CADRANS
Imitation des cadrans d'émail.
' Lorsqu*on veut faire de gratids cadrans très-plats 9 on prend une glace bien blanche que Ton coupe en rond 9 on y fait les trous nécessaires^ on entoure la glace d'un cercle de cuivre molette et doré plus épais que la glace de 5 millimètres; on ajoute dans les Itrous de petites viroles semblables, mais qui ne débordent la glace que de 4 millimètres. Tout étant ainsi préparé , on peint les heures, etc.^ à l'envers , avec du noir d'Allemagne broyé au vernis ; on laisse bien sécher. Pendant ce temps on prépare le blanc, qui n'est aulre chose que de la chaux éteinte à l'air, et bien lavée, dont on fait une espèce de bouillie à laquelle on donne une légère consistance avec un peu de colle de poisson , étendue de beaucoup d'eau très-propre et très-limpide. Il faut bien se donner de garde d'étendre la chaux au pinceau, ou ne parviendrait jamais à effacer les traits, quelque doux que pût être le pinceau. Voici comment on s'y prend : on bouche avec de la cire fondue la jointure de la glace avec le cercle de cuivre, puis l'on verse dessus la bouillie de chaux, après avoir bien nettoyé la glace, et Ton promène de côté et d'autre cette bouillie jusqu'à ce que toute la surface en soit couverte à une
DBS ÀRT8 £T MiÊTIEaS. l4l
bauleur de a millimètres. On laisse parfaitement sécher à l'abri de la poussière. On couvre le tout d'une plaque de laiton bien planée de deux millimètres d'épaisseur. Cette plaque reçoit les bouts des viroles qu'on a placées à chaque trou. On goupille cette pla* que tout autour avec le cercle qui la déborde d'un millimètre. Lorsque ces cadrans sont faits avec soin , ils imitent parfaitement ceux d'émaiL
Etnaii noir pour ie$ cadrans de pendules et autres
objets.
On grave au burin les heures , les minutes et toutes les divisions que l'on vent y marquer ^ ainsi que le noai du fabricant» et toutes sortes d'ornemens. On introduit dans ces gravures un émail noir que Ton fixe par les moyens qui seront indiqués après avoir donné la composition de l'émail noir.
On prend une partie d'argent ftn , cinq parties de cuivre, sept parties de plomb » vingt-quatre parties de souGre , et cinq parties de sel ammoniac. On con^ mence par former une pâte avec la fleur de soufre et de l'eau : on la met dans un creuset , on fait ensuite fondre les métaux ensemble ; on les verse en oet état sur la pâte dans le creuset , que l'on recouvre de suite afin que le soufre ne s'enflamme pas, et on fait calciner ce mélange sur un feu ùq fusion » jusqu'à ce que tout le soufre superflu à la composition se soit évaporé. Il faut ensuite pulvériser grossièrement cet alliage, et en former , aveo une dissolution de sei tmmoniaOf une pâte que, par le frottement y on fait entrer dans la gravure. On nettoie bien \e^ \\^^^%.) ^x
]4a LES SECRETS MODERNES
on les porte dans un fourneau , où elles sont suffi-* samment chauffées pour faire fondre la pâte qui remplit la gravure , et la faire adhérer au métal ; on humecte enfin les pièces avec la solution de sel ammoniac, et on les place dans le fourneau sous une moufle 9 pour les chauffer au rouge. On peut après cela frotter et polir la surface gravée , sans crainte de Taltérer ni de faire rien tomber. Ce procédé nous est venu de Tlnde, et on remploie beaucoup en Russie pour la bijouterie et la vaisselle plate.
CAOUT-CHOUC.
Nouveau moyen de former des tubes en résine élastique ( caout^chouc).
Le 10 décembre 1825, M. Leison a décrit dans une séance de la société scientifique de Notthingam^ une nouvelle manière déformer économiquement, et sans altérer aucunement la qualité et la matière» des tubes de gomme élastique.
"Voici ce procédé :
On amollit la gomme élastique par Teau bouillante, et on lui donne le plus grand développement possible pour ramincir.
Dans cet état , on la coupe en bandes d'un ou deux pouces de longueur, et on la roule en jipirale autour d'une tige de fer d*un diamètre donné. Ensuite on la recouvre d'un cordon plat fortement tendu , qui est arrêté dans deux trous pratiqués aux extrémité^ de la , %e de fer.
DBS AETS ET MiTJBBS. 1^5
On tient le tout plongé dans Peau bouillante pendant quelques heures, et si, après avoir découvert la gomme, on trouve que tous les bords ne sont pas suffisamment joinis ensemble, on l'enveloppe avec un nouveau cordon , el on la fait bouillir de nouveau , jusqu'à ce que l'adhésion soit complète.
Si la surface eitérieure a de la rudesse, on la serre avec une bande métallique , et on remet le tout dans le bain bouillant.
Plusieurs tubes fabriqués de cette manière ont été montrés à la société; on n*a pu, en les éprouvant de plusieurs manières, y trouver en élasticité et en force, aucune différence avec la gomme des bouteilles mêmes arrivant de Tlnde , ce qui n'a laissé aucun doute sur la perfection du procédé.
Cartes à surface émaiiiée.
M. J.-C. , de Londres , a pris, en août 1827, une patente pour cette charmante invention.
Voici le procédé :
Une livre de rognure de parchemin, un quarteron de colle de poisson , un quarteron de gomme arabique, vingt-quatre pintes de Paris, ou environ , d'eau très-pure , sont réduits de moitié par ébullition , puis passés à travers un linge , pour en extraire toutes les impuretés.
Ce liquide est ensuite divisé en trois parties égales^ Au n* 1 on ajoute dix livres de blanc de plomb trèspur , et bien pulvérisé dans l'eau ; au n* a on n'en ajoute que huit livres, et seulement 6 au n* 3.
On applique d'abord la mixtion n*" 4 9 ^vec uix^
1^4 us SBG&ETS MODEBNES
brosse de peintre y sur les feuilles de papier , qu*eo étend ensuite et qu*on laisse séclier pendant vingtquatre heures; ensuite on donne une couche aux xiiênies feuilles, avec la mixture n* a, et après ie même intervalle de temps on applique le n* 5.
C'est sur le papier ainsi préparé qu'on fait rimpre»sion des Ogures» dont la planche n'est pas en bois , mais en fer fondu et très-poli.
On sait que, pour polir la surface extérieure des cartes, les feuilles sont posées sur des plaques d^acier très^fin , et qu'on les presse avec des rouleaux.
GENDRES D'ORFEVRERIE.
( Traitement pour en extraire les métaux pré"
deux. )
On sait que le sol des ateliers de tous ceux qui tra vaillent les matières d'or et d'argent est garni, principalement autour des établis , de claies formées par des tringles en bois qui s'entre -croisent à angles droits, et espacées de manière à laisser entre elles des jours d'environ a pouces carrés; par cette disposition , tout ce qui tombe sur le sol passe au travers de ces trous , et ne peut s'attacher aux chaussures de ceux qui marchent dans l'atelier. De temps à autre on lève ces claies, on les secoue , on balaie soigneusement le carreau , et l'on retire immédiatemeni tous les morceaux d'or et d'argent qui peuvent être aper* çus. Ces balayures sont serrées dans un tonneau des* tiné à cet usage , el; quand on en a réuni une asses
MS À1T8 ET HéTIEAS. l45
grande qaantité, on les brûle ^ pour les réduire à un moindre volume.
Ce sont ces cendres que Ton livre aux iaveurs.
Il est essentiel que les cendres aient été ce qu'on appelle bien érûiéts, c'est-à-dire fortement calcinées, si Ton veut éviter de perdre les portions les plus légères de matière, qui ne manqueraient pas d*êlre entraînées par les lavages, et c'est là ce qui oblige les laveurs à souoEiettre les cendres à une nouvelle calcination, lorsqu'ils jugent, d'après leur couleur brune ou noirâtre, qu'elles n'ont pas été suffi'samment chauffées. On était autrefois dans l'usage de faire cette opération dans un fourneau à trois étages , o'est-â-dire qui avait trois grilles superposées les unes aux autres, à des distances convenables. Sur chacune d'elles on introduisait, au moyen d'une porte correspondante, duxharbon, et l'on plaçait une certaine quantité ou de cendres ou de balayures qui n'avaient point encore été briilées, sur la couche supérieure ; puis on procédait à la calcination, en met tant le feu à cet le premièrecouche. A mesure quela combustion s'accomplissait etque lecombnstible disparaissait, les cendres se tamisaient au travers de la grille, et tombaient dans le deuxième foyer , où elles recevaient un nouveau degré de chaleur ; de là elles passaient également dans le troisième, où leur calcination s'achevait. Après avoir ainsi subi une température aussi élevée , toutes les particules métalliques ont nécessairement éprouvé une sorte de fusion qui les a -converties en petites gouttelettes plus lourdes et de moindre surface , en Udle sorte qu'elles ne peuvent plus surnager dans l'eau ^ et être entraînées par l'agitation.
\Sfi LU ftSGBETS MODBfiSBf
Mais» par ce procédé, on tombe dans un autre Inconvénient ; car^ de cette manière, toute la cendre du combustible s'ajoute à celles qu'il s'agit de traiter, et les appauvrit d'autant. Maintenant on fait cette cal-cination dans des espèces de fourneaux à réverbères, à voûte \ surbaissée, ou dans des fourneaux à plusieurs étages ; mais avec cette différence essentielle , que le combustible y est placé seulement à la partie inférieure, et que les balayures ou cendres sont mises sur des plaques de fonte, qui forment ces étages supéileurs^ et qui sont disposées de façon que la flamme vient successivement lécher la surface de chacune d'elles. Ainsi , on construit un fourneau carré en briques » on établit dans la partie inférieure le cendrier, puis le foyer, et ensuite on place à des distances convenables àe» plaques carrées en fonte, qui ne doivent être engagées dans la maçonnerie que de trois côtés seulement; on laisse le quatrième distant de la paroi du fourneau de i5 à i8 b'gnes environ, afin que la flamme puisse pénétrer ; et comme l'ouverture de la plaque suivante se trouve au côté opposé du fourneau , il s'ensuit que la flamme , pour y arriver , est obligée de parcourir toute la surCace de la première plaque. Les mêmes dispositions étant observées pour les autres plaques , on conçoit que la flamme les parcourt alternativement, sans que le combustible puisse se mélanger avec les cendres qui les recouvrent.
^ Les plaques les plus élevées du fourneau, chauffapt moins que les autres, on est contraint de ramener successivement les cendres de l'étage supérieur zm étages inférieurs, ^
IbÏÏB kVtB fiV IHTlEftS. 147
Les bijoutiers remetteot également aux laveurs les morceaux de creusets et autres débris provenant de 4eur8 travaux , afin qu'ils soient soumis aux mêmes Iraitemens que les 'cendres ; ces matériaux exigent d'être préalablement mis dans un grand» état de division. On les pile donc dans un mortier t on tamise , et Ton met de côté ia portion qu*on ne peut pulvériser; celle, au contraire , qui a passé au travers du tamis , est mise par parties dans une sébile de bois e t lavée à la main , en Tagitant doucement au milieu d'un baquet plein d'eau. On ajoute ce qui reste au fond de la sébile à la portion qu'on n'a pu réduire en poudre.
Les cendres sont traitées à peu près de la même manière; on les laisse d'abord tremper pendant quelque teo^ps dans une certaine quantité d'eau, puis on délaie de nouveau et Ton jette sur une passoire. Ce qui reste est ce qu'on noAime le gros; on traite cette portion comme les débris des creusets. On re«preQd ce qui s'est tamisé au travers de la passoire ^ et on le lave à la sêéilc ou pùUeau ; le deuxième ré<* sidu qu*on obtient par ce moyen est nommé menu gros. Quand on a ainsi réuni toutes les particules métalliques les plus grossières, en les fait fondre en* semble avec un bon flux. Cette première extraction diminue d^autant les chances de perte.
Les lavages de cendres et de débris de creusets se font ordinairement au milieu d'un tonneau ou d'un covier percé de trous de distance en distance , à différentes parties de leur hauteur ; tous ces trous sont bouchés pendant le lavage au moyen de chevilles. On laisse déposer pendant un temps sufiisantie puis ou
l4^ LES SECRETS MODERNES
décante , en eulevant d'abord la cheville supérieure^ et Ton descend ainsi tant que le liquide est elair. La décantation étant achevée , on réitère cette lixiviation jusqu'à ce que les cendres ne contiennent plus rien de soluble ; et quand elles sont ce que les laveurs appellent ifien dégraissées, c'e^t-à-dire privées de tout Talcali et des sels solubles qu^elles contenaient , alors elles sont susceptibles d'être traitées par le mercure* Ce traitement par le mercure n*est qu'une imitation en petit de l'amalgamation dans les travaux d^exploitation des mines. On profite ici , comme dans ce cas, delà grande affinité du mercure pour les métaux précieux , et de la propriété qu*il a de leur faire partager sa fluidité, pour les extraire des matériaux qui les contiennent. Ainsi, sur loo kilogrammes de cendres préparées comme nous venons de le dire , on met 4û kilogrammes de mercure bien net^ et Ton agite le tout ensemble dans un petit appareil qu*on nomme mouUn des laveurs; o'est un baquet en bois cerclé en fer, ayant son fond un peu creusé en cul de poule. On place d'abord le mercure sur le fond , et Ton en met ordinairement une assez grande quantité pour couvrir toute la surface ; on ajoute ensuite les cendres et une proportion convenable d'eau y puis Ton agite pendant douze heures environ , à l'aide d'un arbre vertical en fer, portant à sa partie supérieure une manivelle 9 et à son extrémité opposée 9 celle qui plonge dans le baquet , deux barres horizontales disposées en croix, qut plongent dans le mercure et en renouvellent sans cesse les surfaces par l'agitation, pour lespieUre en contact avec toutes les parties métalliques contenues dans les cendres^
SES IRTS ET HBTIEBS. ' l49
On a cru remarquer qu'il y avait plus d'avantage , o'est-à-dire que les cendres étaient mieux épuisées, en faisant à deux reprises celte trituration par le mercure. Ainsi , au lieu de tourner douze heures de suite avant d'enlever l'amalgame, on triture sept heures d'abord, puis cinq heures.
On se sert aussi quelquefois, pour cette opération, d'un simple tonneau disposé horizontalement et muni d'un axe ou arbre mobile en fer, également armé à l'une de ses extrémités d'une manivelle , et garni dans toute sa longueur de barres de fer, qui s'entre* croisent dans différées sens, et simulent assez bien les pattes d'une araignée. On prétend même que cet appareil rend plus que le précédent. Quoi qu'il en soit, lorsqu'on juge que la trituration a été suffisamment prolongée , on laisse reposer quelques instans , afin de donner le temps à tout le mercure de se réunir; on décante, on lave l'amalgame avec uno petite quantité d'eau ; on le ressuie bien, puis on le passe au travers d'une peau de chamois , qui laisse écouler tout le mercure surabondant. On comprime aussi fortement que possible à l'aide des mains, et l'on retrouve, dans l'intérieur delà peau, une pelote • d'amalgame contenant, outre l'or et l'argent extraits des cendres, une assez grande quantité de mercure qu'il en faut séparer. On y parvient très-facilement à l'aide de la chaleur, puisque le mercure est très-volatil.
Pour cela , on réunit un certain nombre de ces pelotes d'amalgames, appartenant à une même exploitation , et on les soumet à la distillation dans une cornue en fonte> formée de deux ig\eit^« ^\ %i^
l5o LB8 SEGlBTft XOIIERfng
réunissent à Taide d*ane espèce de gôtrge. On fiHe exactement la jointure^, on place la cornue sur un fourneau ordinaire , puis on adapte an col une bande de linge , qui en fait comme la continuation ; on fait plonger Textrémité de ce linge dan» un vase contenant de Teau. Par cette simple disposition , on évite toute espèce d*inconvénient : à Faide de la capillarité Teau imbibe toute la portion du linge qui ne plonge pas , en obstrue assez les mailles , pour quo les va« peurs mercurielles ne puissent s'échapper , sans cependant s*opposer à la rentrée de Tair en cas d*absorp« tlou. Quand tout est ainsi préparé , on procède à la distillation, et lorsque le mercure est entièrement passé 5 on laisse refroidir l'a cornue» et l*on trouve la portion de fin qui était unie au mercure.
La matière qu'on obtient ainsi n'est jamais au titre, et celle qu*on retire de la fusion des débris des crèuàets ou gros ou menu gros des cendres, contient toujours une petite portion de scories qui la rend aigre y et empêche que les fabricans ne puissent s'en servir dans cet état; il faut donc , de toute nécessité , qu'elle repasse à Tafiânage, avant de pouvoir être remise en fabrication.
On pourrait craindre que la portion de mercure qui s'écoule ati travers de la peau de chamois , n^cntratnât une assez forte quantité de fin ; mais it parait que ce n'est que fort peu de chose, et d^ailleurs cela ne peut avoir quelque influence que sur le premier traitement, parce que le mercure qui a déjà servi à un ti<aiteme(nt précédent, en a retenu toute la quantité qu'il est susceptible de retenir, et il entre dans Topératioo suivante aussi riche qu'il en ressort. Les fei-
DftS kVn BT M^TlERr. l5l
vents ont toujours la précaution d*avoir deux doses différentes de mercure 9 Tune pour les cendres qui contiennent de Tor , et Tautre pour celles qui ne contiennent que de Taisent, afin de ne pas rendre de l'or à celui qui n*eu a pas fourni. Quand ramalgamation a été faite avec toutes les précautions et le soin qu'elle exige > la perte du mercure est extrêmement petite. Quelque soin qu'on puisse prendre à faire Tamal-* g«mation, iï reste toujours dans les cendres triturées une portion de fin qui échappe au mercure , et elles retiennent^ en outre, une petite quantité de mer-^ cure amalgamé; aussi se garde-'t-on de les rejeter : elles sont ordinairement achetées par des personnes qui les traitent dans des fourneaux de fusion ^ et qui les paient de 3o à 4o francs le tonneau. Pour en extraire les dernières portions qu'elles contiennent , on les mélange avec demi-partie de cendrée de plomb. On préfère la cendrée , qui eat cette espèce d'écume que les plombiers enlèvent de la surface de leur bain en fusion , parce que le métal s'y trouvant plus divisé et un peu oxidé, n'entre pas immédiatement en fusion^ et qu'il a alors le temps de s'emparer des molécules de fin disséminées dans toute la masse. Le culot de plomb qu'on obtient par la fusion de ce mélange, est ensuite soumis à la conpellation pour en retirer le métal dont il 8*est enrichi.
OBAXiUMEAU BTBRO-PSBUMATXÇUE
DB TILLT.
Le nouvel instrument de Tauieut ^ t^^^\svav^\k\<i(^
l53 LES SECRETS BIODEAMS
par une récompense de quinze guinëes^ qu^il a reçue de Ja Société d*£ncouragement de Londres.
Le courant d'air, dans ce chalumeau , est rendu régulier pour la pression d'une colonne d'eau ,. ce qui ne demande que des insufflations périodiques de la part de l'opérateur.
La pièce principale est une caisse rectangulaire de 17 pouces de haut^ 5 de large, et y de profondeur, partagée à l'intérieur en deux parties inégales , qui contiennent de Teau à la hauteur de 4 à 5 pouees. La communication reste établie entre les- deux parties ; carie diaphragme, qui est placé obliquement, ne descend qu'à 5 pouces environ du fond de la caisse; le couvercle de la caisse supporte la lampe. La partie supérieure de la plus petite division est percée de deux trous, dans l'un desquels entre, à soudure, un tube métallique, long, droit dans sa partie inférieure, et s'enfoHçant dans la caisse un peu plus bas que la division oblique , afin d'être toujours plongé dans le liquide; ce tube est recourbé à sa partie su« périeure, et reçoit le souffle de l'opérateur.
Le deuxième trou reçoit ^ aussi à soudure , un tube métallique s'élevaut à environ 4^5 pouces au-dessus de la caisse, auquel eu est adapté un second en verre, qui se courbe eu pointe sur la lampe. La plus petite divisiou est inaccessible à l'air extérieur ; la deuxième n'étant fermée que par le couvercle, peut être re gardée comme ouverte.
Lorsque l'on souffle dans le premier tube recourbé, l'air traverse Teau de la petite division , remonte à sa surface , exerce une pression , et déprime le liquide gui s'élève alors dans la deuxième. L'équilibre cher-
BBS ARTS BT MJÈTIEBS. i53
chant à ^e rétablir , Tair de la petite division est refoulé dans le tube recourbé en pointe, et arrive ainsi sur la lampe. Par ce moyen 9 il devient inutile de souffler constamment; cela n'est nécessaire que. lorsque les deux niveaux approchant de l'égalité ^ le courant d*air est trop ralenti.
La caisse est , en outre , accompagnée d'un écrou mobile, et de deux supports placés sur les côtés : Técrou pour la vis, et les deux supports pour les bras de Topérateur. La lampe est d'étain^, à double enveloppe, et à peu près demi-circulaire; le suif est préférable à l'huile, il donne moins d'odeur, et est d'un transport plus facile lorsqu'il est refroidi. Enfin l'au^ leur recommande d'avoir à sa disposition un assez grand nombre de tubes effilés ; car ils sont sujets à sa fendre , à s'obstruer , etc.
GHiUrDELLES DE SUIF
RBGOU VERTES DB GIRB.-
Cette espèce de demi-bougie est une des plus économiques, et c'est incontestablement la plus agréable, la moins sujette à salir les doigts, à couler sur les meubles, etc. Quand le suif qu*on y emploie est bien épuré, il brûle dansle bassin où il se trouve contenu par la croûte de cire, sans pereer cette enveloppe, et, à la durée près du luminaire , il serait difficile de s'apercevoir dé sa nature. Voici le procédé de cette fabrication : on peut y employer toute espèce de moules ; ce. sont ordinairement ceux de Nttc^ ^oxvX q\i %^
lS4 ^^ S1!GBETS MODEBRCS
sert , et les bougie» sont assez généralement de 4 ^ la livre. On ferme d*abord Touverture inférieure du moule avec un bouchon trempé dans de Thuile ; on y coule la cire, médiocrement chaude. Le refroidissement se fait delà circonférence au centre; aussitôt qu^il y a une cro4te d'environ une demi-ligne de cire figée f plus ou moins selon le prix qu*on veut affecter à la bougie 9 on renverse subitement le moule ^ et toute la cire encore liquide est reçue dans un vase. Ou débouche le fond du moule , on place la mèche comme à Tordinaire, et on coule du suif dans la cavité laissée par Técoûlement de la cire. Rien de plus facile , ni d'une réussite plus certaine.