‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 58 sur 86 · CXXXVI · texte numérisé non relu

CXXXVI

un des plus grands voyageurs dans cette partia de r Afrique , ayant visité Miniana y Kong , Baedoi%, Gotto, et le château du cap Corse au midi; ainsi que Tombouctou, Hgussa, Nyffe , Rashna et Bornou , vers l’Orient. 11 dit que le Niger , après avoir dépassé Kashna , coule directement è droite ou au midi ; il n’^ jamais entendu parler de personne qui ait vu, où il termine son cours, et il est certain que ce n’est point dans le voisinage de Kashna ou de Bornou , ayant demeuré pendant quelque temps dans ces deux royaumes.

« Il ajoôte que notre voyage à KasJina durera deux mois , et que nous nemous approcherons des Maures qu’à Tombouctou. Lps bords sep-, tentriona.ux du fleuve sont , dans tous les autres endroits , habités par une race d'hommes dont la couleur ressemble à celle des Maures. On les, appelle Surka,^ Mahinga et Tuarick , selon les différons royaumes où iU se trouvent. Jç, n’ai encore eu que deyx conversations ^vçq

( exxxvii )

mon guide, et elles ont eu principalameot pour sujet l’arrangement des affaires pécuniaires ; mais je ne doute point qu’il ne soit pour moi un compagnon de voyage très-utile, « J’ai acheté quelques noix de shea fraîches , que je compte porter aux Indes -Occidentales, car pro'bablement il nous faudra y aller avant de retourner dans notre patrie. J’espère que dans trois mois d’ici nous arriverons à la mer j et si nous sommes assez heureux pour trouver un vaisseau, nous ne perdrons pas de temps

sur la côte. Â tout évènement , il est probable

que vous aurez de mes nouvelles, car j’ai dessein d’écrire de Kashna, par le moyen de mon guide, et je tâche d'engager , à prix d’argent, quelques 'marchands à porter d’ici une lettre dans le Nord* £n faisant des vœux pour votre santé et votre prospérité, je. suis, etc. »

P. S, Ayez la bonté de me rappeler avec affection au souvenir de mon ami, le major RennelU

( CXXXTIII )

Au comte Camden , un des principaux secrd^ (aires d'état de sa majesté , etc. , etc. , etc.

A. bord du schooner de sa majesté , le Joliba , à l’ancre prés SansandÎDg le 17 noTembre i8o5-

« Milord ,

« Je vous ai envoj^é le récit des opérations

de chaque jour, depuis notre départ de Kayee. Un grand nombre d'incidens rapportés dans cet écrit, sont de fort peu d’importance; mais ils sont destinés à me rappeler, s'il plaît à Dieu de me faire revoir mon cher pays natal , d’autres . particularités qui feront connaître les moeurs et les usages des naturels de l’Afrique. Elles auraient donné à cette relation , déjà étendue , un volume trop considérable.

« Votre seigneurie voudra bien se ressouvenir que j’ai toujours parlé de la saison pluvieuse avec horreur, comme étant très -fatale aux Européens. Notre voyage de la Gambie au,

Page 1