‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 21 sur 86 · LI · texte numérisé non relu

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ainn. Il avait peu de goût pour la grande société , et n’y était pas très - propre. A toutes les époques de sa vie , il considéràit une retraite absolue à la campagne comme le but et la fin de tous ses travaux. Il éprouvait d’ailleurs' de grandes satisfactions dans son petit cercle domestique et darts la société d’amis choisis. Son séjour à Péebles fut , Sons ce rapport y trfes-heuretix pour lui, car il lui fit cômiahre deux habitans distingués du voisinage i le colonel John Murray de Rrmgaltie, vieux officier trèsrespectable , retiré du service , et le docteur Adam Ferguson. Il devint leur ami httmie , et ' passa une grande partie de son temps avec eux. Le docteur , demeurant alors à Hallyafds , dans la vallée de la Tweed, est Fauteor bien connu de Y Essai sur la sôciété éMle, et âtYHis- Mire de la réfHtbli<fUe rofhaitie. Il était étiparavant professeur de philosophie morale à Edim- })ourg, où y pendant pluneurs années y ilaVàit fait partie de cette réunion littéraire si distinguée

dont Hume , Smith , Black et Robertson étaient les principaux ornemens. A l’âge vénérable de. quatre-vingt-onze ans , il vit encore , et est le.; dernier survivant de cette illustre société (i).

La soeicté d’un homme si recommandable fut

un grand honneur pour Park , qui sut l’apprécier autant qu’il le devait. Les papiers transmis, par sa famille , parlent d’autres témoignages de respect qu’après son retour en Ecosse il reçut , en 1 799 , de plusieurs personnes distinguées parmi ses compatriotes. Ils annoncent en par>, ticulier qu’il fut très-sensible aux attentions qu’eut pour lui , dans ce temps , M. Dugald Stewart.

Au milieu de ces occupations , les pensées de Park étaient toujours tournées vers l’Afrique. Peu de temps après la signature des préliminaires de paixavecla France , en octobre 1 8o i ,

(i)^En mai i8i6, les jourhauk oat anaoncé la mort de ce très-estimable écrivain. *

il reçut de sir Joseph Banks, une lettre qui l’informait « qu’en conséquence de la paix, ,, l’Association reprendrait certainement son projet d’envoyer un voyageur en Afrique , pour pénétrer jusqu’au Niger et y naviguer. » Il ajoutait : <» Que dans le cas où le gouvernement accueillerait ce projet , Park serait certainement recommandé comme l’homme le plus capable

de le mettre à exécution. » Mais l’affaire resta

long -temps indécise, et aucune proposition positive ne suivit cette communication, jusqu’à l’automne de i8o3. Alors, il reçut une lettre des bureaux du secrétaire d’état colonial , qui lui mandait de se rendre à Londres sans délai. A son arrivée , il eut une entrevue avec lord Hobart , aujourd’hui comte de Buckinghamshire, et secrétaire d’état du département des colonies, qui lui annonça la nature d’une expédition destinée pour l’Afrique, et à laquelle on

avait proposé que Park prit la principale part.

Il refusa de donner une réponse immédiate „

et demanda quelque temps pour délibérer et consulter ses amis. Environ dix jours plus tard , il revint chez lui dans ce dessein.

A son retour en Ecosse , il consulta un petit nombre d'amis; mais dans ses propres idées, ce point était déjà décidé. Dès le temps de son entrevue avec lord Hobart , il avait pris sa résolution, Pendant plusieurs années son imagir nation s'était livrée aux conjectures des découvertes qu’il était destiné à faire dans l’intérieur de l’Afrique ; et maintenant l'objet de son ambition était à sa portée. 11 se hâta d'annoncer à lord Hobart qu’il acceptait la proposition , employa quelques jours à arranger ses affaires et à prendre congé de ses amis, et quitta l’Ecosse, en décembre i8o5, avec la conviction qu’il s’embarquerait , sous très-peu de temps , pour la côte d’Afrique ; mais avant son départ définitif, il devait encore éprouver un grand nombre de retards. '

Les principaux points de l’expédition pro-

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