‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 5 sur 54 · GRAVURE · texte numérisé non relu

GRAVURE

Préparation des planches de cuivre pour la

gravure.

Le ehatutronnier-pianeur fait sept opérations dif» férentes pour rendre son ouvrage parfait, i** Il gratte le cuivre avec un instrument tranchant nommé grattoir, pour en enlever toutes les parties grossière»^ a* Il étire la planche, c'est-à-dire qu'il la forge avec un marteau dont la lêle est large et presque tran- ^ chante. Le cuivre , dans cette opération , s*étend dans tous les sens d'un cinquième; les bords deviennent Inégaux ; il les redresse d'un coup de cisailles. 5o II dresse la planche , c'est-à-dire qu'il la forge avec un marleau dont la tête est unie » sur une enclume couverte de parchemin , afin de faire disparaître toutes les inégalités qu'avait laissées la panne du marteau dans l'opéralion précédente. 4^ Il plane ou (ente la même planche ^ a6n d'en rendre la surface parfaite* ment lisse : il se sert pour cela d'un marteau dont la tête est plate et polie 5 sur un tas presque plat et pareillement poli; il en égalise l'épaisseur. 5* Il ponce ie cuivre, c'eot-à-dire que, pour enlever toutes les inégalités que le marteau, dans la quatrième opération, y a laissées, il frotte la planche dans toute son étendue avec une pierre-ponce bien plane, en décrivant des cercles. Il arrose d'eau la planche au fur el à mesure qu'il ponce. Le cuivre, pendant cette opération, est fixé sur une planche un peu inclinée, sur laquelle il est retenu par quatre çeV\le« \^w\\^% x

ào LES skcaETs modeeAés

la planche est posée sur un baquet plein d*eau pure* 6* Il charionne, c'est-à-dire que, le cuivre étant disposé de la même manière que pour la cinquième opération , au-dessus d*un baquet plein d'eau légèrement acidulée par de Tacide nitrique, Touvrier adoucit au charbon \à surface du cuivre, pour en enlever les traits qu*a faits la pierres-ponce. Il se sert d*un morceau de charbon de bois blanc , dont il enveloppe la partie supérieure d*un petit chiffon. 11 arrose continuellement le cuivre d*eau acidulée , qui redescend dans le baquet en entraînant les ordures, à cause de la pente qu'on lui a donnée. 70 Enfin, lorsque tous les traits sont enlevés, pour dernière opéra^on , l'ouvrier poUt , ou mieux dit , il hrunit le cuivre. Il le nettoie bien et le sèche de toute rhùmidite qu'il a contractée dans l'opération précédente; il le fixe de même par quatre pointes sur une planche sèche ; et, à Taide d*un brunissoir, il abat toutes lef petites éminences qui sont sur sa surface , et lui donne le poli^ en aidant l'action du brunissoir pai quelques gouttes d'olive qu'il répand à propos.

C'est dans cet état que les planches de cuivre soni livrées au graveur.

GRAVURE JL Xt^EJLlI-FORTE.

( Co mémoire de M. Edmond Turrell est extrait du 43* vol Aes Transactions de la Société des Arts de Londres. }

On doit dire d'abord que lorsqu'on grave à Teauforte, on couvre la surface entière de la plancha métallique à'ont couche d'une composition inatta

DBS AAT8 ET m£tiEBS. SI

qoable par ce mordant; et que la pointe , sans atta« quer la surface du métal ^ trace dans cette composir» tijon des lignes qui , en mettant le métal à découvert , permettent au mordant de le creuser.

Le mémoire de M. Edmond Turrell (de clarendon êquare) a pour objet les substances qui forment la composition du vernis.

Gomme il ne suffit pas, dlt-îl, de faire une prépa-r ration et d'établir qne proportion exacte des matières qui forment la composition ; comme de la pureté et de la bonne qualité de ces matières, d(^pendent presque toujours les succès du graveur, je donnerai en commençant des indications certaines sur cet objet important.

L'asphalte est la substance principale et réellement indispensable de la composition , et je ne crois pas qu'il existe dans la nature une matière quelconque qu'on puisse lui substituer sans inconvénient majeur. En sorte que, s'il est de mauvaise qualité, il devient impossible de remédier aux défauts que produit son impureté.

L'asphalte, qu'on nomme aussi la poix de Judée, est un bitume minéral solide , que plusieurs naturalistes croient provenu d'un pétrole fluide, auquel la nature a donné de la consistance en le soumettant à une évaporalion.

Mais il est une autre substance .qui lui ressemble à tel point, qu'il est indispensable' d'avoir des moyens sûrs de les distinguer l'un de l'autre.

Le goudron produit par la distillation du charbon déterre, dans l'extraction dU gaz pour l'éclairage, ressemble tant au pétrole, que lorsqu'il ealbV^n ^t^t

la 1B8 SECRETS MODERNES

paré et durci par une évaporation lente et bien ménagée, il se convertit d*abord en poix minérale, et finit par avoir toute Tapparence de Tasphalte naturel , sans en avoir identiquement les bonnes qualités.

Dans les vernis grossiers» par exemple pour les impériales des voitures, et sur la surface des métaux qu'on veut mettre à l'abri de Toxidation , cet asphalte artificiel n'a pas moins de qualité que celui qui nous vient de la Syrie, et dont il est fort difficile de le distinguer» quoique des yeux très-exercés le trouvent d'un brun plus foncé , moins fin et moins brillant.

Mais heureusement il est d'autres moyens plus certains d'éviter d'être trompé.

Placé sur un fer rouge, l'asphalte artificiel produit une vapeur pareille à celle de la houille par l'odeur; il y laisse des traces charbonneuses, après sa com>^ ];)ustion.

Cet asphalte est toujours mêlé de soufre et d'ammoniaque, qui produisent sur le fer rouge Todenr nauséabonde, qui forme comme le cachet principal de la différence entre la substance artificielle et la substance naturelle.

Or, l'eau-forte qu'on emploie pour graver ayant de l'affinité avec l'ammoniaque, il en résulte qu'elle agit dans d'autres places que celles qui lui ont été tracées par la pointe, ce qui rend l'asphalte artificiel tout-à-fait impropre à cet usage. En effet, ou n'est jamais assuré que les lignes et les traits demeureront intacts quand on en fait usage, tl arrive même souvent que la planche reçoit des taches , ce qui réduit

DBS ÂETS KT MillEBS. a5

le graveur^ même le plus habile 9 à la malheureuse nécessité de ne faire qu'un mauvais ouvrage.

L'asphalte naturel et pur , soumis à Tépreuve du fer rouge, se dissipe presque entièrement eu vapeur, et son odeur, loin d'être nauséabonde, platt à beaucoup de personnes.

Il se dissoul entièrement dans l'essence de térébenthine, avec laquelle il forme un vernis inalta* quable par l'eau-forte , et dont plusieurs graveurs > couvrent les L'gnes déjà assez mordues de leurs planches, pour empêcher qu*elles ne se creusent encore y davantage.

J'ai acquis l'assurance que la surface de l'asphalte pur n*est jamais affectée par aucune influence atmosphérique , ce qui pourrait nous expliquer pourquoi les Égyptiens eu couvraient leurs momies. I La seconde substanceT dont l'importance n*est ! guère moins grande dans la composition du vernis \ pour la gravure, est la poix de Bourgogne.

La meilleure est celle qu'on achète en vessies ; elle doit être d'un jaune paille foncé, et epaque. Lorsqu'elle est vieille, sa surface prend de la transparence, et elle s'écrase entre les doigts, sans doute parce qu'elle a perdu une partie fie son huile essentielle. Elle convient donc moins que celle qui est plus fraîche, en ce qu'elle concourt moins puissamment à la dissolution de l'asphalte.

La troisième substance qui entre dans la composi* tisu , est la cire vierge. Celle qui vient des Indes orientales est , pour cet usage principalement , trèssupérieure à celle d'Europe, et surtout à celle de la ( GranderBretagne, tr^s-souvent sophistiquée avec de

a 4 l'BS SEjCEETS H0DBENB8

la graisse de daim« qui nuit beaucoup à Tadhéreoci de la compositioD sur la planche métallique. Or cett< adhérence est indispensable.

Mais on reconnaît facilement la sophistication parce que la cire dans laquelle elle existe est plui douce et même un peu visqueuse au toucher; ei parce qu'elle est plus opaque 9 lorsqu*on la met ei face d*one lumière.

Si Ton frotte avec un linge un morceau de cire biet pure, sa surface prend un poli très-brillant qu*il es impossible de donner à la cire sophistiquée. La mémi différence quant au poli se retrouve à la surface dei écailles qu^on enlève avec un couteau sur les dem espèces de cire.

J'ai dû entrer dans ces détails minutieux, parci que la pureté des ingrédiens est ici de rigueur absolue 5 et i*aioute:

i* Qu'il est absolument inutile d'en em^ployei d'autres;

90 Qu'il est indispensable de se procurer de l'asphalte naturel, n'importe à quel prix, parce que sani lui il n'y a aucuQ succès certain à espérer, même d( I9 main )a plus ex/ercée.

Compoêition et préparation de$ ingrédiens.

1* On brise l'asphalte en petits morceaux pour ] découvrir toutes les parties terreuses ou hétérogène; avec lesquelles il pourrait se trouver muèlé ; • •

a* On le réduit en poudre très-fine, et pendani qu'il est sous le pilon on a grand sojn de le neltoyei cfjû fouies lea impuretés qu'on y ilécouvre ;

S/ES âWS ET METIBaS* a5

9« On fait fondre doucement quatre onces de pofx de Bourgogne dans un pot neuf vernissé. Quand la fusion est opérée ^ on tourne le pot en tout sens, afin que sa surface entière soit couverte de poix ;

4^ On met dans le pot 4 onces de poudre d'aspkalte 9 et lorsque les deux substances sont bien mêlées (il est nécessaire dé les remuer beaucoup aveo une spatule), on ajoute de nouveau ^^^nces d'as** phaite; ensuite on augmente l'intensité de la chaleur^ et on remue le mélange pour qu'il s'incorpore par-* faitement.

Lorsque la fusion de Tasphalte est complète , on le laisse encore sur le feu ( mais en le diminuant pro^ .gressivement), afin ^ue l'humidité de la poii puisse 4s'évaporer.

.Celle ivaporation bien complète est indispensable; car» si elle n'avait pas lieu dans le pot, elle s'opérerait sur la planche, oh .elle ferait souffler la composition, pkis tôt ou pins tard^ ce qui détruirait tout l'espoir du graveur ;

5^ On met ensuite dans le pot six onces de eire vierge, qu'on remue beaucoup ', et qu'on laisse sur un feu modéré (ces substances ne devant pas bouillir, mais seulement frémir ) ;

6? On retiise du feu la composition , et on la laisse refroidir jusqu'à ce qu'elle ait pris la consistance de ia mélasse. Alors on la verse sur une plaque de cuivre, ou dans un plat vernissé, et on la divise en mor-ceaux du .poids d*une*once à peu près, dont on fait des boules , qu!on laisse refroidir et se conso- ^ lider entièrement avant/de les serrer ou de les employer^ v' . '.

38 LES.SfiCftBTS MOD£|lNB»

procédé extrêmement économique et trè8-<prompt pour graver sur acier, et se procurer un nombre io-' fini de planches , au moyen d'une seule planche gravée. Ce procédé trës-iDgéoîèux est connu , et le voici.> • Au lien d'une plaoehe de cuivre, ils en empliDÎent une d*acier fondu ; ils. la décarbonisent en la plaçant dans une boite de fer fondu, dont toutes le» parois sont de neuf à dix lignes d'épaisseur, ainsi que le couvercle , qui dojt iermer aussi exactement que possible. L'acier est enveloppé d une couche de limaille de fer qui a ao moins six lignes d*épaisseur. lis iutent le couvercle. Ils exposent |a boîte, à . une chaleur blanche pendant quatre heures, ensuite od laisse éteindre le feu; et afin d empêcher l'accès de Pair dans. la boite, on recouvre le tout d'une icof^ohe de fraisil de charbon de six à sept pouces d'épaisseur.

Oq ouvre la caisse lorsque tout est parfaitement refroidi ; l'acier est devenu extrétUement mou, et l'on y grave avec la même facilité que sur le cuivre. On polit la plaque et l'on gjiave. Cependanton n'emploie pas Tacide nitrique pur pour mordhe comme; sur le cuivre. Voici la recette du mordant poui' acier ; c'est celle approuvé^ pahJa. Société des,Arts^ de Londres», sur la présentation >de M.; £dme Turreil :

Qn prend quatre parties d'acide pyroligneux le plus fort du commerce, une partie d'alcool très-pur; on mêle et on remue doucement pendant une demir minute, et on ajoute ensuite une partie d'acide nitrique à 32°, que l'on mêle également. Cette composition tient l'oxide i^étallique en état de dissolution complète, de sorle que toutes les lignes conservent Je plus bel cùlat jusqu'à ce que le mordàul ait en-

DBS AftTS ST METIBB9. 29

tièreinetit agi. Les teintes légères sont formées dans utae où deux minutes, et dans un quart d'heure les plus fortes. Quand on a enlevé le mordant^ on lave avec une partie d*aloool et quatre parties d*eau. On détirait «complètement faction de ce mordant en laistont dégoutter dans les lignes tracées un pinceau tféfttpé'âbns Phuile esseiirielle de térébenthine , où l^n ft fait -dissoudre de Tasphalte.

Procédé pour recarbonistr ia planche d'acier»

' 4p^ès que la gravure est totalement terminée 5 et iorsqi^'ori est .s.atisfait dp. tputes sc^ parties par les épreuves qu'on en a tiréiE^s, pu recarbonise la planche en la replaçant dans la même boîte de fer, dans laquelle on substitue de la poussière de charbon S la limaille : on la lute de même, et on l'expose à une chaleur blanche pendant quatre heures. Au sortir de la boîte 5 pendant qu'elle est encpre rouge^ un ppu au-dessous de la couleur cerise, on plonge verticalement la. planche d'acier dans un baquet d^eau froide, et on l'y agite dans tous les sens. On revient ensuite la planche à la couleur jaune-serin , après l'avoir bien blanchie sur son revers.

' Procédé dé transporï de ta gravure.

La planche dont nous verions de parler ne sert pas pour tirer des épreuves ; elle est employée comme matrice pour graver par son secours une multitude d'autres planches.

On fait un cylindre d'acier fondu , dont le développement de la demi-circonférence conNex^ ^%v ^%^

50 LSS SBCAETS IlOJO^IUIfS

à Ja largeur de la planche. Ce cylindre .port^ de irès* Corts pivots. On le décarbonine par. Je procédé que nous avons indiqué plu« haut pour la planche , enâuîte on le place sur une loliape qui cpibvafise ses pivota 9 et qui est solidement placée «ur une forle presse construite exprès. On ^inet la plaacbe .guavée au-dessous .et Ton compiime. Cette presse.i^esseiiibley par sa partie inférieure , à celle des imprimeurs eti taille-douce. On fait aller et venir la planche gravée au moyen des leviers, on serre la vis de pression graduellement , et de cette manière oo parvient à transmettre au cylindre une gravure en relief qui cotres-» pond parfaitement aux tailles en creux de la planche gravée: on continue de même jusqu^à ce qu*on soit satisfait de la gravure.

Alors on desserre la presse, on retire le cylindre ^ on soigne la planche gravée, qu*on recouvre d'une dissolution de caout*chouc dans Tesseocc de térébenthine, qui la préserve de toute oxidation.

Oo recarbonise le cylindre comme on a fait de la planche; on le trempe > et Ton s*en sert ensuite pour transporter la gravure, soit sur des planches d'acier décarbonisées , soit sur des planches de cuivre.

C'est au moyen de cet admirable procédé que les Anglais peuvent livrer aujourd'hui à si bas prix des planches gravées de Texécution la plus parfaite. Il faut reconnaître cependant que jusqu'à présent le procédé ne s'est appliqué qu*à d'assez petites dimensions.

ttBJkVUBJB SUR 9I.AXOBB B'JLOXB&.

11. Cooke fait cl*abord observer que les planches deatinées à la gravure dés paysages doivent être d'à* cîer n(Hi oomplétement décàrbohisé. Il conseille ensuite les précautions suivantesavànt de graver : i® la planche doit être soigneusement nettoyée avec de Tessence de térébenthine seulement, sans blanchir, comme on le pratique pour préparer la surface des planches de cuivre; 2* le vernis doit être étendu avec le moins de chaleur possible, Tacier en demandant beaucoup moins que le cuivre : Imp de .chaleur décompose le Ternis en lui faîsaot produire des bulles d*air, ou en l'évaporant en fiimée légère; quand cela arrive, il faut refaire la couche de vernis; S"" il est très-important que lé graveur fasse pénétrer la pointe dans la surface de Tacier; il £aiut aussi qu'il ait Tattention de ne pas laisser rhuncddité de son haleine se condenser sur son ouvrage, afin de prévenir la rouille, qui attaquerait Tacier mis à nu, et empêcherait Tacier de bien mordre.

La planche ainsi préparée, M. Cooke procède de la manière suivante :

Il y verse un mélange de six parties d'acide aoétiqne et d'une partie d*acide nitrique, qu'il laisse une demi-minute seulement sur la planche , 4'aclion en étant très-rapide. Il lave sa planche très-soigneusement avec de l'eau pure, afin d'enlever complètement l'acide qui se trouve dans les traits, et la fait bien sécher, mais sans la chauffer. Il couvre alors les teintes légères avec le vertna noir dt BTuu%mQfc %

32 tEfr^ SEGBBtS HODEÉirBr

et pour faire disparaître l'oxide qui se trouve dans ie^ traits gravés, il couvre la plaorcke d'une solution d*a^ cide nltreux dans l'eau ( six parties d'eau, une d'acide ] y qu'il y laisse pendant deux ou trois secondes. Dès que cette solution» a été ^tée , il met de nouveau sur la planche de l'acide acétique mêlé à de l'acide nitrique, sans qu'il soit nécessaire de laver avec de Teau. Le même procédé se répète pour chaque teinte.

One planche d'acier doit, autant qifon le peut, recevoir dans un diéme jour toutes lés opérations où le mordant est employé, et cela quelle que soit ïa méthode que l'on suive : autrement les traits mis à nu pourraient, pendant la nuit, attirer rozigène de l'atmosphère , et l'acide qu'on remettrait le lendemain ùe mordrait pas d'une manière aussi égale et aussi nette.

Quand l'acide a rempli l'objet qu'on se propose, et que le vernis a été enlevé , au moyen de l'essence de térébenthine, avec une forte' brosse à dents, on enlève l'oxide qui a pu rester dans les traits : les doigts suffisent pour les teintes légères. On frotte ensuite la surfa^ce de la planche avec du papier à l'émeri , le plus fort possible , et qui a déjà été usé en le frottant sur le revers d'une planche d'acier, pour lui êter sa rudesse : plus ce papier est usé , et mieux il vaut.

Pour remordre, on se sert d'un vieux linge propre qu'on trempe dans, de l'acide nitrique très-étendu d'eau, et que l'on frotte sur les parties que l'on veut mordre de nouveau, jusqu'à ce que la surface de* vienne teroor On nettoie la planche comme la première fois, on y remet du vernis, et Ton repasse les

DES ARtB Et MÊTIËES. ^3

endroits que Toii veut retoucher , avec quelques goutles d'acide nitrique étendues dans quatre onces d'eau. 11 ne faut d'acide que ce qu'il en faut pour donner à l'eau un goût d'acidité bien prononcé.

Toute ^opération de l'acide doit se faire à une température plutôt au-dessus qu'au-dessous de i a degrés de Réaumur.

Comme la principale chose à observer est le temps que doit être employé lé mordant, tontes les teintes légères doivent être examinées chaque minute ^ après la première opération de l'acide ; mais celles qui sont plus fortes demandent plus de temps. Un peu de pra-^ tique prouvera l'importance de ces remarques, quelque inutiles qu'elles puissent sembler d*abord.

On peut graver sur des planches d'acier très-doux en employant le mélange que voici : 5 onces d*eau chaude, 4 grains d'acide tartrique, 4 gouttes d'acide nitrique ou sulfurique, et i gros de sublimé corrosif.

M. Cooke indique un moyen de faire adhérer le vernis à la surface de l'acier, sans rendre celle-ci terne par le frottement d'un linge imbibé d'acide. Il consiste à faire dissoudre à une douce chaleur dti copal en poudre dans de l'huile d'aspic, et à évaporer la dissolution jusqu'à ce qu'elle devienne épaisse; à mêler environ i gros de cette matière à une boule de vernis, en faisant chauffer pour cela les deux substances. Le vernis ainsi préparé s'étendra, ss^ns qu'il soit besoin de beaucoup^chauffer la planche d^acier, «veo la même facilité que sur une planche de cuivre.

34 IE8 fiEGBETS MODEREES

CanHTvattQn dfis ften^hcs gravées.

La conservation des planches gravées exige des SQins partîcuUers pour les s<Hislraire à roKidatîou. Ou a proposé de les couvrir du xneme vernis que les artistes emploient pour la gravure à re«a*-forJo; d'autres ont posé que la jnoelle de boeuf étajjt le meilleur moyen dont on puisse faire U6ag«* 0« doit la préparer de la manière suivante : On la fait foadne dans un pot de terre neuf; on la passe au travers d'un linge blanc; on la fdit cbaulTer .ciiiuile.fttsqa'ù Tébullition , pour en Caire évapocer <toula ta partie aqueuse ^ et on Toaipleie comme il sait : Oo fait chauffer la planche sur uu feu d:e braise , et «oo la frotte avec un linge blanc et dovix , imprégné de la moelle préparée comme nous venoas de le dire , en évitant de toucher la pièee avec les maius «mes.

Le procédé indiqué depuis peu par Perkins nous parait le plus sûr. Il couvre les plaBches, de quelque nature qu'elles soient, isuivre ou acier, d'une dissolution claire de caout-cbouo par T^her sulfurlque» Ce procédé 9 répété à Paris , a très^bien réussi*

Moyen de conservation pour tes planctu^ dp cuivre

gravies.

L'oxidation du métal ne tarde pas long-temps à

détériorer eatièrement les planefaes de cuîvhegrâvées,

quand on ks laisse de côté sans s'en servir. Le IX- M.

CuJJock conseille^ pour les préserver^ de les e&dttire

d'un veruis de Jaque ordinaire*, el quand on veut

b£8 ÂBTS BT «ilIBlS. 3^

ensuite les employer, on peut facilement enlever cet enduit avec de Tesprit-de-vin.

OlUkVinUS BU VSB.&B VAB. L'»ACniB WUJOKiqm»

L'aoide fluorique, dégagé du êpath fluor, attaque la silice, la dissout, s'en empare et Tentratue avec lui dans sa volatilisation ; il est donc très-propre à corroder le verre , dans la composition duquel il entre une grande proportion de silice ( sable )•

On a cherché de tous côtés à mettre à profit cette singulière action du gaz fluorique. M. Marcassier de Puymaurin est, fe crois, le premier en France qui ait pensé à l'appliquer à la gravure ^r verre.

Quand on veut graver sur verre au moyen de Taoide fluorique , il serait inutile de le recueillir d'abord à l'état de gaz pour s'en servir : il est plus prompt et plus commode d'exposer le verre immédiatement à son contact, pendant qu'il se dégage du spath fluor.

On met le spath fluor ( fluate de chaux) dans un vase de plomb d'une forme appropriée à cet emploi. Le fluate de chaux a été préalablement réduit en poudre fine, et la proportion qu*on en emploie est du tiers seulement^ l'acide sulfurique concentré. Pour que la décomposition soit plus prompte , on délaie ce mélange, et on superpose la pièce de verre; c'est ainsi qu'on peut dépolir presque instantanément les globes de cristal dont on fait usage pour les lampes, les verres à quinquets, etc. , etc. Quand on veut par ce moyen graver des traits déterminés sur le verre^ il faut enduire la surface sur Uquelte ou n^^\. ç^h^%

36 IBS fBffllETS MODBBlfïS

d^une couche légèfe d'un vernis composé de trois parties de cire jaune et d'une partie de térébenthine. On découvre ensuite à la pointe sèche 9 et de la môme manière que Ton grave à l'eau-forte sur cuivre, le trait du dessin. L'acide en vapeurs mordra sur tous les traits découverts, et d'autant mieux et plus fortement que le verre aura été mis bien à nu par la pointe ou l'échoppe.

On peut aussi employer l'acide liquide. Dans ce cas on suit absolument le même procédé que pour la gravure à Teau -forte sur cuivre^

GRUAU D'AVOIVE.

En Irlande et dans plusieurs parties de l'Allemagne et de la Suisse, on fait une grande consommation de gruau d'avoine pour la nourriture des hommes. Celte substance alimentaire, facile à digérer, et à laquelle le nom de gruau paraît d'abord avoir été consacré , est surtout employée en France et en Angleterre , comme aliment des malades et des enfans en bas âge ; elle est peu propre à être convertie en pain , ce qui a fait renoncer à son emploi dans les pays où l'on ne connaît pas encore quelles ressources offrent les préparations convenables du gruau.

M. Mathieu de Dombasle, en rappelant tout le parti qu'on en tire dans plusieurs contrées, a publié le procédé suivant usité en Thurgovie pour sa préparation :

On met un peu d'eau au fond d'une chaudière , pu/s oa la remplit d'avoine > dans la même proportion

DES JLKIS ET liiT|EB9. 37

que pour la ouisaon des pommes de terre à la vapeur; oa. chauffe graduellement sans remuer l'avoine; on implante un bâton en bois blanc jusqu'au fond de la chaudière » et l'on reconnaît que l'opération est à son terme y dès que dans toute la masse la température 8*est assez élevée pour qu'en retirant le bâton on ne remarque plus de traces d'humidité sur aucune de ses parties. La coction, pour une chaudière contenant environ un hectolitre, s'opère en une demi-heure ou trois quarts d'heure.

On retire alors le feu, on vide la chaudière, puis on la remplit comme la première fois, avec la même quantité d'eau et d'avoine. On continue ainsi jusqu'à ce que l'on ait préparé assez d'avoine pour compléter une fournée : on la porte alors dans uii four, que Ton a un peu réchauffé au sortir du pain cuit. On tient le four clos et l'avoioc dedana pendant vingt-quatre heures.

Dans cette dernière opération , l'avoine n'est pas seulement desséchée; il parait qu'elle éprouve une sorte d'altération analogue à celle du mattage , c'est-à-dire qu'une certaine quantité d*atnidon devient soluble en se convertissant en matière mucilagineuse et sucrée, et que le grain légèrement torréfié a acquis une teinte un peu roussâtre. 11 parait que le gruau, ainsi préparé, est un aliment plus léger que celui provenant d'avoine seulement desséchée sans torréfaction.

L'avoine retirée du four est porlée dans un moulin ordinaire à farine, mais dont les meules horizontale^ sont maintenues suffisamment écartée» pour

58 IBS 8BCRBT8 MODEBUBS

briser Tenveloppe corticale , sans écraser le grain : celai-cî) au lien de tomber dans un bluteau, passe dans un ventilateur 4>u Tan mécanique | semblable aux tarares ordinaires. Le courant d*air qui déter* mine la rotation des ailes du ventilateur, sépare la balle du grain : on crible celui-ci , et Ton sépare, pour les reporter au moulin , les grains non dépouillés de leur écorce. L*avoine, ainsi mondée, est ensuite réduite en gruau dans un moulin ordinaire, disposé comme pour la fabrication de la semoule. Il est important de choisir , pour celle préparation , des meules en pierre dure non susceptible de s'égrener, afin d'éviler que des fragmens de cette pierre se m;élent au gruau;

Dans les fabrications en grand , on ne fait pas chauffer directement le vase qui contient Tavoine; on substitue à la chaudière dans laquelle l'avoine est chauffée , im cuvier à double fond , perforé de trous, sous lequel on introduit la vapeur d'une chaudière voisine, après avoir rempli d'avoine le cuvier aux trois quarts de sa capacité , et posé un couvercle dessus. On reconnaît que l'opération est finie quand la vapeur, après avoir traversé toute la masse, arrive abondamment à la partie supérieure du cuvier. Une seule chaudière à vapeur suffît pour préparer le grain de trois cuviers, que l'on remplit et que Ton vide alternativement , et dont la partie inférieure entre les deux fonds est mise tour à tour en oommiinication avec la vapeur.

Lorsque le grain est ainsi préparé , on le porte non pas dans un four de boulanger, comme xm a dit

DBS #1LTS KT IIBT1B18. 39

ci - devant , mais dans une étuve à courant d*air chaud; et suivant qu'on veut obtenir du gruau légèrement torréfié et brunâtre^ ou du gruau blanc » on élève plus ou moins 4a/lempéraUire pendant sa dessiccation. Lorsque Tavoine est desséchée» on la porte au moulin , où elle est traitée comme on Ta dit précédemment.

C'est par un prooédé analqgue qu'on prépare l'orge fierlé.

40 LE9 6EGEET8 M0DEENE9

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HàRENGS

Salaison des harengs en HoUande.

DÈS que les harengs sont péchés^ le caqueqr les ouvre ^ en tire les treuities ou entrailles, n'y laissant que les laites et les œufs, et les met dans la saumure pendant douze ou quinze heures ; ensuite il les varande ou fait égoutter. Cette opération faite, on procède au hraiiiage, qui consiste à liter ou arranger les harengs par lits dans les caques ou barils, avec des couches de sel. Le baril est alors fermé de manière qu'il ne puisse prendre le vent , sans quoi les harengs ne s*y conserveraient pas.

Dès que le bateau pécheur est de retour au port ,. les barriques sont débarquées et transportées chez le maître saleur. La mise en vrac» ou Je saurissage subséquent ,' est Tobjet le plus important du procédé hollandais, puisqu'il tend à empêcher la putréfaction e la liqueur chargée de lymphe et de sang. Cette pération dépend d'un procédé par lequel Thuilb con* 3nue dans les sauris, étant rendue miscible à l'eau,, u mise dans un état savonneux, est préservée de lotion de l'air, et par conséquent moins sujette à e rancir. '

Aussitôt que les harengs ont été suffisamment ^raillés pour les débarrasser de la lymphe et du sang,.

DES ARTS IT 1|£tIBB0. 4^1

6n vide les barriques sur de grandes tables on bancs Aianis de rebords i vers lesquels la table incline de manière que la liqueur puisse se rendre dans une ouve placée au-dessous de la table ; on verse cette liqueur dans une chaudière de fer, on la fait bouillir, on réouaie pendant rébuUition , ensuite on la soutire dans une cuve de bois , où on la laisse refroidir.

On prend les laites de trente harengs par chaque barrique , on les triture dans un mortier de pierre , en ajoutant un peu de la liqueur au fur et à mesure que la trituration avance, et jusqu'à ce qu*on ait amené le mélange à un étëit d'émulsion épaisse ou d'une liqueur savonneuse, après quoi on le verse dans la cuve, et l'on môle tout ensemble.

Lorsque la liqueur est ainsi préparée, on couche les harengs dans les barriques, on les iite en les pressant au fur et à mesure , de manière que chaque barrique en contienne près d'un tiers de plus que dans Ja première opération.

Aussitôt que les barriques sont bien foncées, on verse par le bondon le sauris bouilli, jusqu'à ce que la pièce en soit parfaitement remplie, et les harengs parfaitement saturés; alors on chasse le bondon , et les barriques de harengs sont prêtes à être livrées au commerce.

{Saurage des).

Le hareng rouge ou sor^ saure ou sauret, est ainsi nommé parce qu'on le fait saurer ou sécher à la fumée.

4a us SBCfiBTS MOPEEUIS

Oo rapprète comme les harengs blancs, à celat près qu'on le laisse moitié plus de temps dans la saumure.

Bèsqu^on en a retiré les havengs qu'on veut sécher, on les attache par Ja tête à des branches de bois qu'on appelle aines; on lesjiend eosurle dans d^s espèces de fours ou' de cheminées faîtes exprès ^ qu'on ap-* pelle ToussoMes,

On fait dessous un petit feu de menu bois , qu'on ménage de manière qu'il demie peu de flamme et beancoop de fumée. On laisse le hareng dans le rùtiê^ s^Meifusqu'àce qu'il soit entièrement sec ou êowêf et jeufomé. Ymgt-'quâtre heures suffisent pour cette opération. Dix à douze milliers de hai^engs peuTcnt être iiaurés à la fois.

Les harengs gros, gras, frais, tendres, d'un bon «el , d'une couleur dorée , et qui ne sont point déchirés, sont ceux ^e l'on préfère pour les saurer.

HORLOGEBIE.

r W TAifcVAIIiLEB LES VtElRES DVBCS EHPIOTÉBS PAlfS

l'horlogerie.

De ta nécessité d'empioyer une substance plus dure que i' acier pour oeriaineê fnèces d'hortO" gerie.

Au commencement en siècle dernier ^ l'art de -^horlogerie venait des découvertes de la plus haute

IbE» AMSS El MiriBlS. 4^

importance; on exécutait déjà avec assez de facilité des pièces d'un .p^tR volume; ou connaissait toutes les causes de l'irrégularité de la marche ; beaucoup d!|irtistes s'occupaient de rccbercli^A et d'améliora- ■HoofrieO'toat genre. Ces efforts conduisirent ^ après làe bien dcpsgs travaux^ à désirer une matière plus dore que l'acier pour remplacer ce métal dans les -pièces qui éprouvent une grande fatigue et des froltemens continuels.

Les pierres précieuses pouvaient seules offrir cet avantage ; mais comment pouvoir parvenir à les fa* .çoiHier àTolonléPLeur dureté, qui fait tout leur mérite 5 paraissait un obstacle invincible ; et on aurait ailors furé que jamais on ne réussirait à les percer , tourner et limer, tandis qu'aujourd'hui c'est de toute» les parties de rhorlogerie la plus facile»

' La France n'a pas le mérite de Uinitiative à cet •égard. Genève l'a devancée; de là le procédé a été 'poftté en A'vgteteriie. Ce fut M. Bregûet père qui, HsDtf^tit en France api^ une longue absence, rap- -porta de Londres une connaissance parfaite de cette pratique; il forma d'abord des ouvriers pour les besoins "de sa maison».

'Des fkefristes 's^glaiB et suisses vinrent ensuite ^'établir dans notre capitale,' et nous eûmes oe nou« veati moyen de perfectionner l'horlogerie.

M'ais'leur scienée était peu de chose, et le prix qu'ils demandaient ppur former des élèves était énor^ me. Ils faisaient mystère de tout ce qui avait un rapport qocflconque à oe genre ^e travail ; aussi est-il peu d*horlogers qui aient connaissance des moyens d^exécution qu'on emploie.

4'4 ^KS SEGBKTS MObERMS

De V atelier du pierriste*

tJo tour en Tair^ marchaot à la roue par uÀte pé-' àale^éêt pour ainsi dire Tunique outil déeessaire. Pour la oommodité du travail,- îiest bon que certaine disposition soit adoptée dans sa construétion; il doit être garni de ses accessoires:, dont ya suitre la description. ' .

Ce tour porte un arbre à peu près dant le genre de ceux des tours à balanclera, si ce. n'est qu'en dehors de la poupée» au lieu d'éti% à peu près à fleur ^ bette partie se prolonge un peu ^ dans le genre des arbres àeé tours de tabletiers , ou tours en Tair ordinaires. Gotnùie il faut très-souTcnt chauffer à la lampe pour mettre la pierre en cire 9ur le tas^aa, si rextrémité de l'arbre était trèi^voisine de la poupée , on n'y parviendrait pas. Sur Tautt^e extréoiilé de l'arbre esi une triple poulie qui reçoit'la corde die la roue ; le nez de l'arbre esV percé de manière à recevoir des tasseaux. Quelquefois ces tours ont la poupée à lunette brisée avec une charnière s et se ferment par une espèce d'excentrique qui doupe le* moyen d*ôter et de remettre l'arbre sans décailger;h| piqrre 9 et cela avec une: extrême rapidkè«:t f. -,

Sur ce topr on adapta plusieurs meolas doi^t voici le détail : Celle à dégrossir eat faite d'un morceau de fer le plus doux; son diamètre est arbitraire; il faut qu'elle soit suffisamment épaisse, pour n'être point faussée par les coups de marteau qu'elle recevra lors- 4}u'on. la garnira de diamans.

On choisit des morceaux de diamans déjà très*

DES A1T8 IT HÉnEBS. 4$

petits 9 on en place quelques-uns sur un espace de la meule que la tête du marteau puisse facilement couvrir. Cette partie de la meule étant légëremept huilée d'abord , on la place sur un tas et on applique un coup secy sùfiGisamméntfort pour briser le diamant et renfoncer dans le fer en même temps. Celte partie se trouve ainsi garnie d'une multitude d'éclats de diamans,dont il reste assez à la surface du fer pour attaquer la pierre qui sera présentée contre cette même' surface ; le reste de la meule se couvre de la même' manière.

• On a line autre meule en un alliage moitié étaînet moitié plomb^ qui sert à polir. Le nez de l'arbre du tour est disposé de manière à recevoir des tasseaux , soit à. taraud ^ soit à queue avec une clef, n*im porte : l'un' de ces tasseaux a une tète assez large et épaisse ; elle est creusée et porte un drageoir et un couvercle. Cette tète forme absolument un barillet; aussi ce ta$^ seau en porte-t-ii le nom.

Le support' du tour, qui n'est autre chose qu'un support ordinaire y est disposé de manière à recevoir une espèce d'entablement qui porte une coulisse dont le coulisseau est dans la direction de l'arbre du tour, et TiHie de ses extrémités est précisément ea face de cet arbre; ce coulisseau fait à peu près leffet de la contre-|>oiji te d'un tour universel.

La roue qui fait mouvoir le tour doit être très-libre snrBon'axe, d^tin diamètre assez grand par rapport à-celùide la poulie de l'arbre^ pour obtenir une trèsgrande vélocité. C|es sortes de iJoaes réussissent par- ) faitçment biep 9 quand on adapte ati oenice uB' caooa

4B I.BS SBCBBTS MODBAlfBB

qu'on fait jouer avec le doigt le coulisseau , la pierre qui est collée au bout de celui*ci vient présenter son plat au foret, de telle sorte que si Ton met un peu de poudre rude de diamant, le foret perce la pierre. Pour que ce perçage se fasse lestement , il faut retirer et pousser le coulisseau à tout instant et avec lâf plus grande promptitude possible, afin que la poudre de diamant qui est à ^extrémité du foret se renouvelle; sans cette précaution le travail serait fort long. Un trou d'épaisseur ordinaire doit être fait en moins d'une demi-heure^ en s'y prenant bien.

Dans une multitude de circonstances il n'est pas utile de percer un trou de part cq part, car on a toujours le réservx)ir qu'il faudra creuser avec le burin de diamant : ainsi, dès qu'on trouve le trou suf&samr ment profond, on doit s'arrêter.

Il s'agit maintenant de tourner l'extrémité d'un tasseau de cuivre, y lever un pivot de la grosseur du trou actuel de la piierre , l'y faire entrer et l'y coller avec ^e la cire.

Dans cet .étàt.« on commence à creuser en dehors d^ns la forme de réservoir, jusqu'à ce que l'on ait atteint le trou; on tourqe ensuite toultfs les autres p^r.ties que la pierre présente en ce moment, selon sa destination ; puis on la détache et on la met eu cire sur le couvercle du barijLief; , afin de pouvoir tourner le côté qui, dans J'opération précédente, était contre le t^j»seau. Pour la centrer, ou a recours à un moyen qgi^est parfait et d'uQÇ promptitjude extjfème : on chauffe fortement le barillet pendant qu'il est sur l'arbre, lorsque la cire est bien moite, et que la cha*

iTet doit la maintenir assez long-temps

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