BIJOUTERIE
Poiissagô de /a ôijouterie d'acier.
MM. Toussaint père et fils, à Raucourt (Ardennes) ont pris, en l'an YII , un brevet d'invention pour cet objet. Il paraît que ce sont les premiers de nos fabrir cans qui aient fait cette utile application, qui a donné une supériorité marquée à nos produits.
On place une certaine quantité de menus ouvrages dans un cylindre creux , tournant sur son axe par une roue hydraulique, un manège, ou mieux une machine à vapeur, avec de Témeri, du grès, de la brique pilée, du verre , des oxides de fer , etc., broyés à l'eau très-finement et réduits en pâte molle. Chaque pièce se polit sur toutes les faces par le mouvement de rotation de ce cylindre; mais, pour que le poli soit beau , le mouvement doit être lent et prolongé sans interruption pendant quatre-vingt-seize heures. Cette première opération faite, on lave avec soin toutes les pièces, et on les fait tourner à sec, pendant vingt-quatre heures, dans un autre tambour , avec du rouge d'Angleterre , de la potée d*étain ou de Toxide noir de fer. On obtient ainsi à peu de frais un poli très-brillant. Le même mécanisme fait tourner unegrande quantité de tambours semblables^ afin que l'ouvrage ne chôme jamais.
DES AEIS ET HliTlEES. 99
Vravure fadlô sur ies éigouon d'acier.
Lorsqu'on veut^raver sur les bijoux d'acier, par le moyen du balancier ou de la presse, des sujets plus ou moins précieux , il importe que cet acier soit aussi doux qu'il est possible, afin que l'empreinte soit parfaite. M. Perkins a imaginé un procédé extrêmement ingénieux : il décarbonise l'acier , ce qui l'adoucit considérablement; il imprime ensuite la gravure > carbonise de nouveau Pacier et le trempe.
Pour la décarbonisatiou , il enferme l'acier dans une botte de fer fondu, dont toutes les parois ont 8 à '9 lignes d'épaisseur, et dont le couvercle ferme aussi bien qu'il est possible, jet qu'on lute exactement. L'acier repose sur un lit de limaille de fer pur , de 6 lignes d'épaisseur au moins, et il est entouré de tous côtés par cette même limaille. On met celte boîte au feu de forge, où on lui donne une chaude au rougeblanoj qu'on entretient au même degré pendant quatre heures; on laisse ensuite refroidir cette boite très-lentement dans le feu, jusqu'à ce qu'il soit éteint. Il est important d'empêcher qu'il ne pénètre de Tair dans le fourneau. Pour cela, on le couvre d'une couche de fraisil de charbon de 6 à 7 pouces d'épaisseur, ce qui étouffe le feu.
Pour recarbonîser l'acier, M. Perkins emploie du charbon fait avec le cuir brûlé. Il cémente dans une boite semblable à celle décrite ci-dessus. Il donne une chaude au rouge «lair, pendant trois heures jusqu'à cinq , et trempe ensuite les objets. Il emploie le «aeiUeur acier fondck
4dO , LES SECRETS MODERNES