PEINTURE SUR EMAIL
(Couleurs employées dans (a) .
La Société d'encouragement de Londres a accordé à M. Wynn , à titre de récompense , une médaille valeur de ao guinées, pour la communication des procédés suivans, fruit de vingt années de recherches e,t d'expériences.
M. Wynn fait observer d'abord que le plus ou moins de pureté des ingrédiens qui entrent dans la composition des couleurs en éni^il influe beaucoup sur les résultats.
Lorsqu'on dissout les métaux , les solutions doivent ^tro saturées cpmpléteni^nt ; les fondant seront
DES IRTB ET MEIIEBS.
prépares de manière à entrer bien en fusion dam creusets, et à couler facilement quand on le» verse.
Les diverses qualités de la matière sur laquelle la peinture en émail est appliquée exigent que les couleurs supportent un degré de cliateur égal à celui employé pour la cuite. Les habiles arlistes savent très-bien saisir ce point; aussi se servenl-ils généra- Icmenl , pour les fonds et pour les premières teintes , de couleurs beaucoup plus dures que celles destinées pour les touches délicates, qui sont loujours composées d'émaux mous, mais très-purs, afin d'obtenir un fini plus parKiit et plus égiil. On peut durcir k volonté les couleurs en y ajoutant une dose plus forte de matière colorante, relativement à celle du fondant qui l'accompagne. Il convient de préparer h la fois au moins quelques onces de chaque conteur, et de les broyer à l'eau, autsildl qu'elles Ront fuites, avec une molette de cristal sur une palette de verre de glace ; on fait sécher les couleurs devant le feu, puis OD les conserve dans de petits bocaux de verre.
S'agil-il de les employer , on les broie à l'Iiuile essentielle de térébenthine, et on leur donne la consistance nécessaire eu les mêlant avec de celle même huile convenablement épaissie, propriété qu'elle acquiert au bout de 3 ou 4 ans.
Voici les receltes de l'auteur pour ta préparation des ingrédiens.
Poudre de silex. On prend des fragmcns de silex calciné à blanc ; on les nettoie avec une brosse et de l'eau chaude; et après les avoir fail rougir au feu , on les Jette , pendant qu'ils sont encore incaudeseeng, dans de l'eau froide. Celle opération doit se répéter
24^ I*^ SEG1ET8 M0DEBKE8
deux OU trois fois ; puis on les pulvérise dans uq mortier de porcelaine avec un pilon de la même matière 9 et on les broie à Teau sur une glace.
Sulfate de fer rouge. On pulvérise du sulfate de fer (couperose verte du commerce), et on le fait chauffer sous une moufle ^ pour en dégager l'humidité : il reste une poudre grise çu*ou jette dans un creuset placé sur un feu de charbon.; on remue avec un barreau d*acier , jusqu'à ce que la poudre ait acquis une belle couleur rouge ; alors on retire le creuset, et bn verse le contenu dans une bassine remr plie d'eau froide, et placée sous une cheminée, pour se garantir des vapevirs désagréables qui s'élèvent alors. Quand la poudre s'est précipitée, on la lave à plusieurs reprises dans de l'eau chaude, et on la fait sécher pour l'usage. Plus elle est calcinée long-temps, plus la couleur rouge est foncée ; mais it ne faut pas trop élever 1^ température, ce qui la ferait passer au violet foncé brunâtre.
Sulfate de fer brun. On fait calciner sur un feu de charbon très-vif, du sulfate de fer pulvérisé, jusqu'à ce qu'il» devienne d'un brun foncé; on le laisse refroidir dans le creuset , puis on le lave plusieurs fois dans l'eau chaude.
Oxide noir de cuivre. Faites dissoudre du cuivre dans l'acide nitrique : quand la solution est complètement saturée, étendez-la avec de l'eau, et ajontezy une solution de sous - carbonate de potasse du commerce. Le précipité vert qui se forme au fond du vase , après avoir été lavé plusieurs fois à Teau chaude, est mis à égoulter sur un filtre composé de caDcvas et de papier Joseph ; on enlève ensuite ce
DBS AETS BT MÉTISBS. 24^
filtre 4 et on le pose sur un lit de craie qui absorbe rhumidité superflue : la dessiccation s'achève devant le feu. Le précipifié étant bien sec 9 on le calcine dans un creuset, et on le Jette encore tout rouge dans de Teau froide; enfin, on le lave à Teau bouillantie à plusieurs reprises, et on le met sécher dans une capsule près du feu. C'est alors un très-bel oxide noir de cuivre.
Oxide vert de cuivre. Prenez une dissolution saturée de cuivre dans Tacide nitrique; précipitez par le souS'Carbonate de potasse ; lavez ce précipité à Teau bouillante, lavez à froid, et faites sécher.
Oxide hlano d'éiain. Après avoir fait fondre de rétaîn, on le verse dans une petite boîte de bois,' munie d'un couvercle en coulisse et enduite intérieurement de craie : on agite la boite aussitôt , jusqu'à <;e que l'étain soit converti en grains fins qu'on lave et qu'on laisse sécher. On les introduit ensuite dans un ballon de verre, et I'oq verse dessus de l'acide nitrique concentré, qui réduit promptement ces grenailles en une poudre blanche qu'on lave à plusieurs reprises dans de l'eau bouillante, et qu'on sèche dans * une capsule devant le feu. On obtient ainsi un bel oxide blanc d'étain.
Oxide noir de cobalt. On fait dissoudre dans de l'acide nitrique étendu d'un peu d'eau, et jusqu'à saturation, du cobalt à l'état métallique (1) : après avoir chauffé la solution dans un ballon de verre
(1) La dissolution de cobalt, dans de Tacidc nitrique, la plus pure et la plus foncée, donne en général les plus belles couleurs.
244 IBS'SEGAETS HODBANES
placé sur un bain de sable , on la verse daiis uoe grande bassine ; on y ajoute d'abord une certaine quantité d'eau , puis une solution de sous-carbonate de soude, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de pré* cipité. On décante , on lave le précipité à plusieurs reprises dans de l'eau bouillante , on le filtre et on le fait sécher. La dessiccation étant complète ^ broyez le précipité dans un mortier de porcelaine, en y ajoutant trois fois son poids de nitre; versez le mélange dans un creuset chaud, et plongez-y un charbon incandescent. Quand les légères explosions qui se manifestent auront cessée faites chauffer au rouge le résidu, lavez et séchez : vous obtiendrez ainsi le meilleur oxide de cobalt pour l'application sur émail, et le plus propre à entrer dans la composition des diverses couleurs. <
Fondans, On aura soin de mêler ensemble tous les ingrédiens dans un mortier de porcelaine, et de les broyer à l'aide d'un pilon de même matière. Les creusets seront chauffés avant d'y mettre les fondans, en les renversant sur le feu , afin d'éviter les accidens de rupture.
Le fourneau le plus convenable pour préparer les fondans, est un poélp allemand ordinaire, de i8 à 28 pouces carrés dans œuvre, garni tout autour, depuis la grille jusqu'au sommet ( à l'exception de l'orifice de la porte, par où l'on peut introduire une moufle s'il est nécessaire), de briques réfractaires liées avec de l'argile. Le luyau de ce poêle s'introduit dans la paroi postérieure , près du couvercle, qui peut s'enlever au moyen de poignées , et est percé au^ milieu d'un trou rond^ bouché par un tampon : c'est
DES AITS BT UETIBIS. l45
par cette ouverture que l'on introduit le creuset, qui doit entrer Jusqu'au bord et reposer sur un petit morceau de brique réfractaire mis à plat sur la grille. Le combustible employé est un mélange de charbon et de coke, au lieu de charbon seul. On remue avec un barreau d'acier les matières renfermées dans Le creuset.
Fondans.
No I.
No a.
No 3.
No 4.
No 5.
Noft
No 7.
No 8.
Minium 8 parties en poids.
Borax calciné (i) i i/a.
Silex pulvérisé %.
Verre blanc ou flint-glass. . <S.
Flint-glau 10.
Arsenic x.
Nitre 1.
Minium i.
Flint-glass 3.
Minium 9 i/s.
Borax cru 5 1/9.
Flint'-glass 8.
Flint-glass 6.
Fondant no a. 4*
Minium 8.
Fondant no a 10.
Minium. • 4*
Silex pulvérisé x i/a.
Tondant no 4. .•••.*. • 6.
Colcotar ou sulfate de fer
calciné , . • . . 1.
Minium. • 6>
Borax cru 4*
Silex pulvérisé >.
Les flux étant bien fondus, on les verse sur une pierre unie , préalablement humectée avec une
(z) Le borax, pour donner une poudre blancbe et sèche, devra être calciné dans un creuset dont il n^occupera que le tiers dt la capacité, parce qu*U gonUe considérablement dans cette opération.
a46 LES SECAETS moderubs
éponge > ou dans une bassine pleine d'eau pure. Ou les sèche ensuite , on les pulvérise dans un mortier de porcelaine, et on les conserve dans des vases bouchés pour s'en servir au besoin.
Émaux jaunes. Minium 8 parties; oxide d'antimoine et oxide d'étain blanc, de chacun une partie. Mêlez bien ces ingrédiens dans un mortier de porcelaine ; et après les avoir placés sous la moufle, sur un morceau de brique, faites-les chauffer graduellement jusqu'au rouge, puis laissez refroidir.
Prenez de ce mélange une partie ; du fondant n* 4^ une et demie : broyez-les à l'eau pour l'usage.
En variant les proportions de minium et d'antimoine, on obtient diff^érentes nuances de couleur.
Autre jaune. Prenez trois parties en poids de plomb en feuille, et une partie d'étain fin ; faites-les fondre dans une cuiller de fer ou dans une capsule ; enlevez la croûte qui se forme à la surfade par un effet de roxidation : quand il s'en sera produit une quantité suffisante, placez- la sous la moufle, que vous exposerez à un feu modéré, pour calciner ou oxider complètement toutes les portions restantes à rétat métallique. Mêlez sept parties et demie avec une partie d'oxide d'antimoine et autant de litharge; chauffez sous la moufle, po^ir que les ingrédiens se lient bien entre eux, mais sans entrer en fusion complète. On emploie pour ce jaune le fondant indiqué pour le précédent.
Orangé, On broie daps un mortier douze parties de minium, une partie de sulfate de fer rouge, quatre d'oxide d'antimoine et trois de silex pulvérisé; on chauffe au degré nécessaire pour opérer ramalgamo>
DBS ABTS 11 METIEBS. ^47
en évitant la fasion^Mmplète : on prend une partie de ce mélange et deux et demie du fondant n* 7 , et, après avoir pulvérisé le tout, on le conserve pour l'usage.
Rouge foncé. AiouteK* à une partie de sulfate de fer calciné , foncé , trois parties du fondant Uo 7 ; réduisez en poudre.
Rouge clair. Une partie de sulfate de fer rouge, trois parties du fondant n*" 1 , une et demie de plomb; pulvérisez.
Rouge brun. Une partie de sulfate de fer brun , trois parties du fondant n** 1 ; réduisez en poudre.
Brun de Vandyk. Faites fondre dans un creuset une partie de limaille de fer et trois du fondant no 4 ; retirez le mélange avec des pinces (1)9 car la forte proportion du métal Tempêcherait de couler aisément : on en prend cinq parties auxquelles on ajoute une partie d'oxide noir de cobalt, et on pulvérise.
Autre htun. On fait calciner, pour en former un amalgame, deux parties et quart de manganèse, huit et demie de minium, quatre de sUex pulvérisé. Ou prend une partie et demie du mélange, on y ajoute quantité égale de la composition précédente, et une partie du fondant n^ 4f et Ton pulvérise.
Noir pour peindre et pour mêler avec d'autres couleurs. Concassez en petits morceaux de la terre
(i) Dans le cas où Ton n'aurait pas de moufle, on pourrait se servir d\in creuset de i ligne i/a d'ëpaisseur, et dont l'intérieur sera récuré avec du silex pulvérisé ou frotté avec de la poudre sèche. Quand les matières sont presque fondues, de manière k former un amalgame parfait, on les retire sans perte*
a4d l'Es SECRETS MODERNES
d'ombre ^ et faites-la calciner jusqu'au noir dans un creuset; lavez à l'eau bouillante, et séchez. Prenezen dix parties, autant d'oxide noir de cobalt, dix et demie de flint-glass ou verre blanc, sept et demie de borax , douze de minium. Calcinez le tout ensemble, et ajoutez à deux parties de ce mélange une partie du fondant n"" 4 5 Croyez à l'eau.
On peut composer d'autres noirs en variant les proportions, et en remplaçant la terre d*ombre par le manganèse. «
Autre noir. Broyez à l'eau une partie de terre d'ombre calcinée au noir , une et demie d'oxide noir de cobalt, une et demie d*oxide noir de cuivre, trois du fondant n^ 4* Quand la poudre sera sèche, mettez- - la sur un morceau de tuile préalablement frotté avec du silex pulvérisé, et placez-la ensuite sous lamiouûe exposée à un feu de charbon. La calcination étant opérée au point que les ingrédiens forment un amalgame parfait, on y ajoute une partie et demie du fondant n<> 4* ^^ P^^^ durcir la composition , si on le juge nécessaire, en y mêlant un peu d'oxide noir de cobalt.
Noir pour tracer sous tes verts et pour ombrer. Broyez à l'eau et calcinez sous une moufle à une très-forte chaleur, cinq parties de manganèse et une de safre.
Très-beau noir pour faire les fonds ou pour préparer, mais qui se mêle difficHement avec d^autres couleurs. Broyez à Teau une partie d'oxide noir de cuivre et deux du fondant n*' 4*
Fritte pour les verts transparens. Faites fondre dans un creuset trois parties de silex pulvérisé, trois
DES ARTS ET METIERS. !l49
du fondant no a, une et demie de verre noir, sept et demie de minium, deux et demie de borax , une et quart d'oxîde vert de cuivre. Après avoir retiré la masse, brojez-la dans un mortier de porcelaine.
Vert, Broyez à l'eau trois parties de la fritte verte et une et demie de Témail jaune dont la composition est ci-dessus indiquée. Si cette couleur n'est pas assez dure, ajoutez-y du jaune de Naples.
Autre vert. Broyez à Teau cinq parties de fritte verte, une demie du fondant n® a, deux et demie du fondant n^ 6.
Les nuances de vert pour la peinture en émail s'obtiennent en mêlant ensemble, en diverses proportions, du bleu et du jaune^ ou du bleu et de l'orangé, etc.
Bleu. On broie, dans un mortier de porcelaine, quatre parties d'oxide noir de cobalt , neuf de silex pulvérisé, ?t treize de nitre; on fait chauffer ce mélange dans un cr^j^et à feu très-vif de coke ou de charbon, et lorsqu'il est parfaitement fondu (i), on le pulvérise; après l'avoir lavé à l'eau froide,, on le fait sécher. On en prend une partie, on y ajoute autant du fondant n^ 5, et on broie le tout à l'eau.
Autre hleu. Faites fondre ensemble parties égales d'oxide noir de cobalt et de borax; à deux parties de ce mélange ajoutez^en dix de verre bleu et une demie de minium ; chauffez à un feu très-vif. Si ces
(i) Si celte composition B*e8t pas asseï fluide pour couler librement,' lorsqu'elle est fondue on y plonge un barreau d*acier auquel elle s'attacbe. On prépare aussi les bleus dans des creusets frottés intérieurement avec du silex pulrérisé, comme nous TaTons fait obserrer plus haut.
aSo LES SBCBBTg MODEBBTES
bleus sont trop mous , on y mêle un peu de safre ; dans le cas contraire, un fondant composé de deux parties de verre bleu et d*une partie de borax.
Pourpre. On commence par faire dissoudre » jus-' qu*à saturation 9 de iW fin en grains dans une eau régale préparée avec une partie ou mesure d'acide nitrique très-concentré 5 trois d'acide muriatique, et autant d*eau distillée : la solution , contenue dan» une cornue de verre, est placée sur un bain de sable près du feu. D'autre part on verse de i'étain fondu dans de Peau froide; on en prend une partie des morceaux les plus nets pour quatre parties de Teau régale, étendue d'eau comme nous venons de l'indiquer; on expose la solution à une chaleur modérée dans une bassine couverte : lorsque l'étain est entièrement dissous, on y ajoute parties égales d'acide nitrique fumant et d'étaîn , et on couvre la bassine pour empêcher le dégagement des vapeurs. Après 34 heures de repos, on verse ulj^peu d*eau distillée dans la solution, que Ton conserve pour l'usage dans une fiole bien propre contenant quelques grains d'étain. Si la liqueur est préparée avec soin , elle sera, an bout de 4 à 5 jours, d'une couleur foncée, mais très-limpide, et susceptible d*entrer dans la conyposition du pourpre, qui se fait de la manière suivante: Prenez de la solution d*or, une quantité suffisante pour colorer en jaune pâle l'eau di8til)ée, et ajoutezy goutte à goutte la solution d'éîain; il se formera aussitôt un très-beau précipité pourpre, qu'on jettera dans un vase contenant quelques fragmcns d'étain fondu.
Oa continue de mêler les dissolutions jusqu'à ce
DES ^i&TS ET MÉTIEB8. a5l
que la liqt^ur ne soit plus troublée ; on lave le précipité plusieurs fois dans de Teau chaude ; on le filtre à travers du papier Joseph posé sur un canevas; et, pendant qu'il est encore humide , ou le mêle en di-* verses proportions avec le fondant n° 4 pulvérisé très-fin. On ne peut juger de la ricliesse de la couleur qu'après qu'elle a été broyée sur la glace , opération qui devra se faire avant que le précipité soit parfaitement seo.
Vingt-quatre grains d*or précipités par ce procédé, exigeront deux onces de fondant : nous indiquons ces proportions à ceux qui n'auraient pas Thabitude de ce travail.
Rose. A une solution saturée d*or dans Tacide nitro-muriatique (contenant 24 grains d'or), étendue de cent fois son volume d*eau distillée chaude, et tenant vingt grains d*alun en dissolution , ajoutez , goutte à goutte ; de l'ammoniaque caustique , jusqu'à ce que la liqueur ne se trouble plus ; lavez le précipité plusieurs fois à l'eau chaude ; mélez^y deux onces du fondant Oo 5, et autant du fondant no 4; broyez le tout, encore humide, sur une glace, et ajoutez «y, feuille à feuille, 16 feuilles d'argent battu. La couleur étant bien broyée ^ laissez-la sécher sur la glace 9 d'où, après l'avoir enlevée, on la met dans des bocaux de verre pour la conserver. On' fait aussi quelquefois le rose sans alun.
Cette couleur prend une teinte grise ou ardoise quand on la broie; mais elle tourne au rouge en l'exposant sous la moufle à une chaleur modérée. On peut néanmoins l'employer dans l'un et l'autre état; si elle est trop jaune 9 on y ajoute un peu de
aSa LBS SBCBBTS M0DBBNE8
pourpre^ et si elle est trop foncée , un peu d'argent en feuilles.
Autre rose. On broie à Teau une once de pourpre préparé comme ci-dessus, trois onces du fondant n** 5, et dix grains de chlorure d*firgent: si la couleur est trop foncée^ on y ajoute encore un peu de ce dernier ingrédient.
Btanc opaque. Faites calcinera blano^ dans un creuset placé sur un feu de charbon , des râpures de corne de cerf; mêlez-en une quantité quelconque avec égale portion du fondant n^ i ^ et broyez à l'eau.
Ou bien » broyez de même et faites calciner sous la moufle une partie d'émail blanc de Yenise» et un quart de partie du fondant n^ 8.
Celte couleur s^oblient aussi avec le fondant n^ 2 pulvérisé, lavé, et calciné sous la moufle.
Il est'très-aîsé de produire une grande variété de nuances, en combinant en diverses^ proportions les couleurs que nous venons d'indiquer; c'est à l'artiste expérimenté à juger de celles qui lui conviennent le mieux. L'auteur s'est borné à donner les procédés qui sont d'une application immédiate à la pratique.
Nous ferons observer, relativement à l'emploi du borax dans la composition des fondans, que cette matière facilite sans doute la fusion , mais que les artistes ne pourraient en faire un usage fréquent sans nuire à la durée de l'ouvrage , parce qu'elle est sujette à l'efflorescence étant exposée à l'air; défaut auquel on ne peut reiïiédier quand le borax entre dans la préparation des couleurs propres à la peinture sur verre.
BBS ÀETS ET MitlEBS. a$3