LESSIVAGE DES 5ELS
Lcsêivagt écofwmique des notules érutes dan& un grand étahtisêcment; ^procédé qui fourrait être appOguédam beaucoup d'autres opérations,
Les lessives de soude qui lienneat en dissoUition des hjrdro-sulbtes et hypo-sulfates attaquent prom^ ptement le fer des aj^pareils et ne donnent plus que des sels contenant du fer, et dont remploi .est funeste dans beaucoup d*arts , principalement dans la fabrication des glaces, miroirs et autres verres fins, qui se colorent alors en vert sale ou brun. Cependant^ ri le lessivage des soudes arti&cv^VV^% ^W&m
l'i4 LBg SECRETS MODERNES
à chaud, on peut compier que la présence deè hydro-sulfates et hypo-sulËd tes viendra en souiller les résultats , à cause de la traction inévitable du souscarbonate de soude sur les hydro-sulfales et hyposulfates de chaux contenus nécessairement dans ces soudes d'après le procédé de leur fabrication. Toutes les tentatives faites jusquMcf pour concilier Técono* mie et la promptitude du lessivage à chaud avec le soin de la pureté des sels, n'ayant pas eu de résultats favorables, voici le procédé qu'ont adopté avec beaucoup de bonheur plusieurs fabricans :
D'abord on fait à fro|d un premier lessivage de la soude; par ce moyen on en extrait^ à l'état de pureté, une majeure partie du sous-carbonate qu'elle contenait. Les marcs de ce premier lessivage sont ensuite lessivés à chaud, et les sels qu'on en obtient, chargés d'acides hydrô-sulfurîquç et hypo-sulfurique, sont ensuite purifiés, comme il va être dit. Le lessivage de la soude à froid , mais au moyen duquel on ne veut extraire qu'une portion des sels, se fait sur des fragmens moyens , et on évite parlà les frais de pulvérisation et de tamisage. Ces fragmens se placent sur les grillages des cuves ordinaires de lessivage à la vapeur ; ils admettent naturellement d'assez grands vides entre eux. On ouvre le robinet d'alimentation de la vapeur , et bientôt la soude s'en trouve imbibée. On dépasserait le but ' si on donnait assez de vapeurs pour mouiller coniplétement U soude. Il suffit d'une émission de quelques minutes.
On abandonne ensuite à elle-même la soude sur lès grillades pendant environ douze heures. Dans cet
DES ARTS ET METlBIl.S. ISD
intervalle il se passe quelque chose d'analogue à l'extinction de la chaux; les morceaux de soude se gonflent, éclatent, se fendillent avec un léger bruit. On les couvre alors d'eau froide, jusqu'à un pouce environ au-dessus du sommet du tas. Deux heures après, i'eau est soutirée, et la masse recouverte de nouvelle eau jusqu'à la même hauteur. Un nouveau soutirage , une nouvelle immersion d'eau pure , complètent le lessivage à froid*
Pour la quatrième immersion, on introduit de l'eau dans les cuves, mais cette fois on y donne admission aux vapeurs chaudes* On en sature l'eau avec la plus grande rapidité possible , et la liqueur ne tarde pas à être à l'ébullition , que l'on maintient pendant environ une heure. La charge de soude sur chaque grillage est d'environ 5 milliers.
Après une heure environ de cessation de chauffe, on soutire la lessive ainsi faite à chaud, et les marcs, alors totalement épuisés , sont enlevés. Les eaux de ce lessivage à -chaud, contenant les sels impurs, sont évaporées à part.
Les lessives pures tirées à froid ont été coulées dans les chaudières appelées préparantes» Ce sont de vastes chaudières en plomb placées sur le prolongement et à l'extrémité des chaudières dites réduis santés. Dans ces préparantes, les lessives acquièrent jusqu'à 4o degrés de chaleur, et déjà à cette température l'évaporation est considérable, mais la liqueur n'est pas agitée , et elle peut s'éclairclr en laissant déposer du maro de soude fin et léger qui a été entraîné dans le soutirage. Après vingt-quatre
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hetires de séjour dans ces préparantes 9 on fait couler la liqueur elaire dans les réduisantes.
Les eaux du lessivage fait à chaud ayant été éva-^ porées à part jusqu^à siccité , on calcine le sel qui en provient avec de la sciure de boîs^ ou de la fécule de pommes de terre, ou de la tannée ^ ou toute autre matière susceptible de fournir par la cornbdsti^n du carbone trës-divisé ; cette opération purifie les sels.