‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 2)Chapitre 12 sur 59 · AMADOU · texte numérisé non relu

AMADOU

On fait Tamadou avec Taganc amadouvier {hoit" tus igniarius) ; c*est un champignon qui croît sur le tronc . des vieux chênes y des ornres 9 des charaies , des. bouleaux, etc. Il est recouvert supérieurement d'une écorce calleuse et blanchâtre sous laquelle on trouve u^e substance fongueuse assez molle , douce au toucher, et comme veloutée; toute la partie Intérieure est ligneuse. L*agaric est commun dans les gf apde» forêts , où on laisse aux arbres le temps de vieillir! Ou le cueille au mois d'août ou de septembre.

La préparation de Tagaric consiste à emporter d'abord avec un .couteau l'éçorce extérieure de ce champignon; on enlève ensuite la substance fongueuse d'un jaune-brun qui est au-dessous. Cette dernière partie est la seule qui soit utile; on a soin de la séparer exactement de la partie ligneuse qui est au-dessous, et quelquefois sur les côtés. On coupe celte substance fongueuse en tranches minces , que Ton bat avec un marteau pour les amollir; on continue de battre jusqu'à ce que cette substance puisse se mettre aisément en pièces en la tirant avec les doigts. Dans cet état l'agaric est bon à être employé polir arrêter les hémorragies, et pour d'autres usages médicinaux.

Pour en faire de Tamadou , on lui donne un dernier «apprêt qui consisté à le faire bouillir dans une forte solution de nitre; on le fait sécher ensuite, on le bat de nouveau , et on le remet une seconde fois dans la lessive. Quelquefois même, pour le tendre

DBS ARTS ET MériEftS. 8S

plus inflammable 9 on le roule dans de la poudre à canon écrasée ; ce qui &ît la différence de Tamadou noir avec Tamadou rougeàtre. Mais on le rend encore meilleur en substituant à la solution de nitre celle de chlorate de potasse.

ABBRE DE DIAME.

C'est un amalgame d'argent qu'on obtient en pré-^ cipitant , par du mercure , Targent de sa dissolution nitrique. Cet amalgame se dépose en petites aiguilles prismatiques Irës-éclatantes 9 qui se groupent de ma> nière à représenter un arbrisseau. On a publié un grand nombre de recettes. La première connue 9 celle de Lémery , consistait à dissoudre une once d'argent fin dans quantité suffisante d'acide nitrique bien pur^ à étendre ensuite cette dissolution de 20 parties d*eau distillée, et à laisser le tout en repos ^ après y avoir ajouté a onces de mercure. Au bout de plu^ sieurs jours de contact , on voit naître cette espèce de végétation métallique , qui continue à se développer pendant un certain temps. Par ce procédé , on est plus long-temps à obtenir le résultat , mais les cristaux sont plus volumineux et plus réguliers.

Klaproth prescrit de dissoudre i gros d'argent dans une quantité suffisante d'acide nitrique , d'ajouter 3 onces d'eau , et de plonger ensuite dans la dissolution un amalgame d'une once de mercure et d'un gros d'argent en feuilles. L'arborisation se produit presque immédiatement , mais les tata^OLXxx %v^\^\. xsixk

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peu plus grêles que par la méthode précédente* M. Vitalis a indiqué une jolie manière d'obtenir Tarbre de Diane et de pouvoir le conserver longtemps. Il mélange deux dissolutions saturées ». Tune de mercure, Tautre d'argent; il étend de trois à quatre parties d*eau , et plonge dans cette dissolution ainsi préparée un petit nouet de Hnge très-fin , contenant 5 à 6 gros de mercure : bientôt le liquide pénètre jusqu'au métal ^ et Ton voit immédiatement la cristallisation commencer ; les aiguilles se groupent autour du nouet, et deviennent adhérentes, au moyen du mercure , qui leur sert d'appui. Ces aiguilles prennent u» développement assez [ rapide , .et sont bientôt de plus d*un pouce. Quaod on voit que la cristallisation ne fait plus d« progrès, on retire de la liqueur le nouet chargé de cette cristallisation , et , à Taide du fil de soie qui a servi à serrer et à suspendre le nouet, on le plonge dans un petit bocal , et on fixe l'extrémité du fil au bouchon. Enfin , d'autres personnes donnent à ces cristallisations des dispositions différentes , et qui peuvent plaire davantage : ainsi , quelquefois on groupe au fond d'un vase en cristal , des fragmens de roches poreuses et inattaquables par les acides; telles sont certaines laves , etc« Dans tes plus fortes cavités on place de petites boules d'amalgame; ensuite on verse sur le tout une dissolution d'argent préparée comme cidessus ; et Ton voit , après un certain temps , sortir de chacune de ces cavités des végétations qui décorent ce petit , rocher d'une manière tout- à -fait agréable.

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iIBBBE DE SATUBNE.

Lorsque lo plomb est précipité de ses dissolutions par uo autre métal , et particulièremeot par le zinc , il se dépose souvent en belles ramifications cristallines f auxquelles on a donné le nom d'avéré de Saturne. Le procédé le plus généralement suivi consiste à verser dans le vase où l'on veut obtenir cette cristallisation , une dissolution d^acétate de plomb faite dans les proportions de 5o grammes de sel par litre d'eau. D'une autre part, on suspend au bouchon , ou au couvercle du vase , un morceau de zinc à une distance telle que, plongé dans le liquide , il ne soit recouvert que de quelques ^centimètres. Souvent on adapte au morceau de zinc des fils de laiton tournés en' spirale 9 ou figurés de manière à représenter tel dessin qu'on désire. Le zinc se recouvre d'abord d'une petite mousse cristalline 9 et viennent ensuite se déposer de larges feuillets taillés en fer de laBce, qui vont toujours en se propageant jusque vers le fond du vase. Lorsqu'on a ajouté des fils de laiton f les cristaux suivent la direction de ces fils ^ et en recouvrent tous les contours.

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