‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 2)Chapitre 46 sur 59 · BOX.AX&AGB PAR X.B GAS PORTATIF · texte numérisé non relu

BOX.AX&AGB PAR X.B GAS PORTATIF

Depuis quelques années on s'est occupé de ré* duire le Gaz^Leght h un petit volume, afin d'en

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renfermer une quantité suffisante pour réclainp durant une soirée, dans des réservoirs 4e lampei portatives , et dans des réservoirs plus grands q«i puissent être portés à domicile » et adaptés à dci tuyaux dont un système d'embranchement éclaireriâ toute une maison, un établissement public , etc.

Il est facile d'apercevoir au premier coup d'œtl que le gaz le plus convenable à cet usage , est celui qui 9 sous un volume donné 9 représente la plas grande quantité de lumière. On doit donc de préférence employer le gaz tiré des substances grasses oa résineuses, qui éclaire beaucoup plus, sous an même volume 9 que celui de la houille.

Quelque fort cependant que soit le pouvoir éclairant du gaz , il est bien difficile que son volume scHt assez réduit podr que le réservoir qui le contient n'excède pas, pour une soirée, , les dimensions de nos lampes ordinaires. En effet, un bec à gaz, tel que ceux que les compagnies d'éclairage ont adoptés (égal à un fort quinquet ou bec d*argaud, dont la mèche est fraîchement coupée ) , consomme par heure 1 pied cube de gaz tiré de Thuile, et pour une soirée d'hiver environ 8 pieds cubes. En supposant que la compression dans le réservoir d'une lampe fût égale à seize fois celle d'une atmosphère, ce qui est assez convenable pour cet éclairage , ce réservoir devrait contenir un demi-pied cube; ses dimensions seraient, par exemple , celles d'un parallélipipède de 6 pouces carrés à sa base , et d'un pied de hauteur. Si le gaz était comprimé à 3a atmosphères, ce qui serait beaucoup, le réservoir de la lampe devrait poQtenir 1^ de pied cube : ce serait, par exemple.

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QD vase oubique de 6 pouces de côléi son épaisseur devant être d'une ligne 5 afin qu*il pût supporter une pression double de celle que Ton veut donner au gaz , on voit qu*il aurait un poids trop considérable pour être bien réellement assimilé aux lampes portatlves ordinaires.

Si le gas ne semble pas pouvoir être rendu portaiïff au point d*être renfermé commodément dans le» réservoirs des lampes ordinaires , il parait , au contraire» présenter des avantages réels lorsqu'on se propose seulement de le transporter à domicile , dans^ des récipiens capables d'alimenter un cerfliin nom* bre de becs fixes. Ce mode d'éclairage convient surtout aux localités un peu distantes des tuyaux de distribution , par lesquels le gaz ordinaire est amené au point de la consommation, lî ofire l'avantage de permettre au consommateur d'allumer à sa volonté un plus ou moins grand nombre de becs y et pendant le temps qu*il Veut, en ne dépensant et ne payant que le gaz effectivement employé

Ce mode d'éclairage fut, dans l'origine, sujet à quelques inconvéniens assez graves. La difficulté de construire des récipiens suffisamment solides et qui ne permissent aucune fuite , arrêta quelque temp» les premiers fabricans ; on parvint à faire des réservoirs solides en cuivre érasé à la soudure forte et étamés dessus les {oints. Le gaz, une fois, fortement comprimé 9 ^'échappait par l'issue qui lui était ouverte , avec une force décroissante comme la quantité contenue dans le récipient, et la lumière diminuait par degrés. Cet efiet désagréable devenait surtout sensible lorsque plus de la moitié du ^a

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comprimé à 1 5 atmosphères était consommée : alorl il était indispensable d*aller très-fréquemment ou* vrir davantage le robinet; encore ne pouvait-on, à Faide de ce soin , parvenir à avoir une lumière parfaitement égale.

Cet obstacle à Temploi du gaz portatif a été levé y en France^ par M. Jalabert. Il a imaginé de régler rissue du gaz de manière à ce qa*elle fût toujours égale lorsque la pression diminue ; les deux moyens qu'il a employés pour y parvenir sont fort ingénieux. L'un consiste à adapter au robinet qui doit déterminer le paAage du gaz, un quart de cercle denté, qui est commandé par un pignon mû par un mouvement d*horlogerie ; le mouvement étant montée il suflQt de presser une délente pour le laisser aller. Une partie de la course du quart de cercle est fournie sans qu'il fasse ouvrir le robinet, parce que, pendant une partie du temps de la détente du gaz , son écoulement est sufiBsamment uniforme; mais dès qu'il paraH diminuer seosiblemeot, un arrêt dont la distance est calculée d'avance, fiût agir le quart de cercle, et le robinet s'ouvre de plus en plus, mais très-lentement.

Lorsqu'il s'agit d*augmenter ou de diminuer la dépense du gaz, suivant que le même récipient, alimente un plus ou moins grand nombre de becs> il suffit de changer le pignon, et d'y en substituer, un autre dont le nombre de dents soit moindre ou plus consi* dérable.

L'autre moyen imaginé par M. Jalabert, fait régler récoulement du gaz par la pression qu'exerce ce gaz lui-même. A la suite du robinet qui ferme le récipient , est un tujau cylindrique dans lequel un piston

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allongé peut se mouvoir ; il se termine par une ligne enveloppée d*un ressort à boudin. On voit que le ressort pousse le piston en sens contraire du gaz ; il cède d'autant plus que ce gaz est plus fortement comprimé 9 et réciproquement. Or, une rainure conique étant pratiquée sur le cylindre, on conçoit aisément que le passage qu^elle livre au gaz est d'autant plus large que la pression du gaz est moins grande ; mais la quantité de gaz écoulé est moins forte dans la même proportion ; il y a donc compensation entre la diminution de pression qui tend à faire écouler moins de gaz, et Taccroissement du passage qui, à pression égale, en laisserait écouler davantage.

Ces deux moyens atteignent le but que s'était préposé hauteur ; ils deviennent le complément indispensable de l'éclairage portatif, et sont Vobjet d*un brevet d'invention. Il parait qu'en Angleterre on a eu connaissance de cette amélioration importante , et qu*elle s'y est introduite.

Les réservoirs ou récipiens du gaz portatif doivent être essayés sous une pression double de celle qu'ils supportent dans leur service habituel. Pour cela on les remplit d'eau , et l'on y refoule le liquide à Taide d^uue pompe; celle-ci porté une soupape maintenue par un levier coudé mobile sur un axe; il se lève à la pression que l'on veut déterminer : il suffit d'augmenter ou de diminuer sa résistance, en éloignant ou rapprochant , suivant des divisions marquées , uo poids sur la branche longue du levier.

On conçoit que l'eau étant extrêmement peu compressible, quelques coups de piston suflSsent pour remplir complètement la capacité, dilater le« ^viv^ft?^

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do récipient qui ne seraient pas bien arrondies , e faire lever la soupape sous la pression voulue. Cetli méthode dressai a de plus Tavantage de ne présente aucun danger , lorsqu'un récipient ne résiste pas à l pression : dansée cas, TélastloKé du cuivre fait seul jaillir un peu d*eau; tandis que , si Ton essayait le récipiens avec de l'air comprimé, une explosion asse forte pourrait causer quelques aceidens Iorsqn*ils eé deraieni à la pression.

■MOOX.XiAGB BBS OBAZMBS BBS ÉTOFFBSt

C*est un objet d'une grande importance. Jusqu' ces derniers temps les ouvriers occupés de ce travai étaient forcés, à grand dommage pour leur santé d'habiter des caves , des lieux humides , afin que 1< parement ne séchât pas trop promptement.

L'académie de Rouen, ville éminemment înté ressée dans cette question , a donné son approbatioi au travail de M. Dubuc , qui a indiqué des composi lions légèrement hygrométriques poiu* l'encollage ce qui aura pour résultat de soustraire les ou Triers à l'obligation de travailler dans des lieux mal sains.

Voici les recettes approuvées :

> 1» Pattnunt préparé avec ia farine de f>U ou d

seigle , et îe muriate de chaux.

Pieocz de l'une ou de l'autre de ces farines , biei nnrqrées de Icur SOU , une livre; délayes- la avec soii

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dans suffisante quantité d*eau pure ( il en faut environ 4 litres); faites cuire àpetitfeu, mais au bouillon, pendant huit à dix minutes , en agitant continuellement, de peur que le mélange ne brûle ou ne roussisse , ce qui nuirait à la beauté et au moelleux du parement ; retirez la chaudière du feu, et ajoutez-y six gros en hiver, et une once en été, d'un sel connu dans la pharmacie sous le nom de muriate de chaux , préalablement fondu dans un demi-verre d'eau; agitez le tout pour bien incorporer ce sel, pois déposez l'encollage dans un pot de terre ou de grès. Ce dosage produit environ sept livres d'encollage.

Propriétés de ce parement". Etant ainsi préparé, ce parement est d'un blanc bleu, doux au toucher, s'étend très-bien sur les brosses, et mieux encore sur les fils; il donne à la chaîne le moelleux , la sou* ^ plesse et les autres qualités qui favorisent le travail de l'ouvrier, et qui font la bonàe confection de toutes sortes d'étoffes , où son emploi est indispensable.

a^ Parement préparé- avec îafécute de pommes de terre, ie muriate de chaux et la gomme ara^ éique.

Prenez farine de pommes de terre , une livre ; gomme arabique en poudre, dix gros; délayez l'une et l'autre dans quatre pintes d'eau ; faites cuire avec les précautions indiquées ci-dessus ; retirez du feu , et ajoutez-y six gros ou une once de muriate de chaux, suivant la saison; puis, conservez dans un pot de terre ou de grès.

Ce parement, d*un blanc superbe, possède to^v^%

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les qualités du précédent ; seulement ^ et quand il D*e8t pas bien cuit, il s'en sépare uir fluide aqueni: mais on le rétablit dans toutes ses propriétés, en Tagitant fortement avant son emploi, ou mieux encore, en le faisant bouillir de nouveau pendant deux à trois minutes.

3* Parement préparé avec f amidon de pomme$ ie terre, ou avec i' amidon ordinaire eœtr ait duiUj du seig ie ou de i'orge , auquei on ajoute, en pia» de gomme, une matière gélatineuse animah>

On verse environ deux litres d'eau bouillante sur deux onces de râpures de cornes de cerf ou d*ivoire bien divisées, on couvre le vase, on laisse macérer sur les cendres chaudes Tespace de vingt -quatre I heures, puis on fait bouillir quinze à vingt minutes^ et on coule; ensuite on délaie une livre de fécule de pommes de terre ou d*amidou ordinaire dans deux litres et demi d*eau ; on y ajoute la décoction de corne de cerf, et on procède à la confection du parement) en prenant les précautions convenables; on retire le vase du feu, on y mêle exactement le muriate de chaux dans les proportions indiquées ci-dessus, et on conserve pour Tusage.

Cet encollage , préparé avec soin , est d'une blancheur éclatante, et peut servir dans la confection de toutes sortes de tissus ; mais il convient spécialement pour les blancs complets, ou pour les étoffes dans lesquelles le blanc domine.

On peut mettre en place de corne de cerf ou d'ivoire, une once de belle colle-forte, ou colle claire

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