‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 6 sur 54 · BIS ARTS ET MÉTIEES · texte numérisé non relu

BIS ARTS ET MÉTIEES

dans oet état ; on tient légèrement avec deux doigts une cheville de fusain dont on a fait entrer la pointe dans le trou de la pierre ; alors on tourne la roue avec beaucoup de rapidité, et la pierre arrive très-bien au centre. Pendant que la cire est encore molle y et toujours en faisant tourner avec rapidité y on retire de temps en temps la pointe de la cheville pour 1a faire rentrer dans le trou au même instant , comme si on faisait successivement plusieurs piqûres avec une épingle. Si Ton ne réussissait pas à la première fois^ il faudrait réchauffer le barillet 5 retailler sa cheville^ et recommencer. Pour bien réussir dans cette opération , il faut que la cire ne pénètre pas dans le trou de la pierre, que la cheville soit taillée en une pointe un peu allongée , mais cependant pas trop, afin qu*il en entre peu dans le trou .

La pierre ainsi disposée ^ on peut tourner, selon sa destination, toute la face qu'elle présente, et cela toujours avec le burin de diamant, comme on Ta fait pour l'autre côté. Il s'agit maintenant de la polir.

Pour polir le trou par lequel il faut commencer , on lime une broche d'acier, trempée et revenue à blanc, aussi mince qu'il est nécessaire pour qu'elle entre dans le trou ; on y met de la poudre de diamant la plus rude , et on fait aller et revenir la pointe de cette broche dans le trou, en la berçant de droite et de gauche, pour évaser le trou des deux côtés, selon l'usage. On rabat ensuite les angles du trou en rôdant et berçant avec une pointe conique en fil de fer ou d'acier non trempée; pulsion polit le trou avec une broche de cuivre ou de plomb et d'étalu , &^Vqw V^

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circonstance : mais ce dernier alliage est toujours le meilleur.

Pour polir Tangle rabattu du trou, on linoie en pointe conique une branche de ramalgàme étatn ei plomb , et on fait passer cette pointe contre cet angle rabattu, en entrant d'abord dans le trou et frottant Tangle avec la pointe en sortant. Dans cet état on polit toutes les autres parties que la pierre présente , si ce n'est les plates , qui se font sur la meule d'étaio en fin de compte ; on retourne la pierre ^ on la rcmel en cire, et on la centre comme précédemment, el l'angle est rabattu et poli par le même procédé.

Pour juger si le trou est parfaitement poli » il faul le regarder en enlevant le couvercle du barillet, parce qu'alors on peut voir le jour au travers , et on remet sur le tour pour corriger, s'il le faut. C'est à la lumière surtout qu'on distingue parfaitement bien , et à l'aide d'une forte loupe , les plus petits Iraitf qu'il faut faire tous disparaître.

Pour polir le réservoir, qui est une partie sphérique concave, ou d'autres parties de la pierre, il faui limer le bout d'une broche d'alliage de manière à ce qu'il remplisse la partie concave, j mettre de h poudre de diamant, et faire marcher la roue ave( toute la vélocité possible , en appu3rant la broche. Oi la berce en la faisant tourner dans les doigts, afir qu'elle se moule sur la pierre et ne la déforme pas Lorsqu'elle est passablement avancée , on retire cett< broche pour Tessuyer, la relimer, afin qu'elle rem plisse mieux le réservoir, et y mettre de la poudn de diamant plus fine pour terminer le poli. Pour le: parties spbériques convexes , il faut creuser avec ui

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bi»in,- ou une échoppe, le bout de l*ane des tiges d*alliage à peu près de la forme ; on met de là poudre rude 9 on becoe et on continue comme pour le réservoir.

Le côlé de la pierre se polit en la tenant contre la première articulation du doigt index , et Tappuyant contre la face de la meule d'étain, sur laquelle on a mis une petite quantité de poudre de diamant ; alors la* pierre est terminée.

S'il s'agissait d'exécuter une plaque , ooqueret ou contre-pivot, il faudrait s*y prendre en tous points de la même manière; la seule différence est que^ pour le remettYe sur le tout et le centrer , on ne peut pas se servir in trou , puisqu'il n'en a pas, mais on ie ceûtréra par l'extérieur avec une cheville de fusain 9 eomnae delà se pratique généralement en horlogerie.

Du perçage à festjuUie.

La méthode de percer le rubis eu le saphir avec la poudre de diamant est celle qui est généralement usitée. Cependant il en est une autre plus expéditive ; la plupart des pierrisles qui la pratiquent en font enoore aujourd'hui un mystère : c'est le perçage k rèsquille.'Voici comment il s'exécute : On choisit dans les éclats de diamant «eux dont la (brme approche le plus d'un foret ordinaire ; on le monte sur une branche de cuivre avec de la gomme laqde y et on perce avec ce foret , comme s'il était d'acier , et que là plèee fût de cuivre et montée sur le tour.

Ge moyen est un peu plus expéditiC^ tobA» \\^<(^tk\i^

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de rembarras pour la préparation des forets. Si l'on prend Thabitade de faire marcher vivenient le couiisseau , quand on perce à la poudre , on avancera beaucoup, et on renoncera aux peines et à Tétude que nécessite l'autre mode de perçage.

Il y aurait un moyen bien simple de percer habituellement ses pierres : ce serait de disposer sur son établi un second tour qui porterait un foret; la pierre serait collée en cire sur une pièce qui ferait charnière sur deux pointes , telle que la hache d'un outil à fendre; un contre-poids tendrait à la faire appuyer constamment contre le foret; la roue porterait sur un de ses plans un taquet, qui à chaque tour agirait par Tinlermédiaire d'une bascule légère sur la pièce qui porte la pierre, Técarterait un instant; ce qui permettrait le renouvellement de la poudre. Ce moyen avait été conseillé par l'auteur de cette notice à un pierriste qui se proposait de rexécuter, lorsqu'un événement malheureux la empêché de le faire.

On îuge qu'ainsi et à l'aide seulement d'une se* coude corde placée à la roue, ou même avec* une •eoie, on peut percer une pierre tout en travaillant f à une autre.

, Ceux qui font métier de percer seulement les pierres pourraient avoir un établi sur lequel cinq ou six petits tours, disposés comme nous venons de l'indiquer, seraient placés; une seule roue et une seule corde les feraient tous 'marcher ; un enfant tournerait cette roue pendant que l'ouvrier, directeur de ce travail, réparerait d'autres pierres, les mettrait en cire \ ferait les forets et autres choses de «e genre, JVul doute qvr'avec un atelier monté ainsi,

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'On ne perçât plus de dix-huit trous en deux heures.

De inexécution de ia tuile ou cylindre d'échap^

petnent*

Après avoir dressé sur la meule à dégrossir une pierre propre à l'exécution de cette pièce ^ on la place sur un tasseau pour y percer un trou cylindrique avec une esquille assez grosse; puis on tourne an burin la face que présente la pierre ^ afin que ce soit un plan bien perpendiculaire à Taxe du trou , et parallèle à Tautre plan qui plaque contre la face du tasseau. Alors on peut détacher la pierre de ce tasseau, et la poser sur le couvercle du barillet pour achever l'intérieur du trou , et le polir avec des bro* ches d'acier, dç cuivre et d'étain.

L'intérieur du trou étant complètement achevé , on tourne sur un tasseau en cuivre un petit cylindre sur lequel la pierre puisse entrer ; on l'y soude eu cire pour finir de tourner l'extérieur au burin, et on ^ le polit comme si c'était une tige , en se servant de lime plate d'acier, de cuivre et d'étain.

La pierre est actuellement un tube cylindrique ; il faut y faire l'entaille pour l'entrée de la dent de la roue d'échappement. Pour y parvenir, on empk une rondelle d'acier qu'on monte sur un tassea le bord est tourné mince et bien droit; on garnit circonférence d*un peu de poudre de diamant , et oa présente la partie cylindrique qui doit être coupée comme sous une scie circulaire. La première entaille faite, la seconde s'exécute par le même moyeu.

La pierre ainsi entaillée offre ses lèvTe% ow V&n^^*^

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raboteuses, ÎDégales, et avec des a«gles qui détruiraient bientôt la roue d*échappement. Il faut la polir et bien arrondir les angles. C'est ce qui s*exécute en la montant sur une tige de cuivre avec de la gomme , de manière que la partie à polir soit bien découverte pour qu'on puisse y travailler facilement.

Il y a différentes manières de s'y prendre. Les uns tournent un cylindre d'acier de grosseur convenable y font porter les deux levées en même temps pour bien prendre la direction y passent et repassent pendant que le tour tourne avec beaucoup ^e rapidité»

Pour terminer les angles intérieiars, on diminue le diamètre du cylindre et on continue. La poudre de diamant qui est placée sur le cylindre polit les levées et arrondit les angles.

D'autres exécutent cette opération sur la plaque de tôle qui a servi de scie cireulaire pour entailler les tuiles; car, en ne se servant que du bord, on peut très-bien aller fouiller dans Tîntérieur pout abattre Tangle.

C'est toujours par des moyens analogues que les pierres de diverses formes sont exécutées.

Presque toutes les parties plates sont tournées; les autres se font contre la meule à dégrossir ; elles sont toutes polies sur la meule d'étain.

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