter, par les hommes , que le Gouvernement jugerait à propos d'j employer.
Us Y mettraient à profit, pour la confection des canaux, les procédés, que les Hollandais nos voisins y ont employés, et dont on trouve quelques détails dans les Mémoires de M. Malouet,
On pourrait commencer par les fossés ; afin de laisser aux eaux le temps nécessaire de s'écouler, en attendant la confection des autres travaux.
Pendant tout le temps qui s'écoulerait par l'envoi de ces plans à Paris, leur examen et leur approbation piir le Gouvernement; leur renvoi à Gayenne; la répartition des terres dans les bureaux; le creusement des canaux, et l'établissement des ponts et routes; l'action simultanée de l'air, des vents et du soleil, achèverait de pomper tout le . restant de l'humidité ,
C 101 ) qui pourrait se trouver encore dans Ta profondeur ch la terre 3 tout lé méphitisme en aura disparu , l'ahv «era devenu parfaitement pur et salubre, et on n'aura plus à risquer aucune maladie, occasionëe par cette humidité tant redoutée.
On inviterait en même temps les pépiniéristes de l'île de Cayenne et tous les Colons qui y sont déjà établis, à ensemencer et à élever en très- grande quantité, des pknts de tous les végétaux, qu'on se prdposerait d'y cultiver* entre autres de l'a canne à sucre, du café, du girofle, d;u poivre, de la muscade, dn thé, etc., etc. , afin de pouvoir en fournir en quanliré suffisante aux. nouveaux Golons, aussitôt après h\W arrivée.-
Lorsque les ingénieurs auront Mt j^art au Gouvernement, []ue toutes ces opérations nécessaires aurout été terminées- et aussitôt que la distribution dès terrains aura été faite dans les bureaux à Paris, on fera dans les journaux un appel ^à tous lès ouvriers du continent , garçons jardiniers, cultivateurs, charpentiers et artisans de tous les états, qui- voudront s'y établir ; afin qu'ils se fassent enregistrer.
Aussitôt que leur nombre sera censé suffisant pour le commencement, le Gouvernement les fera embarquer en même temps que MM. les Colons. Ceux-ci seraient pourvus de charrues et die tous- les inst ru mens aratoires indispensables ; de même que du mobiliei^ convenable pour Jeurs ménages; et de l'approvisionnement nécessaire, au moins pour une année.
Dans la traversée ces noaveaux habitans auraknt
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le tenips et l'occasion de pouvoir connaître, examiner et choisir ceux d'entre ces cultivateurs, qui leur conviendraient le mieux, sous le rapport du caractère et des talens; afin de les attacher à leur habitation, et de convenir en même temps avec eux, des conditions , sous lesquelles ils voudraient les prendre à leur service.
Alors les Colons ou leur ayant-cause, en prenant possession de leurs terrains respectifs, (que les ingëîiieurs leur désigneraient d'après leurs titres ) , trouveraient déjà toutes les difficultés physiques levées, et se verraient aussitôt environnés d'un nombre suffisant d'ouvriers, propres à leur procurer en très-peu de temps les récoltes les plus abondantes, non-seulement pour leur subsistance personnelle, mais aussi les plus lucratives , pour leur commerce à venir.
Le défrichement serait fait avec 'la plus grande facilité , par le moyen de ces bras , et par la charrue. Ces Colons pourraient donc jouir alors d'un terrain déjà préparé et desséché , et de communications aisées dans un air salubre; et regagneraient en peu de temps leurs fortunes perdues , avec infiniment moins d'inconvéniens, de gêne, et de dangers, qu'ils ne l'auraient pu faire à Saint-Domingue: et le commerce de la France aurait «enfin la brillante perspective , de voir bientôt refluer sur lui, les riches productions, dont celte terre fertile récompenserait leurs travaux et leur industrie.