DES ADTS ET MÉTIERS
onces d'eau-forle, qui fixe la couleur et termine l'ol>ëratJoii plus prompletncut.
Vert éritfant.
Tout obtenir un très-beau vert, on emploie les mêmes ingrédiens et procédés que dans la teinture en jaune, mais on supprime l'eau-forte, et on la reaiplace par une quantité eulBsaDte d'indigo dissous dans l'acide sulfurique.
Rouge brillant.
On obtient un beau roug'e en mettant quatre livres dépendre de Brésil, très-pure, dans quatre gallons d'eau. Après avoir fait bouillir le bois pendant trois heures , on jette dans la chaudière deux onces d'alun et deux onces d'eau-forte. On cesse alors de faire bouillir le bain , et on se conlenle de l'entretenir tiède, jusqu'à ce que ta teinture ait produit tout l'elTet que l'on désire.
C auteur pourpre.
On teint en pourpre avec deux livres de bois de Gampéchc, réduit en copeaux, et une demi-livre de poudre de Brésil, pour quatre gallons d'eau, qu'on fait bouillir pendant trois heures au moins, après quoi on ajoute six onces de potasse calcinée ou purifiée. On n'obtient la teinture qu'après un certain nombre de jours, pendant lesquels on recommence à la faire bouillir deux ou trois heures chaque fois, iusqu'ù ce que la teinte soJl donnée.
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^Couleur rangée.
On commence pa? donner au bois, par le procédé indiqué plus haut, une teinte jaune très-foncée , et^ sans le laisser sécher» on Ijb met dans la teinture du beau rouge» où on le laisse iusqu*à ce qu*il soit suffisamment pénétré par la couleur.
Je finirai par quelques observations néœMaires. I/eau qu'on emploie doit too|ours être légère» c'est? è-dire qu'elle doit dissoudre promptement et complètement lesayon. Il pst |ndiq[iei|sable qu'elle soit trës-limpîde.
On prend garde qu'il n'y ait quelques parties dii bois sur lesquelles la teinture soit moins complète, ce qui arriverait certainement si l'on chargeait les pièces avec des pierres, ou si on les laissait surnager. Pour parer à ce double inconvénient, et laisser les pièces qu'on veut teindre très-libres, sans leur permettre cependant de remonter à la surface , on tend dans la chaudière de petits cerceaux qui contiennent les bois sans les presser.
Ce qu'on fait en Angleterre pour les meubles creux, pourrait être également appliqué aux planchers et aux boiseries ; mais les premiers sont toujours couverts de tapis ^ même chez les plus modestes paysans, et il existe peu de boiseries qui ne soient peintes à l'huile.
Pression atmosphérigtiô utUisée.
' l>epuis peu, il s'est élevé à Glascov, en lîçosse,
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une manufaclure de moiicholrs en couleur rouge d'AnJrinople, avec des dessins blancs tranchans. On ne peut obtenir ce résultat qu'en décoloranl le fond sur tes places qui doivent reMer bltinches, puisqu'il est impoiisible d'employer un maslic de réserve qui ne se dissolve pas dans tous les apprêts nécessaires pour donner le beau rouge d'AndrioopIc, et qui puisse disparaître ensuite lorsque l'opération est terminée. Aussi n'est-ce pas le moyen qu'ont tenté les ingénieux manufacturiers qui ont parfaitement réussi dans le procédé qu'ils ont imaginé.
Ils ont employé avec beaucoup d'art la pression atmosphérique pour obtenir l'effet désiré. Voici les moyens qu'ils ont mis en pratique :
Après avoir teint d'une manière uniforme la pièce de colon qui contient douze mouchoirs, ils la partagent eu deux parties égales, dont chacune est composée par conséquent de six mouchoirs qu'ils plient exactement l'un sur l'autre, de la grandeur juste d'un mouchoir. Ils placent ces six mouchoirs sur une plaque de plomb, assez épaisse, qui porte en creux profonds les dessins que l'on veut former sur chaque mouchoir. Ces diverses cavités sont terminées par un trou rond qui traverse la plaque. Une autre plaque de plomb semblable est placée au-dessus des six mouchoirs. Ces deux plaques portent identiquement le même dessin , et toutes les parties de la plaque supérieure correspondent parfaitement aux mêmes parties de la plaque inférieure. On place cet assembbge sur le plateau d'une presse hydraulique très-puissante.
Les plateaux de cette presse sont très-éçais^ «.t
588 l'Es SECRETS MODBEVES
sont formés obacun de deux plaques en fonte. La première^ c'est-à-dire celle qui touche iquopiédis^tement le plomb , porte autant de trous xon^a que la plaque de plonibi et en forme la contipuité. dase^ eonde, sur laquelle celle-ci repose > porte ^ au aUlÎQa de sa surface 9 un trou de i% à 18 lignes de 4MMraMr« qui la traverse de part en part. Ji^le a ^eplcui, tur la surface qui ^st couverte par la preqoiiëre ^ des^pelitcs rigoles horizontales qui» d*un çôlé, a)>QV|tissen^ ^i^ trou principal > et , dç Tautre $ au petit Uoa v^rUcaJ qui correspond à chaque pièce 4u 46Si|in«
Le trou principal, du plateau ipfi^iciç^r cprimppqd à une machine pneumatique à un seul p^loa.el d'une constructioQ ingénieuse. Le trou pripcipiaLau* périeur correspond à un vase qu'on remplit 4<e oUore liquide. Des robinets placés aux endroits coAveoid^les éta^blissent^ quand il le faut» une comxnuuîcatioo entre la partie supérieure et la partie ipfëriciurç de Fappareil.
Tout étant ainsi disposé, on place les six 91QUchoirs^ pris entre les deux plaques de plon^>y sur le plale^u inférieur; on élève le tout jusqu'au plateau supérieur f en faisant mouvoir la presse, avec la précaution que les quatre chevilles fixées aux quatre cçias du plateau inférieur entrent exactement daq^s les quatre trous pratiqués aux deux plaques de plom)> et au plateau supérieur; ce qui donne la certitude que toutes les pièces sont ^d^m leur place convenable. On serre, alors autant quç, la force de la presse
pev^t le permettre.
On aperçoit facilement ce qui doit se passer sut /e^.^ix mouchoirs : toutes les parties du fond qui ne
tTSi ittS ET UETIEBS. 399
doivent pas être décolorées sont très-fortement pressées . tandis que les autres n*cprouvent aucune pression. On ouvre le robinet inférieur, et, à l'aide de la machine pneumatique, 00 fait le vide aussi parfaitement qu'on le peut. Alors on ouvre le robinet supérieur, ce qui établit une communication avec le vase rempli do cblore ; celui-ci, poussé par la pression atmosphérique , passe à travers la toile teinte et décolore toute la partie qui se présente à son action, laquelle est déterminée pnr les dessins creux pratiqués dans les plaques de plomb, sans pouvoir s'insinuer dans les autres part ies de ta toile , à cause de la forte compression qui s'exerce sur elle.
Lorsqu'on a fait passer tout le chlore qu'on avait mis dans le vase supérieur, et que, par des expériences antérieures, on a reconnu nécessaire pour opérer une parfaite décoloration, on remplit le même vase d'eau pure, on fait le vide de nouveau, avec les mêmes précautions que nous avons indiquées plus haut, et l'on fait passer l'eau à travers la toile de la même manière qu'on a fait passer le chlore. L'eau lave la toile et emporte le chlore qui était resté dans le tissu et aurait pu l'altérer. On y passe ensuite une eau acidulée d'un quarantième d'acide sulfurique, pour enlever les parties jaunâtres qui restent souvent sur la toile, et on lave ensuite à grande eau,
L'opération est alors terminée ; on desserre la presse, et l'on retire les mouchoirs, qu'on lave de nouveau avec soin. Les dessins sont d'un blanc éclatant. On donne les derniers apprêts.
Si l'on désire que les dessins soient d'uut a».\.t>s
SgO LES 8BGRBT8 MODElSKi
couleur, on ne desserre la presse qu^après que les opérations que nous venons de décrire sont terminées ; mais j apr^s que la partie qui forme les dessins est décolorée 5 on y introduit la couleur désirée* On Tait d'abord le vide^ on place dans le vase supérieur la couleur bouillante 9 on ouvre le robinet, et Ton fait passer la couleur de la même manière que nous avons dit qu'on faisait passer le chlore et i*eau; alors la toile se trouve teinte de la couleur proposée. On laisse sécher sur place. Cette dessiccation a*obtlent promptement et facilement par le moyen do vide, en plaçant dans la cloche de la machine pnenmalique du muriate de chaux desséché , ou de l'acide talfarique. Ces procédés sont connus , nous nous dispenserons de les décrire.
Lorsqu'on s*aperçoit que la dessiocatlon est complète , ce qu'indique l'état du muriate de chaux » on desserre la presse, on retire les mouchoirs, on les laisse sur la couleur pendant vingt-quatre heures, on les lave ensuite, et on leur fait subir les derniers apprêts.
On peut aussi, à la manière ordinaire, et à l'aide des planches destinées à cet objet, imprimer sur les parties blanches, des fleurs et des dessins nuancés; mais il faut pour cela que les parties blanches soient parfaitement dessinées, et qu'elles ne présentent aucune incorrection.
Lae-iafce et Lac^dye, — Moyen» de Us approprier aux opérations de ia teinture.
Jfpus recevons de l'Inde, outre les laques en bâton.
DBS mis ET HEiiEBs. ^gi
en graiu et eu écaille , i|ui servent dans la fabrîcalioa de In cire à cacheter et des vernis, deuic produits tinctoriaux retirés de la laque : ils sont en morceaux de '2 à 5 pouces de côté sur un pouce d''épaisseur ; leur couleur est le violet terne; leur cassure est compactcet comme résiuease; c'est ce qu'on nomme : 1° lac'iake, c'est-à-dire, en anglais, laque de ré" sint laque. On assure que celte préparation s'obtient en lavant à diverses reprises la gomme laque pulvérisée, avec de l'eau bouillante légiireoieut alcalisée par la soude. On enlraiue ainsi en solution la matière culoraule; mais elle est accompagnée de beaucoup de résine. On ajoulo dans celle teinture une dissolution d'alun, et tout e»t précipité : c'csl là ce qu'on nomme le iac~lakc, qui est évidemment formé par la réunion de l'alumine, de la matière colorante et de la résine. On prétend que celle-ci foruic environ uu tiers du poids total, et que l'alumine y entre pour uu sixième. Bdnckroft assure que le lac-lake contient en outre : d'abord une matière mucilagineusc provenant d'un arbre de l'Inde , connu dans le pays sous le nom de LodUg et qu'on y ajoute oommo étant utile à celle préparation; ensuite du sable ou autres matières étrangères , qu'on y incorpore frauduleusemeot. — a" Une autre composition du même genre, que nous recevons également de l'Inde, est celle connue sous la dénomination de /ac-c/^e, qu'on peut traduire de l'anglais en français par laque à teindre : elle diffère fort peu de la précédente ; mais il parait qu'on n'eu counait pas bien précisément la composition. Il est certain seulement qu'elle coulient aussi beaucoup de résine, el que cependant la. aia.<.vï.ï%
39^ ^^^ SECRETS MODEBms
coloraute y est assez libre pour être légèrement attaquée par Teau. Néanmoins 5 pour la r,endre propre à Tùsage de la teinture « on est obligé de dégager encore davantage cette matière colorante^ «t^de I4 débarrasser d'une graude partie de sa ré&ine : c'est pour arriver à ce bat qu'on lui £ait subir dlflEëieiites préparations^ dont plusieurs personnes veiUent ep» core faire mystère.
Lorsqu'on traite le lac-dje jpar deTeau alcalis^ 1 la résiné et la matière coloranfe sont dissoutes; mAÎs on ne peut tirer aucune teinture ^e. celle soUit^ tant que Talcaii n'est, pas saturé; et, quand on le sature 9 la résine S:é précipite juresqu^ en méiuc( temps que la matière colorante f et» si Ton w^ se.hAtis 4'^n filtrer la solution 1 la résine se dépoie p^r^ natat^fts jur rétoffe» et rendommajge plus ou joniiisv II d^j^nt donc extrêmement difficile , à raison d^ œl ioconvé*" nient ^ d'obtenir quelque succès avec les alcalis. Toutefois l'ammoniaque et la soude offrent plus d'à* vanlages, et méritent la préférence sur la potasse»
Les acides sont les meilleurs agens auxquels on puisse avoir recours pour dissoudre JU matière coin* rante du lac-dye, et Tapproprier aux besoins de la teinture. Parmi les acides » le sulfurique est celui de tous qui présente le plus d'avantages, ^t sous le. rapport de l'économie» soit sous le rapport de la matière colorante elle-même, qu*il n'altère pas sensiblemient lorsqu'il est employé d'une manière con« venable 9 ce qui exige quelques précautions que nou^ allons indiquer. La première, et qm est la plus e»^ sentielle de toutes, est de réduire leiac-dye à. un trè^-g^rand état de ténuité» afin d'enlever la matière
fiEH itBTS ET nÉ-riEBS. 5gS
colorante avec emploi de la moindre qiianlilé passible d'acide. Cette pulv<:ri?atioii peut s'opérer par les moyens mécaniques ordinaires, et absolument de la mËmc manière pratiquée pour l'indigo; mais il est essentiel de connaiire la proportion d'eau qu'on y ajoule , afin que l'acide sulfurique soit touiours employé ilans un même rapport : ainsi la pâte du lacdye broyé doit oontenir a parties d'eau avant d'être mélangée avec l'acide sulfurique. Celle mixture so fait ordinairemeot dans nii vase de plomb, Sur 4 livres de lac-dye sec, broyé avec 8 livres d'eaa, on ajoute 3 livres d'acide sulfurique concentré ; on délaie le tout trës-eiaclement, puis on laisse en macération pendant vingt-quatre heures en été, et quaranlehuil heures en hiver. Après ce temps , on verse sur lé mélange 4 pintes d'eau bouillante par livre de laclake sec; on agite, el on laisse reposer encore vingtquatre heures avant de décanter la solution claire. On verse après sur le marc une nouvelle quantité d'eau bouillante, qu'on soutire ensuite de la même manière. On réitèro ce lavage tant que l'eau se colore d'une manière sensible; et, si l'opcfralion a i\!& bien conduite depuis le commencement^ le itiarc , traité par le sous-carbonale ilc soude tn solution, ne doit pliin communiquer aucune couleur rouge. S'il en était autrement , il fauidrait reprendre ce marc par une pelile proportion d'aciile, et recommelicér toute la série de traitement, si l'on jugeait tontefois que la quantité de matière ctilbr'atile qui reste eti valût les frais et la peine.
Quand on a réuni ainsi dans uh même vAse toute la matiërc colorante eu solution, il fiivil, ^ovw \».
3^4 i-^S 8ECnETS UODEHRM
rendre propre à la teinture , en séparer la majetire partie de l'acide sulfurique , dont la proportion est assez considérable pour dt:l(!riorer les tissus qu'on y ploDgerait, On ajoute doDO à la liqueur a livres de chaux par 5 livres d'acide, et l'on élimine, par ce moyeu, à peu près les quatre cinquièmes de l'acide, qui se séparent à l'étal de snlfale de chaux, sans entraîner aucune portion de matière colorante. Il est bien entendu qu'il faut que la chaux soit d'abord éteinte avec un peu d'eau pour la bien diviser, puis délayée en consistance de bouillie très-claire, avant d'être ajoutée à la solution acide.
On conçoit que si l'on salur.iit la toIaUlé de l'acide, la matière colorante se préci pilerait en même temps, et que le but ne serait pas rempli : c'est donc pour ce motif qu'on laisse environ le cinquième de l'acide ; proportion suQjsante pour rclenir la totalité de la couleur en dissolution, mais trop faible pour nuire aux (issus. Ainsi on peut sans nul inconvénient se servir de celle préparation comme d'une faible décoction de cochenille; mais bien que ces manipulations soient simples et peu dit^pendieuses, elles offrent encore assez d'embarras pour qu'on ait cherché à les éviter, en se bornant tout simplement à mélanger au lac'dje la quantité d'acide nécessaire pour rendre lu matière colorante ^oluble , et altérer asseï la résine pour détruire la combinaison dans laquelle elle se trouve engagée. C'est ce qu'on pratique assez généralement, et l'on trouve dans le commerce du lacdye pulvérisé et mélangé d'avance avec la proportion d'acide convenable, en sorte qu'il n'y a plus qu'à le mettre dans le bain de teinlure pour s'en servir.
bES iBTS ET HÉTIEaS. SqS
Celle deuxième manière de préparer le lac-dye nécessite, comme on le prévoit, d'employer une moindre pioportioa d'acide, el on la réduit à demiparlie pour le lac-lake, et deux tiers pour le lac-dye. Du reste, la manipulation est absolument la même que dans le cas précédent, c'est-à-dîte qu'on pulvérise, qu'on humecte et qu'on ajoute l'acide de la même manière. Deux à trois livres de lac-lake, suivant la qualité , et un peu moins seulement de lacdye, peuvent produire l'effet d'une livre de cochenille; maïs il est nécessaire, pour obtenir la même vivacité, d'employer un sixième ou un huitième de plus de dissolution d'étain , afin de s'opposer au ton cramoisi donné par l'alumine contenue dans le laodye , et qui se trouve entraînée par l'acide.
Un grand avantage que le lac-dye a svt la coolienillCj c'est que non. seulement sa couleur est bien plus solide > mais qu'avec elle l'écarlate s'obtient plus, facilement et à moins de frais.
Voici la manière d'emi>loycr le lac-dye pour lu leinlurc écarlale. Eo généralj il faut d'une once et demie jusqu'à deux onceii un quart de lac-ilye , préparé comme nous venons de le dire, par livre de laine ou de drap , suivant la richesse et le nourri de la nuance qu'on veut obtenir; ainsi, terme moyen, on prend pour une livre de laine ou drap, a onces Uo lac-dye préparé , 3 onces de crème de tartre , cl 6 ouccs de composition faite avec i livre d'eau, a onces étain pitr, et a onces sel ammouiac, ou 5 ouce.-i sel marin. Si l'on veut avoir une couleur bien brillante et tirant un peu sur le clair, on ajoute uue once fustet d'Italie; mais il faut avoir soin de le m.^i.u%
Sg8 LES BSCBEIS MlODEElitES
dau9 UD petit sao de toile, aii d de pouvoir ffinlerer à volonté.
Tous ces ingréiliens iic doivent pas être ajoutés en mënie tempu : on commence , iursquc l'eau e^t chaude, par mellre le fii8tet, si l'on juge à propos d'en ajouteri et lorsque la tcnipérulure est au poiut d'ébullition ou à peu près , on y met la crème de tarlrc, puis le lac-dye, et enfin la composition. On laisse jeter un seul bouillon, dune minute environ; on rafraîchit aussitôt aûa d'arrêter l'ébullition , el l'on y plonge la laine ou le drap, qui auront été préalablement mouillés, et l'on procède à l'ordinaire. On élève jusqu'au bouillon, et on le soutient pendant 4u ou 5o miimles, temps sutBsanl pour que l'opération soit terminée.
Il est essentiel au succès de l'opération que la composition d'ètuin soit toujours récente.
Les acides ont, comme oii le sait, rincoDvéaient de donner un peu de rudesse à la laine. Pour y obvier, on peut saturer une partie de celui du bain, en ajoulanl d'une Sx deux livres au plus de carbonate de soude par livre d'acide employé. Le sulfate de soude qui en résulte est loin de nuire à la nuance de l'écarlale.