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jetée avaient été pleineoient examinés, et en grande partie arrêtés dans le département colonial , avant que l’on se fût adressé à Park ; en conséquence , il s’était flatté que l'affaire était très- avancée. Mais lors de son arrivée à Londres, il fut très-affligé d’apprendre que l’expédition avait été retardée«Cefut seulement deux mois après , que son départ fut enfin fixé à la fin de février i8o4* Mais , par malheur , à cette époque, on craignit des changemens politiques importans, qui eurent lieu, en effet, quelque temps après, parla démisnon de M. A.ddinglon ; et l’administration éprouva quel(^ue embarras dans sa marche. Tout était prêt à Portsmouth pour l’embarquement, et une partie des troupes destinées à ce service étaient déjà à bord , lorsque l’expédition fut soudain contremandée. La question si elle se rendrait ou non en Afrique fut remise à la décision delordCamden , qui , peu de temps après , succéda à lord Hobart dans le département colonial.
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En conséquence de ce changement , Park fut informé dans le bureau colonial que l’expédition pourrait bien ne point partir avant le mois de septembre. Une personne en place lui fît entendre qu’il emploierait le temps Jusque-là d’une manière avantageuse, s’il se perfectionnait dans la pratique des observations astronomiques, et s’il acquérait quelque connaissance de la langue arabe. Il sut aussi que les dépenses raisonnables qu’il pourrait faire dans cette étude „ lui seraient remboursées par le gouvernement. En conséquence , il engagea un natif de Mogadôr, appelé Sidi Omhack-Boubi , qui demeurait alors à Londres , et avait servi d’interprète à Elphi Bey, ambassadeur des Mamelucks du Caire , à l’accompagner en Ecosse , pour lui donner des leçons d’arabe. Ils quittèrent aussitôt Londres ensemble, et, au commencement de mars , arrivèrent à Péebles , où Park continua de résider avec son maître africain, jusque vers le milieu de mai. Alors, il quitta définitr-
vement sa maison de Péebles ; et emmena sa famille à la ferme de Fowlshiels , où il attendit , pjMsiblement les ordres du secrétaire d’état. Pendant tout ce temps , il mit un grand soin à se rendre familier l’usage des instrumens astronomiques , et à étudier la langue arabe , qu’il parvint à savoir assez bien.
En cette même année- i8o4 y M. Park commença à se lier avec M. Walter Scott (i), pendant sa dernière résidence à Fowlshiels , immédiatement avant sa dernière mission en Afrique. M. Scott passait alors l’été avec sa famille à Ashesteil y maison de campagne du voisinage : il chercha naturellement à connaître M. Park y et bientôt ils furent liés d’une amitié sincère. La ressemblance des goûts y contribua beaucoup. M. Park était grand amateur de
(i) ün des poètes qui , avec lord Bj'ron , M. Souihey, etc., soutiennent le mieux aujourd’hui la gloire du Pâmasse anglais.