‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 22 sur 54 · UTS A VENT OU A AIR · texte numérisé non relu

UTS A VENT OU A AIR

On a imagioé plusiears maaièrea de faire des lits dans lesquels l'air remplace la laine, la plume, le crin 9 la paille , etc. Ces lits sont si délicats > d*un ressort si doux , qu*il semble que le corps ne repose sur rien. Voici une manière facile d*en construire :

Supposons un lit de 4 pieds de large. On prend deux morceaux de coutil chacun de cette largeur, et de 6 pieds de long, et ane bande en quatre morceaux qui puisse faire tout le tour, de lo pouces de large. On Ternit tout ce coutil à Tintérieur avec du vernis au caout-chouc ; on fait toutes les coutures d'abord en surjet, ensuite rabattues, et l'on passe sur chacune d'elles du même Vernis ; on laisse bien sécher avant de fermer ce sac, et l'on a soin de coudre de fortes ganses tant an- dessus qu'au-dessous, et vis-à-vis Tune de Tautre, aux mêmes places. ob l'on pique ordinairement les matelas. On passe dans chaque ganse des bouts de ficelle, qu'on arrête à la longueur de lo pouces. On sent que ces ficelles sont là pour que le matelas ne prenne pas une forme cylindrique , sur laquelle on ne pourrait pas se tenir.

Du côté dé la fête , et près de l'angle > on coud solidement une petite boite en laiton d'un pouce de diamètre , taillée en vis dans son intérieur , et portant à son extrémité inférieure une petite sou* pape à ressort. Le matelas est alors achevé de construire; mais avant de le femier entièrement, on couvre à l'intérieur toutes les coutures de vernis ,

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comme nous l'avons dit. On couvre aussi en dehorsdu même vernis la dernière couture qu'on a faîte.

Tout étant ainsi disposé j on a une pompe à air^ dont le bout entr^ à vis dans la boite de la soupape dont nous avons parlé ; on rerafiUt lé matelas d*air , et on le tend plus ou moins « selon qu'on veut lui donner de la consistance.

Les Anglais ont pendant long-^temps excellé dans la confection de ces lits.

LUSTRAGE DES ETaiTES.

Le dernier apprêt des étoffes est donné par le itutreur, qui emploie différons moyens pour produire sur les diverses étoffes le brillant qui doit frap-* per les yeux du consommateur.

1^ Vn métier en bois formé de quatre pièces 9 comme le métier à faire les matelas, suffît. Ces quatre pièces peuvent s'avancer ou se reculer à volonté au moyen de clavettes ou de vis en bois. Chacune de ces pièces porte des petits crochets en fer. Â Taide dé ficelles minces ou de gros fil , on tend bien la pièce à lustrer ; ayec une éponge imbibée de diverses gommes plus ou moins liquides, on pa^e sur toute la surface de l'étoffe 9 et lorsqu'elle est bien enduite , on con* duit insensiblement par^dessous une poêle remplie de braise plus ou moins ardente. On fait attention de donner plus ou moins de chaleur , selon que les couleurs sont plus ou moins tendres. Le rose pâle ne peut supporter qu'une très-légère chaleur.

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Pour dooDer un beau lustre aux soies, quelle quesuit leur qualilé, on les décrasse bien avec du savon blanc; après quelles soot bien lavées et bien dégorgées 5 on les met dans un bain d'alun froid. On lustre le taffetas noir avec de la bière double que Ton fait bouillir avec du jus d*orange ou de citroo. Les taffetas de couleur se lustrent avec une légère dissolution de colle de poisson très-limpide.

a" Le lustreor se sert aussi d'une machine composée d'un nombre plus ou moins grand de cylindres entre lesquels il fait passer Tétoffe^ dont les deux bouts sont enveloppés sur des ensoupleaux garnis de manivelles. Lorsqu^on fail tourner vn des ensoupleaux , l'étoffe s'enveloppe dessus progressivement 9 et se développe en même proportion de dessus Tautre. Il faut en général qu'un des cylindres soit de métal et creux , pour qu'on puisse le chauffer en y intro* daisant des barres de fer rougies. Les autres cylindres sont en bois dur, ou mieux encore en papier, c'est^ à-dire composés de feuilles de papier superposées dans le sens de la longueur de Taxe, et fortement comprimées entre des plaques métalliques, et en« suite le cylindre est arrondi autour.

Dans les machines à lustrer la toile, on emploie assez communément trois cylindres^ dont deux en papier y et celui du milieu en métal. Pour la soie an contraire, on préfère employer deux cylindres métalliques, et un intermédiaire en papier.

340 LES SEGEBTS MODEBNEd

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