ÉTUDE ANALYTIQUE DE LA DIURÈSE PROVOQUÉE PAR L'OCTANOL
Cette diurèse, nous l’avons observée d’une façon inconstante (dans 9 cas sur 30), et, plus loin, nous verrons en classant nos observations, dans quelles maladies elle fut nette et celles dans lesquelles loctanol s’est avéré inactif.
Mais dans tous les cas où cette diurèse est apparue, elle a présenté des caractères communs que nous voulons grouper ici.
Etude quantitative de la diurèse
1° LA DATE D’APPARITION de celle-ci est variable.
— Dans la plupart de nos observations nous avons vu le volume des urines augmenter dès les premières injections (Obs. I : seconde cure ; Obs. 2 : seconde et troisième cures ; Obs. 8 : première cure ; Obs. 15 : seconde cure ; Obs. 16 et 18).
— Plus rarement ce phénomène se manifeste vers le milieu (Obs. I : première cure ; Obs. 29), ou vers la fin du traitement (Obs. 2 : première cure).
— Quelquefois enfin l’augmentation de la diurèse se produit après la fin de la série d’octanol. Ce fut le cas dans les observations 5 et 6. Dans l’observation
16, la diurèse qui s’était accrue au début et pendant le traitement, et qui avait fléchi ensuite, a subi une brusque augmentation quelques jours après la dernière piqûre,
Ces distinctions n’ont d’ailleurs rien d’absolu. Les malades des observations 1 et 2, par exemple, qui, au cours de la première cure octylique, avaient réagi un peu tardivement, ont eu, au cours des séries suivantes, une polyurie très précoce.