LES 8EG&BT8 M0DE&1VE
quelques gouttes d^huile qui se répand ^ par Tagitation dans l'eau ^ en formant une espèce de radnage. Lorsqu'on est arrivé au bout, on la plonge dans l'a"* cide Bitriq.ue comnae dans l'aulre opération , et Fon obtient ua damassé à dessins irréguliers et à grands efiets; mais on sent bien que ce damassé, de même que le précédent, est totalement superfiolel, et M résiste pas au repassage.
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Le gaz hydrogène carboné qui se dégage des mines de houille se mêle à l'air atmosphérique, et lorsque la proportion se trouve assez forte, la moindre étincelle suffit pour l'enflammer, et produit une détonation capable de tuer ou de blesser les ouvriers qui se trouvent dans ces lieux souterrains. €es accidens aflfreux ont été très-fréquens dans toutes les exploitations de mines. Cependant l'impossibilité de procéder à ces travaux sans lumière rendait ce désastreux événement très-redoutable , lorsque M. Davy imagina la lampe que nous allons décrire , et rendit aux exploitations un service éminent , parce que désormais l'explosion ne peut plus avoir Heu.
C'est une jM'opriété des toiles formées de fils m^ lalliques dont le réseau est t^-ès-serréy de ne pas laisser traverser la flamme. Par exemple, lorsqu'on la pkce horizontalement dans la flamme d'une bougie, cette flamme s'aplatit au-dessous, et les gaz qui s'élèvent à travers Isi tojle oe sont plus lumineux, à moins qu'on
ne 'les enflamme avec une aUomette .0:i!i toute autre substance en ignition. Cet effet est attRibué à ce que les fils du tissu sont excellens conducteurs du calo^ rique et le dissipent en tous sens, en sorte qu^îl ne reste pas asses de chaleur au gaz supérieur pour s'enflammer. On conçoit maintenant que, si on environne de feules paris d'une toHe métallique un^ lampe allumée, Faîr nécessaire à la combustion ar:» rivera facilement, Taîr échauffé ou brûlé s'élèvera au dehors, où la lumière sera visible; et cependant si l'on transporte Fappareil au milieu d*un mélange détonant d*hydrogène et d'oxigène, la portion de gaz qui s'introduira da;ns Kespace enfermé parla toile détonera seule, avertira même du danger, sans que rinflammration puisse être communiquée au dehors : le seul accident possible sera Textinction de la lu« jmière.
L'appareil de Davy est généralement en usage en Angleterre dan« toutes tes grandes exploitations d^ fouille.
C'est une fiole très- aplatie et remplie d'esprit-devin , dont le col est bouché ; le bouchon est per.cé d*un trou qui lais.Me passer le bout d'une mèche de coton, qu'on a entortillée par uia fil dp platine. On met le feu à la mèche, et le fil roujg;it aussitôt ; ou soufllc alors sur la flamme pour l'éteindre, mais le fil reste incandescent. Les vapeurs alcooliques qui /exhalent à travers la mèche, rencontrant le fil mé*
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tallique chauffé au rouge, se décomposent^ et fournissent une chaleur qui maintient le fil à la température de nncandescence. Gomme le platine est inaltérable, il conserve constamment la propriété de rester rouge tant que la capillarité de la mèche permet à l'alcool 4e s*élever. On se sert de cette lampe comme d*une veilleuse sans flamme, attendu qu*on peut y allumer un peu d'amadou lorsqu'on veut de la lumière : mais on a remarqué que les vapeurs répandent à la longue une odeur assez désagréable (acide lampiqae), ce qui empêche de se servir de cette lampe dans ce but. Pour éteindre le ûl, il faut recouvrir le bouchon d'un couvercle qui arrête le dégagement de la vapeur alcoolique. Ce petit appa«> reil se trouve chez les marchands d'objets de physique.
XiAMPES BE irUZTi BZTES VEZZ.Z.EUSSS.
Les veiiieusesd'JHemagne sont formées d'un petit porte-mèche eo fer-blanc à trois bras, qu'on fait surnager à rhuile en y attachant de petits morceaux de liégc; il suffît de changer la mèche quand elle est brûlée, et le porte-mèche continue à servir long^ temps.
On vient d'imaginer de supprimer la mèche des veilleuses; on a une petite capsule très-légère en cuivre argenté, garnie au centre d*un petit tube de verre vertical qu'on y lute aveo de la gomme laque ou de la cire à cacheter. Le tout doit être assez léger pour flotter sur Thuile, qui entre dans le tube de
DES JLATS BT METIERS. II9
verre par son orifice au-dessous de la capsule , et Ton^ doit proportionner la longueur de ce petit tube, de manière que rbuile affleure son orifice supérieur : trop court 5 riiuile descendrait dans la capsule, la remplirait et rimmergerait; trop long , Thuile n'arriverait pas assez haut. Ici la capillarité ne doit pas êlre mise en jeu, parce que la combustion se ferait mal , et la lampe ne tarderait pas à s*éteindre, à 'raison de la lenteur avec laquelle Thuile monterait. On enflamme avec une allumette Thuile qui afUeure rorifice du tube. Il est bon que le haut de ce tube soit un peu épanoui en cône renversé, pour éviter Tengorgement par le charbon provenu de la combustion de l'huile. Cette petite veilleuse sans mèche est fort jolie; la lumière en est très-blauche. Cependant il faut nettoyer souvent le bec , pour qu'elle ne s*éteigne pas , et même renouveler le tube, parça que le charbon provenu de la combustion de Thuile engorge souvent ce petit canal , surtout quand celle-ci est épaisse. Comme cette lampe est assez difficile à allumer, on prend un petit bout de fil ciré qu'on plie en deux et qu'on entre dans le haut du tube : ce fil prend feu aisément et allume la veilleuse. Au reste ce joli appareil est fort sujet à s'éteindre.
liANTSIUlES.
M. Rochon a fait une très- jolie application de lia colle de poisson à la préparation de plaques transparentes propres à remplacer les tables de corne i
laO LES 8ECBET8 MODERNES
quon ne peut se procurer que diffîoilemenl d^iïie grande dimension , et les carreaux de verre qui nB peuvent être empiloyés dans cerlaines circonstances , en raison de Leur fragilité, et particulièrement pour les fanaux des vaisseaux.
Ofi prépare à chaud une solution gélatineuse de colle de poisson « en prenant les précaufion« nécessaires pour éviter de la colorer par le feu-; on fait plonger dans cette solution des gazes métalliques ea larton bien tendues, et auxquelles on donne les dimensions qu'on désire; on laisse refroidir et un peu sécher, puis on pionge-de nouveau dans le bain de gélatine : on répète ces immersions jusqu'à ce qu^on ait donné à ces plaques répaisseinr convenatHe. Toutes les mailles de la toile métallique se trouvent ainsi remplies et tous les fîls recouverts de gélatine : on vernit la surface extérieure de ces plaques pour les préserver de Thumidité.