‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 18 sur 54 · I.AQUES FRANÇAIS · texte numérisé non relu

I.AQUES FRANÇAIS

On a fait en France beaucoup de tentatives pour «itteindre à la perfection que les Chinois mettent -dans leurs objets de iaques recouverts d'un si beau ^v^emis , ornés de figures et de dorures , etc.

Ceux de nos artistes^ qui ont le mieux réussi dans cette imitation sont MM. Monteloux, LavîUeneuve et Jauvry.

La fabrication des laques comprend deux objets bien distincts : i"" la composition du carton qui sert

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de base à ce genre de mantifacture ; %^ le vernis et son application. Ces deax objets étaient déjà^onnus^ mais il fallait perfectionner les procédés.

Faérieatiati du carton. Tout le monde sait qù*il y a deux manières de faire le carton , soit aveo la pâte du papier à la manière du oartonnier» soit en collant des feuilles de papier Tune. sur l'autre» à la manière des qartiers. €e dernier procédé ne peut être employé avec avantage que pour les objets en plat s tels que plateaux , etc. Le procédé du cartonnier est le seul qui puisse être mis en usage pour des objets qui présentent des formes rondes, tels que vases, etc. C'est ce procédé qu'on désigne sou» le nwa^e papierrmdehé.

Xa pé^te des cartonniers, telle qu'elle était employée , ne présentait pas assez de consistance ; son tissu est trop lâche , et n*offre aucune solidité. C'est d'abord cette partie que les manufacturiers dont nous venons de parler ont chsrché à perfectionner. Au lieu de pâte de farine, ils emploient une pâte faite avec du parum , ou ratissure de peau , auquel ils mêlent un peu de colle-forte, dans la proportion d'une livre de colle sur vingt-cinq de parutn»

Ce mélange, délayé avec soin et cuit ensuite, prend une consistance un peu moins forte que la colle faite avec la farine ^ mais il a une plus grande solidité* Pour en faire usage , si c'est à la manière des cartiers, on l'étend avec une brosse à longs poils , comme une brosse pour habits , et cela se fait avec beaucoup de promptitude. Si c'est à la manière des cartonniers, on fait tremper la pâte sèche fians la colle tiède, jusqu'à ce qu'elle en soit bve^x i/. ^

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imprégiiée; on Tiotrodait dans les moules, «t on les fait sécher, soit k réiùve^^ soit à Taîr duns dea temps chauds.

Les meules sont en pklitf^ ou en bols ; mais, pour empêcher ces delmiers de «e déformer ,' il faut con^ tk*arier le sens du bois , dans les dl€Mreos morceaux qui composent le moide , ei puts le dvrtrcir en employant pour cela le feu , rhuife>gras^ et ressence de térébenthine^

Lorsque les pièces sont sorties des moules , et qu'elles soi^t bien sèches, elles sont aussi fermes , aussi dures que le bois.

Lorsque le iaquê est entièremeifit fabriqtié et bien sec, on le passe à Thuile de Hà, %*ettdqe ^slccattre par la litharge , dans laquelle on- mêle ui^: quart d*essence de térébenthine^ et pour aioqtôr encore à sa qualité pénétrante, on y mêle un ^n d*aUin. On treiàpe les objets dans^ cette huile très*ûhaude , ce qui vaut mieux lorsque leur dimensiofj le permet : à défaut , on étend l'huile ainsi préparée , la plus chaude possible, avec des éponges ou des pinceaux^ on en enduit la piècd en dedans et en dehors , "éî on la met dans uqe étuve pour la faire sécher. Aussitôt qu'elle est sèche, on: la vernit -avec 4» vernis de Larabé pur, et l'on y met les apprêts.

Ces apprêts forment une f roisième partie de cette fabrication^ On se sert de terre d-ombre et de blanc calcinés broyés à l'eau, jet lorsquoron veut s'en servir, on les broie de nouveau avec un vernis fait avec du karabé en sorte ^ mais dans lequel on a soin do mettre très<^peu d'esienoe. O9 en enduit plusieurs fo/s la pièce, qui^se piètre en dedans et en dehors

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de ces apprêts gras^ lesquels 9 desséchés au four ex* ti>émement chaud , pénètrent dans toutes les parlies 4i:u carton et le rendent imperméable; il est alors susceptible d'être ponccé^ comme les métaux « 6t ^eut subir toutes les opérations nécessaires pour le vernissage.

Oji peut fabriquer par ce procédé des obiets de grande dimension , des plateaux de toutes grandeurs, des vases de différentes fbrngics appelés tnédids , et autres de forme ronde ^ quelque compliqué que soit leur contour ; les bains de pied sans rebord et avec rebord, les candélabres^ les colonnes, de quelque grandeur qu*elles puissent être ^ les entablemens , les frontons , les voitures , les panneaux d*apparle* mens ^t les couvertures de maisons^ etc.

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