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parmi des nalions sauvages, et probablement aussi après avoir souvent rencontré des cou-rants rapides, des lacs et des cataractes. Ce voyage, un des plus formidables qui jamais, eussent élé entrepris , devait se faire dans un vaisseau avarié, mal équipé, monté de quelr-. ques nègres et de quatre Européens l
Le i6 de novembre, l'armement du schooner étant complété, et tous les préparatifs du voyage étant faits, Park mit la dernière main à son Journal. Dans les jours qui précédèrent Tem-, barquement, qui parait avoir eu lieu le 19, il .écrivit des lettres à son beau-père , M, Ander-. son , à sir Joseph Banks, à lord Camden et A mistress Park. Celles qui furent adressées à cea trois dernières personnes étant les plus intéressantes , sont insérées ici en entier, et ne pourront être lues sans un vif intéji^. Toutes offrent des preuves énergiques de ce courage intrépide , sans efforts et exempt d'ostentation, qui distingua Park dans toutes les circonstances. La
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lettre à lord Camde& respire un généreux dé-
voûment bien propre à faire ressorlir avec force le caractère et les sentimens de celuiequi la écrite. .
A sir Joseph Banks.
Saiisanding , le i6 novembre i8o£.
w Mon cher ami ,
« Je manquerais de reconnaissance , si je ne profitais pas de toutes les occasions de vous informer comment j'ai réussi dans mon entreprise. J’ai envoyé à lord Camden le* récit des évènemens de chaque jour, et l’ai prié de vous le communiquer. •
« Quant à mes vues futures , mon intention ést de me tenir au milieu du fleuve, et de faire le meilleur usage possible des vents et des coorans , jusqu’à ce que j’atteigne la fin de son cours mystérieux. J’ai loué un guide pour venir avec moi à Kashna : il est natif de Kasson , et