‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 54 sur 86 · CXXI · texte numérisé non relu

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ses ânes que pendant quelques minutes. En conséquence , chargez-vous d’informer tous nos amis que nous nous portons bien et que nous avançons heureusement. Je ne vois aucune raison de penser que notre séjour dans l’intérieur soit plus long que je ne vous l’avais marqué.

« Nous portons nos provisions avec nous , et nous vivons fort bien ; dans le fait , nous n’avons eu qu’un voyage fort agréable , et cependant nous pensions que ce serait la partie la plus pénible de l’expédition.

« Je me livre à l’espoir que ma femme , mes enfans et tous mes amis se portent bien. J’ai de fortes espérances de terminer ce voyage avec honneur sous' peu dé mois ; avec quelle joie alors je tournerai le visage vers ma demeure ! Le slatee est impatient de recevoir cette

lettre, et je n’ai que le temps de me dire , etc. »

Malgré ces lettres, il est évident, d’après le Journal de Park , que sa situation était alors fort

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critique. Les ouragans avaient commencé à de** venir fréquens; et, peu de jours après, il fut démontré que la saison des pluies arrivait réellement, avant que l’on eût encore fait la moitié du voyage au Niger. Presque en un instant une violente pluie produisit , le lo juin, un funeste effet sur la santé des soldats. Douze d’entr’eux furent, en même temps , dangereusement malades ; et , de ce moment , commença la grande mortalité qui finit par être fatale à l’expédition.- A Shrondo , dans le royaume de Dentila , où la caravane arriva peu de temps après , il y a des mines d’or considérables. Le journal contient une description détaillée et^intéressante , tant de la manière ^e recueillir le métal , que de la contrée où on le trouve.

Après avoir quitté Shrondo , Park rapporte que, le la de juin , par suite d’un ouragan très subit, les voyageurs furent obligés de transporter leurs paquets dans les huttes des naturels. Pour la première fois>alors la caravane était en-

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trée dans une ville depuis qu’elle avait quitté la Gambie. En considérant le climat et la saison, cette circonstance seule offre une' preuve suffisante des souffrances que les européens durent éprouver pendant un tel voyage.

A Dindikou , au-delà de Shrondo, Park fut très-frappé de la beauté et de la magnificence de cette partie montagneuse du pays, du degré de sa culture et de la condition comparativement heureuse des habilans. Parvenu un peu plus loin, il quitta le chemin qu’il avait suivi jusqu’alors , et par lequel il était autrefois revenu de Ramalia à la Gambie, et dirigea sa course vers le nord-est , probablement dans le dessein d’éviter le désert de Jallonka. Mais les difficultés du voyage étaient alors devenues extrêmes , en partie d’après la nature du pays , et principalement par les progrès des maladies que causaient les pluies continuelles.

Le 4 juillet , il manqua de perdre son guide Isaac. Cet homme, traversant une rivière j fut

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