‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 2)Chapitre 47 sur 59 · DES ARTS £T XJ^TICRS · texte numérisé non relu

DES ARTS £T XJ^TICRS

dite ùiAlsacês préalablement fondue dans une livre et demie d^eau : on obtient aussi par cette méthode un beau et bon parement.

Il est important de faire observer aux consommateurs que Tadditîon de corps étrangers aux farines et aux fécules n'augmente pas sensiblement le prix des paremens (i). Il est encore bon de noter que l'amidon ordinaire, celui des pommes de terre, même la farine de seigle , produisent bien seuls, par leur décoction dans Tead, une sorte d'encollage, mais que cet encollage, trop siccatif, comme disent les ouvriers , est loin d'avoir le moelleux et les qualités que nous venons d'indiquer dans ceux dont nous avons donné la composirion.

B9VCOX.X.AGB BES CHAINES BE TISSUS.

rfouveau moyen d'encoiier les chaînes de tissusi

de coton.

Le procédé ordinaire employé par les tisserands pour encoller leurs chaînes , consiste, après les avoir montées sur l'ensouple et tendues dans le métier, à les enduire de parement ( espèce de colle de pâte } à

(i) Les dix gros de gomme arabique valent à peu près dix centimes; la râpure ou la colle claire, environ huit centimes; la farine de pommes de terre, quinze centimes. D'après ces données exactes, il est facile de conclure que le parement préparé avec la farine dite de santé, ne coûtera pas plus cher que celui qui est confectionné avec la belle farine de blé, en supposant , année commune f cette dernière à vingt-cinq ou trente centimes. Quant au muriate de chaux, la valeur vénale en est à peu près nulle.

386 LES 8ECRITS MODSKlTES

Taide d'une brosse. Cette opératioo est longue et iacomplète, en ce qu'elle produit sur la chaîne i des barres , et sur le fil , des bouchons ou aspérités pro- Tenant du duvet dont s'est chargée la brosse, et qu*elle y dépose ; ce qui nuit beaucoup à la régularité et à la beauté de l'étoffe.

Pour remédier à ces inconvéniens , M. Thomas, fabricant à Tvetot , propose de préparer la chatoe ^ lors du premier dévidage, en la plongeant, à mesure qu*on la dévide , dans un bassin rempli de parement, au milieu duquel est fixée une verge de fer horizontale ; les fils passent d'abord sous cette verge , et quand ils sont suffisamment encollés, sur une brosse disposée à cet effet ; l'encollage se trouve ainsi distribué également sur toute la longueur de la chaîne.

Suivant Pauleur , les avantages de ce nouveau procédé sont : !<> d'abréger le travail de l'ouvrier, en augmentant très-peu celui de la dévideuse ; ao d'obtenir des chaînes plus également parées que par Tancienne méthode ; 5° de pouvoir employer toute espèce de colon , et même celui de Fernambouc , qui offre le plus beau lainage , et dont l'usage est abandonné pour chaîne , parce que l'encollage actuel ne resserre pas assez son duvet le plus fin ; 4o enfin de donner un fil plus uni.

L'auteur ajoute, relativement aux chaînes teintes , qu'au lieu d'être encollées lors du premier dévîdage , elles doivent Têtre , par le même moyen , lors du premier ourdissage. On peut sécher le coton en faisant passer les fils, à la sortie de la brosse, sur une plaque chauffée.

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