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de la population de Sansanding, doit être con» sidéré comme la partie la plus originale et la plus précieuse de son Journal. Les informations qu’il a recueillies concernant les prix des objets, sont nouvelles dans leur espèce, et > sous plusieurs points de vue, trè% - curieuses et très - importantes* Mais il y a d’autres faits qui frapperont le lecteur éclairé, comme plus particulièrement intéressants et instructifs* Ce sont : l’existence de marchés réguliers , la division des travaux, qu’indique l’établisse-» ment de branches de commerce distinctes , la variété des articles exposés en vente , et la grande éitendue des opérations commerciales.
Ces faits annoncentque l’industrie est protégée, et la propriété respectée jusqu’à un certain degré. Ils confirment pleinement les premières assertions de Park sur la civilisation comparative et les progrès de l’industrie dans l’intérieur de l’Afrique.
Un des principaux soins de Park à ^ansan-
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ding, fut de se procurer un bâtiment propre à lui faire continuer sa navigation sur le Niger j
mais ce ne fut qu’avec de grandes difficultés
qu’il put devenir possesseur de deux canots misérables et délabrés. Par le travail de ses propres m^ns, et avec l’assistance d’un des soldats qui avaient survécu à leurs camarades , il en construisit une baTrque à fond plat , à laquelle il donna le titre magnifique du schooner de sa majesté , le Joliha.
Avant celtç époque , Park avait reçu la nouvelle de la mort de M. Scott , qu’il s’était vu obligé de laisser à Koumikoumi , pendant sa marche vers le Niger. Maintenant, *et tandis qu'il était occupé à construire sou vaisseau , il eut à regretter la perle de son ami , M. Anderson , qui mourut le 28 octobre , après une maladie de langueur prolongée pendant quatre mois.
Il parle , dans son Journal, de ce coup funeste très-brièvement, mais avec une éloquence na-i turelle qui part évidemment du cœur. « Aucun
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« évènement, dit-il, n’avait jamais, pendant « sa route, élevé dans son âme le moindre w nuage, jusqu’au moment où il mit M.Ander- H son dans la tombe ; mais alors il éprouva au- M tant de douleur que s’il eût été une seconde « fois abandonné et sans amis dans les déserts « de l’Afriquet »
L’imagination aurait peine à se représenter une situation plus périlleuse que l’était alors celle de Park , ni une entreprise plus réellement désespérée que celle qu’il allait former. De tous les Européens qui l’avaient accompagné depuis la Gambie , il n’existait plus que le lieutenant Martyn et trois soldats, dont l’un était dans un état d’aliénation mentale. 11 allait s'embarquer sur un fleuve vaste et inconnu qui pouvait se terminer dans quelque grand lac ou mer intérieure, à un imfaense éloignement de la côte. Mais il espérait et croyait que ce fleuve le conduirait aux bords de la mer Atlantique, aptes un voyage de j»lus de mille lieues ,,