‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 23 sur 86 · LVIII · texte numérisé non relu

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poésie, et quoiqu’il ne se fût pas distingué dans cet art , il avait fait des vers, étant encore fort jeune. 11 avait pris plaisir à apprendrei|gt retenir la plupart des traditions fabuleuses et des ballades qui distinguent, d’une façon si remarquable, cette partie classique de l'Ecosse, et plus spécialement les bords de l’Yarrow. Le journal de sa dernière mission en Afrique, offre, en peu de mots , une preuve touchante de ses senlimens à cet égard. Après avoir dit qu’il avait été forcé de laisser à Nummasoulo un soldat malade , appelé William Allen , et qu’il avait, selon son usage, payé le DoUl^ pour avoir soin de lui , il ajoute : « J’eus beaucoup de regret de me séparer de cet homme ; il était naturellement d’un cibractère gai , et souvent il charmait les veilles de la nuit par les chansons de notre pays natal. »

M. Scott et M. Park, pendant leur liaison ., étaient fréquemment ensemble ; et , comme on s’y attend bien , la conversation, roulait souvent

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sur l’Afrique. Dans une ou deux occasions ,

M. Park communiqua à son ami plusieurs aventures remarquables et fort intéressantes qui lui étaient arrivées pendant son voyage, mais qu’il n’avait pas rapportées dans son ouvrage. Son ami lui demanda le motif de celte omission, qui lui semblait inexplicable. La réponse de M. Park fut frappante et caractéristique. Il dit :

« Que dans tous les cas où ilavaità communiquer quelque information qu’il croyait importante au public , il avait hardiment raconté les faits, lais* sant ses lecteurs maîtres d’accorder à ses assertions la confiance qu’elles leur paraîtraient mériter; mais qu’il n’avait pas voulu rendre ses voyages plus merveilleux , en y rapportant des circonstances qui, bien que vraies , n'étàîerit que peu ou point importantes , puisqu’elles ' n’avaient rapport qu’à lui-même et aux diverses époques oùils’étaitsouslraitàses persécuteurs. » Tout lecteur regrettera que M. Scott n’ait pu .se ressouvenir de ces anecdotes. Mais , ainsi

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