HYPERTENSION ARTÉRIELLE ACCOMPAGNÉE DE SIGNES DE NÉPHRITE CHRONIQUE
Nous classerons nos observations en plusieurs catégories :
1° Les observations 9 et 10 concernent de jeunes sujets (31 et 36 ans), très hypertendus (27-14 et 22- 14), azotémiques (0,76 puis 1 gr. 52, Obs. 9 — 1 gr. 28 puis 1 gr. 78, Obs. 10), chez qui l’évolution rapide et presque maligne de l'affection n’a été nullement influencée par l’alcool octylique. Les éliminations rénales, pas plus que l'hypertension, n’ont été améliorées.
L'observation 8 dans son ensemble est analogue. Une première cure d’octanol avait bien augmenté légèrement la diurèse et fait passer l’élimination de la P. $S. P. de 20 à 50 % ; en même temps que la T. A. fléchissait légèrement et se stabilisait. Mais l’élévation progressive de l’urée sanguine et de la constante d'Ambard semblait en contradiction avec ces signes d’amélioration. Et de fait, malgré une nouvelle cure, la P. S. P. est retombée quelque temps après à 10 %. Quant aux périodes d’oligurie aqueuse et
salîne qui ont accompagné cette seconde cure, signalons qu’elles ont chaque fois coïncidé avec une angine et une rhinopharyngite fébriles.
2° Les grands azotémiques (obs. 11 et 12: urée sanguine supérieure à 1 gr. 50) ont été également réfractaires à l’octanol. Aucun changement dans la diurèse, ni dans l’élévation progressive de l’urémie.
3° Par contre, il nous a semblé constater, chez de petits azotémiques une amélioration de leur état.
— L'observation 14 concerne un brightique dont la progression régulièrement croissante de l’azotémie (de 0,72 à 1 gr. 44) s’est arrêtée au cours de la première cure d’octanol, l’urée sanguine s’étant stabilisée ensuite (depuis un an) autour de 0 gr. 80. Après les première, deuxième, troisième et sixième séries, on notait une petite diminution de l’azotémie et simultanément un accroissement léger il est vrai, mais net et constant, de l’élimination de la P. S. P. {ésalement après la cinquième). L'action d’une quatrième cure fut moins marquée.
—— Chez le malade de l'observation 15 également, très faible régression d’une azotémie jusque-là croissante : action nulle sur la P. S. P., mais pendant la deuxième cure, augmentation légère de la diurèse.
Le fonctionnement rénal ne fut nullement amélioré dans l’observation 13, malgré une baisse temporaire de la tension artérielle.
4° Nous avons observé trois hypertendus, dont l’azotémie était normale, mais dont l'élimination de la P. S. P. était insuffisante.
=Cheztl'un (ObS”"16); l’octanol déclencha une diurèse très nette, hydrique et chlorurique, et fit passer la P. S. P. de 15 à 30 %.
— Chez deux autres (le premier, Obs. 17, hypertendu avec gros troubles vasomoteurs ; le second, Obs. 20, hypertendu avec troubles cérébraux), l'effet diurétique fut nul bien que dans l’observation 20 la T. A. eut été abaissée.
HYPERTENSION ARTÉRIELLE ISOLÉE.
Notre étude s’est limitée à quatre cas (éliminations rénales normales).
— Dans l’observation 29, le volume des urines doubla pendant et après la cure octylique.
— Dans l’observation 18, l’octanol fit fléchir temporairement et légèrement une hypertension variable et éleva faiblement la diurèse aqueuse, sans accroître la chlorurie.
Dans les observations 19 et 30 (hypertension oscillante) l’action fut nulle sur la diurèse et la tension artérielle.