JOAILLERIE
Roue des lapidaires de i'Indostan.
La roue avec laquelle les lapidaires de Tlndostan
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taillent les pierres précieuses, dont Tusage est si répandu dans ce pays, est digue de Tattention des joailliers européens.
Ici ce n'est pas un essai à faire ; il s'agît d*un fait très-antique, sans doute » dans cette vaste région où Ton sait à peine ce que c'est qu^une innovation.
La composition de la roue indostane est trèssimple ^ et on pourrait la rendre encore moins coûteuse , en l'adaptant comme un anneau sur la circonférence d'une autre roue.
Elle peut d'ailleurs servir à une multitude d'autres usages, parmi lesquels il faut d'abord classer la gravure sur verre et sur cristal , la lime pour les métaux, les pierres à aiguiser , etc. Cet article intéresse donc un grand nombre d*arts et métiers, et le simple laboureur lui-même pourra en profiter.
La composition est : deux parties de poudre d'émeri très-fine, une partie de gomme laque.
On met l'émeri dans un creuset sur le feu ; lorsqu'il est assez chaud pour fondre la gomme , on en jette dessus quelques morceaux un à un.
On remue avec beaucoup de soin le mélange, pour qu'il soit le plus exact possible ; on verse ensuite la pâte sur un marbre uni , et après l'avoir battue avec un pilon , on la roule sur un bâton et on la^ chauffe encore plusieurs fois.
Lorsque le mélange est parfait^ on remet la pâte sur le marbre, saupoudré d'émeri; on l'aplatit avec un rouleau de fer, et on lui donne la forme d'une roue de l'épaisseur qu'on veut. On la polit en la frottant avec une plaque de fer et de l'émeri ; ensuite on fait chauffer l'axe métallique sur le(\ueV ou \«x)\ \^
]08 LES SECBETS MODEftKBS
monter; il y entre sans difficulté » et en se refroidis sant la pâte y adhère fortement.
joAxx.x.fiaxs.
Coloration artificiette des agates.
On peut colorer artificiellement les agates en les^ faisant d*abord bouillir dans Thuile , et ensuite dans Tacide sulfurique. Bientôt quelques lames dcYiennent noires, tandis que d'autres conservent leur coulear naturelle, ou passent même à une grande blancheur.
JOAZX.Z.ERZE.
Imitation de Vaventurine.
On trouve souvent dans le commerce des boîtes, des tabatières, des nécessaires en bois ou en carton, dont la surface présente des reflets brillans qui imitent parfaitement l'éclat de l'aventurine. Voici comment on produit cet effet :
On applique sur Touvrage deux couches de vernis de laque préparé comme il sera dit ci-après ; ou met ensuite deux couches de terre de Cologne ou de gomme-gulte délayée dans un vernis fort clair; on fait sécher et on repasse encore du vernis en un endroit seulement , sur lequel on répand de la poudre d'or. Ofi vernit ensuite un autre endroit, et on y sème de la même poudre : on continue ainsi jusqu'à
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ce que toute la surface en soit couverte. Si Toii vernissait un trop grand espace à la fois, il y aurait des endroits qui se sécheraient, et la poudre d'or ne prendrait pas également partout. Lorsque toute la superficie en est suffisamment garnie, on passe pardessus environ seize couches de vernis. L*ouvrage étant sec , on le polit avec de la prêle et de la pierreponce pulvérisée ; on y passe encore six couches de vernis , et on polit de nouveau avec de la potée.
Voici la composition du vernis qui produit un trèshel effet sur les couleurs d*or et d'argent dont nous venons de parler , aussi-bien que sur les autres con-^ leurs vives et claires,, telles que le blanc > le rouge vif et le jaune.
Esprit-de-v in rectifié i5 décagrammes..
Térébenthine de Veniee. .... 3 Sandaraque 3
On met le tout dans une bouteille de verre que l'on a soin de bien boucher; on la fait chauffer au bainmarie, dans lequel on la laisse pendant trois heures soumise à Faction de l'eau bouillante. On peut même faciliter celte dissolution en versant dans la bouteille, suivant le procédé de Tingry, du verre pulvérisé. On passe ensuite le vernis toiit chaud par une étamine , et on le conserve dans une bouteille.
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