BOUGIES STÉARIQUES
Cette fabrication offre un puissant intérêt à l'iO'-
dostrie. Afin d'en éclairer suffisamment les prlnci-
pesy. nous en ferons précéder les détails d*exécutioQ
par des considérations sur les élémens constitutifs des
corpsgras en général.
Les graisses sont des matières onctueuses, mollet
. ou concrètes, remplissant, chez les animaux, les cd".
■r Iules, d'un tissu léger nommé adipeux ou cellulaire. las
graisses sont fnsolVibles dans l'eau , et la plupart plQ>:
DES ARTS ST MÊtIEBS. ' St
Itères qu'elle; elles sont éminemment TnAammables} elles rancissent à Tair et à la Inmiëre, et deviennent alprs capables de rougir les couleurs bleues végétales^ à raison de la présence d'acides qui s'y développent^ et dont la nature sera indiquée plus bas.
Toutes les graisses sont iucolorcs lorsqu'elles sont parfaitement pures; quand elles ne le sont pas 9 elles peuveut différer par la couleur; il en est de blanches5 comme celles de porc, de mouton, de veau, d'oie, etc.| il en est de jaunes, comme les graisses d'homme 9 de jaguar : selon M. Ghévreul, la couleur jaune dans les graisses, est due à un principe soluble dans l'eaUf susceptible de se décomposer à loo"* de température! par l'action réunie de Tair et de Teau.
Les graisses diffèrent encore entr'elles par l'odeur, la consistance , et le degré de fusibilité. L'odeur est nulle dans la graisse d'homme, faible dans celle de moutoV et de porc, prononcée sans être désagréable^ dans la graisse d'oie, forte et repoussante dans celles d'oiirs et de jaguar. Al. Cbevreul attribue l'odeur de celles'Ci à un principe volatil particulier. En général^ le^ graisses sont peu consistantes chez les animaux carnivores, tandis que chez les herbivores^ elles ont . toujours plus ou moins de sK>lidité. Leur degré de fi^sibUité n'est point uniformément le même, soit qu'elles proviennent d'animaux d'espèces différentes , soit qu'elles proviennent de différentes parties du même aiUmal. La fusibilité des graisses varie entre 27 et 66^« On va voir que cela dépend de leur composition.
On avait toujours considéré les graisses comme deSo principes immédiats; c'était une erreur. ^V. C»ViC;XwâL^ Ma reconau que cliacunc d'elles es^ cotisVaixktx^tAlQt'
5^1 £18 8EGJBL1T8 MODBamBS
méô de deux principes immédiats^ que le premier il a féparé l'un de l'autre par les procédés suivans i l En traitant 3 parties de graisse par loo parties* d*alcool à O9 8i6 de densité et bouillant ^ la dissolu* tion est complète; par le refroidissement, il se dépose une substance solide et cristallisée en petites air guilles soyeuses, dont la fusibilité varie de 38 à 5o^« L'alcool, dans ce cas, retient une autre substance qui se réunit à sa surface sous la forme d'une huile , qui reste liquide même au-dessous de zéro de température. M. Chevreul a nommé la première de ces deux substances, stéarine j et la seconde élainej à ce dernier nom, on substitue aujourd'hui assez généralement le nom di oléine,
' M. Chevreul a aussi retrouvé les deux mêmes subs-» lances dans toutes les huiles; et dans 'un mémoire lu par lai à la Société philomatique, sur l'analyse de l'huile d'olive, il a indiqué un autre procédé quercmploi de Talcool pour isoler la stéarine et l'oléine , et qui consiste tout simplement à enfermer le corps gras dans plusieurs doubles de papier non collé , et à le soumettre au froid et à l'action de la presse. On retrouve sur le papier la stéarine solide , et l'oléine imprègne ce même papier : on peut extraire ensuite celle-ci, soit an moyen de Talcool, soit môme par Tactiou d'une forte presse, après avoir humecté d'eau tiède.
Hais quelque soit le procédé iniis en usage pour effectuer la séparation, on ne parvient jamais à isoler /jjCoœplètèment les deux substances; !a stéarine reyeni constdmmeat un peu d'oléine, et Toléine un t> de stéarine.
i>BS ARTS ET MéTiÉfs; 55
Il est fficile de concevoir maintenant qae la consistance variée des graisses dans leur état nattirelj et leur fusibilité à divers degrés de chaleur, doivent dépendre de la quantité respective des deux principes immédiats qui les constituent : en effet , d*un excès de stéarine doit résulter plus ^ consistance» et d'un excès d'oléine plus de fluidité.
En examinant avee plus d'^attention qu*on n*y avait fait avant lui, Taction des alcalis sur les graisses, dans l'opération par laquelle on les saponifie dans le procédé^ordinaire de fabrication du savon, M. Ghevreul s'est assuré que la stéarine et Toléine se convertisicnt en trois acides particuliers fixes, qu*il a nommés mar" garique^ stéarique et oléique^ et dont la combinaison avec les alcalis forme des margarates, des stéarates et des oléaies, qui existent dans les savons ordinairej. Les acides margarique et stéarique sont solides et cristallisables à la température ordinaire ; l'acide oléique jouit de la fluidité d'une huile, et ne peut se cristalliser qu*à quelques degrés au-dessous du zéro de température. Les acides margarique et stéarique ont tant d'analogie entr'eux, que SI. Chevreul les avait long-temps considérés comme un seul et même acide» et ce n'est qu'après un scrupuleux examen qu'il s'«st déterminé à en faire deux acides distincts : leurs principales différences consistent en ce que l'acide margarique est fusible à 60 degrés centigrades , tandis que le stéarique ne se fond qu'à 70®, et en ce que» d'après leur analyse élémentaire, le premier renferme environ un centième et demi d'oxigène de plus que le second. ^.
m. Chevreul a observé, en outre, que çeadASDA^W
54 ns 8BGRBT8 MODERNES
sapoDification ou (a converâioa des principes immédiats des graisses, il se produisait; 1. un principe doué d'une saveur sucrée, mais non susceptible de la fermentation comme la plupart des autres sucres, et qu'il a nommé glycérine (c'est le même que le principe doux des huilM^que l'illustre Schéclc avait déjà reconnu dans Teau extraite des emplâtres préparés avec des graisses et des oxidcs de plomb) ; a. Quelquefois des priuclpes, soit colorants, soit odorants, volatils et de nature acide; ces principes restant constamment dans roléioé, rendent ce principe immédiat des graisses plus dilEcile à purifier que la stéarine.
A ces résultats, aussi neufs qu'importans, MM* Braconnot, Dupuy, Bussy et Lecanu, ont ajouté des faits d'un grand intérêt pour Tbistoire chimique des grainses. Le premier de ces expérimentateurs, si recommandable par un grand nombre de travaux en tout genre, a constaté que i'acliou des acides sulfurique et nitrique sur les graisses et les builes donnait lieu à des produits à peu près identiques 'avec ceux que fournit leur saponification parles alcalis; seulement il n'a point remarqué que ces produits fussent acides. Il a de plus observé que la graisse devenue rance par une exposition à Tair pendant pl'isieurs aunées, avait ac* quis tous les caractères des produits fournis et par la saponification alcaline et par les acides concentrés 9 lorsqu'ensuite on avait privé cette graisse, par l'action de Tean chaude ou de l'alcool, des principes acides et folatilsqui sont la cause de sa rancidité. Ces résultats ont été depuis confirmés par M. Chevreul lui-même f qui a reconnu dans la graisse exposée pendant un an
DES ARTS BT MÉTIERS. '155
à raction de l'oxîgène» l'existence des acides volatils et des acides gras de la saponification.
M. Dapoy, pharmacien, ayant obtenu en iSa5) par la distillation des huiles de lin et de pavots, un produit solide dont il ne reconnut pas la nature, communiqua ce fait à M. Thétiard, qui Ta rappelé dans son rapport sur un mémoire lu par M. Dupuy à TAcadémie des sciences.
En 1825, MM. Bussy et Lecanu, plus heureux que II. Dupuy, en s'occupant après lui de la distillation des mêmes huiles, ainsi que de celles d'amandes douces, de Taxinge de porc, et du suif de mouton , s'assurèrent que lAt)roduit solide obtenu pour la première fois par ce pharmacien , et qui est entièrement soluble dans Talcool, n'est autre ehose que de Pacide margarique mêlé d'acide oléique; ce fait, extrêmement remarquable, prouve que la chaleur est susceptible de produire les acides gras, comme le font les acides sulfurique et nitrique, les alcalis, Tair et l'oxigène pur; ainsi, comme ils le font observer, la propriété de convertir les corps gras en acides margarique et oléique, est loin d'être limitée aux seuls alcalis, comme on l'avait cru d'abord, et l'on pourrait au contraire inférer, des expériences faîtes sur les grais* ses, que les acides gras doive ntse produire dans toutes les circonstances capables de changer l'équilibre qni existait primitivement entre les élémens de la stéarine et de l'oléine. En soumettant à la distillation , des corps gras inaltérables par les alcalis » Uill. Bussy et Lecanu n'ont obtenu aucune trace d'à* cide margarique»- ni d'acide oléique; nouvelle pi
50 LES SECABTg kODERMES
d'analogie entre les principaux résultats de la distillation et de la saponification.
Indépendamment des acides margarique et oléique^ ces messieurs ont obtenu encore, de la distillation des corps gras formés de stéarine et d'oléine^ des acides sebacique et acitique, de Teau, de Thuile vo* lalile, une matière odorante volatile» point acide et qui est soluble dans Teau ; ils ont encore reoqeilli de rhuile empyreumatique et une matière jaune.
Les acides stéarique et margarique,. purs ou mé* langés entr*eux, sont d'un blanc éclatant et d'une 6olidîté moyenne entre le suif et la cire; ils brûlent facilement, avec une flamme vîve^^lanche, et ils sont complètement inodores. Ces propriétés précieuses ont bientôt fait concevoir une espérance qui n'a pas tardé à se réaliser d'une manière bien utile et bien remarquable, celle de les utiliser pour la fabrication d'une espèce de bougies dont l'usage est devenu immense, sous les noms divers de bougies stèariques^ boU' gies de CèioiU, du soleii^ da phénix, de Céclair, du phare, de i' ar C'en ciel ^ de l^union, royale, parisienne, etc. , etc. Ces bougies, d'une grande blancheur et d'une forme aussi nette que celle des bougies de cire, sont journellement essayées en comparaison avec ces dernier res. Quand les nouvelles bougies ont été convenablement fabriquées, il est certain qu'on en obtient , et à bien meilleur marché, u ne lumière plus vive en môpae temps que moins fatigante pour la vue. •
L'immense importance de cette heureuse décou«* yerte nous a imposé U lâche de faire précéder les dé- 1^ sur la fabrication des nouvelles boug;ies, d'un
DES 1KT8 ET MÉTIERS. 5y
exposé complet des principes sur lesquels elle re*
pose.
Deux procédés principaux peuvent être mis en pratique pour obtenir dans son état de pureté la matière des Bouvelles bougies : Ihin consiste à décomposer les savons, Tautre à distiller les graisses. Dans le premier cas, on verse dans la dissolution de savon , un léger excès d'acide murîatique (hydroch torique de la nouvelle nomenclature), qui en décompose les sels , (les mai^arates, stéarates et oléates de soude ou de potasse) , en s'emparant des bases : les trois acides gras séparés dans cette opération de décomposition, viennent nager à la surface du liquide aqueux; on les enlève, on les laveàTean bouillante, pour les dé«barrasser des muriates de soude ou de potasse formés et qui sont très-solubles dans Te au ; . après avoir enlevé les acides gras, on les enferme dans des sacs de toile, qu'on humecte avec de l'eau tiède; on soumet à la presse, et Tacide oléique s'écoule en abandon* nant les deux autres. Ce procédé est de beauconp préférable à celui de la distillation des graisses, que nous allons cependant décrire, pour ne rien omettre dans ce sujet essentiel. Par le procédé de la décomposillon des savons, on obtient : i. la totalité des acides gras que les graisses sont susceptibles de fournir; a. Un mélange des acides sléariqi^k^t margarique, qai, moins fusible que ^e dernier acide isolé , est par là plus propre à la fabrication des bougies. Ainsi donc, ce procédé réunit tout ce qu'on peut désirer, savoir la quantité et la qualité du produit. La seule difficulté./ . <pi*jl présente, dans la manipulation, c'est que, mal- .. |ré les lavages répétés, on ne peut pat Veaw eik\«stK ' ,
VSB 8BGBETS MODERims
ans acides gras les dernières portions de sels alca* lins : c'est ce qui donne aux bougies stéariques^ lorsqu'elles ont été fabriquées avec peu de soin^ la propriété funeste d'attirer légèrement Thuiuidiié da l'air« qui occasionne le pétillement de la flamme.
Ce premier procédé a déjà reçu, sous le rapport de l'économie, un perfectionnement notable : au lieu de saponifier les graisses par la soude ou la potasse^ qui sont d'un plus haut prix, on parvient, au moyen de remploi d*une chaudière autoclave, à obtenir cette saponification et la formation des acides grasj en substituant la chaux aux alcalis. Dans ces cas c'est l'acide sulfurîque, au lieu du murialique» qu*oo emploie, plus économiquement , po.ur décomposer le savon de chaux.
Le second procédé de formation des acides gras consiste , comme il a été dit plus haut, à distiller les graisses. Le produit solide, obtenu par refroidissement et condensation, est ensuite, lavé et soumis à la presse, pour isoler Tacide oléique du stéarîque. Ce procédé est sujet à d'assez nombreux inconvéniens dans la pratique : d'abord , pendant la distillation, il s'exhale une odeur acre, mordicante, qui excite la toux et provoque les larmes, au grand désagrénient des ouvriers; en second lieu, il se forme aux dépens de la graiss^j^un grand nombre de produits volatils gazeux; ce qui diminue beaucoup le rendement eu joaatière solide. On a d'ailleurs remarqué que le pro^ duit solide, obtenu par distillation, quelque bien lavé let purifié qu'il l'ait été de son acide oléique par l'action de la presse, reste toujours fusible à moins de ^o* de teoipérature; ce qui porterait à présumer areo
DBS ÀBT8 ET METIBAS. $9
quelque fondement, que Tacide margarique y domi<** nerait beaucoup sur le sléiirîque.
Les détails déjà assez élendus dans lesquels nous venons d*entrer, ne nous semblent pas encore suffisants pour exposer avec fruit les procédés d'une fabri* cation qui fait honneur à la France, et dont les élran« gers se sont emparés avec un empressement qui témoigne de toute son utilité. Nous allons donc décrire le travail d*un des premiers établissements de ce genrejL et qui a déjà obtenu un grand succès de repu* tation et d'argent.
Mous rappelons les principales opérations de lu fabrication : 1. Saponification; 2. Décomposition du savon calcaire; 3. pression d froid \ 4* pression d chauU; 5. irai^ tementdes tourteaux; 6. mélange aiec la cire et coulage; 7. polissage; 8. refonte des rognures ; g. fabrication eê #ifiploi des mèches.
De la Saponification,
On introduit dans une cuve ou dans une chaudière (1) d*une dimension convenable 1000 parties en poids de suif fondu et en pains (2J. On couvre ce suif d'une couche d'eau, de façon qu'il y en ait une hauteur dé 16 à 24 cent. ; on chauffe, soit à feu nu, soit à l'aide de la vapeur (ce qui vaut mieux) de ma-
ri) A Gènes on se seri d*ane grande cave en maçocnerio, dans làqoelle le liquide est chauffé au moyen de tubes en cuivre, qui y verf ent de la vapeur d*eau.
(3) On s*occu(re maintenant de rechercher si Ton ne pourrait p^ •ans inconvénfeot, se servir directement du suir is BR.\>'c:rB ponrU ■sponificatioo.
6o £B8 SBCaETd ICODBAinES
nîèire & porter Teau à l'ébollition ; lorsqii*otx est arrivé à ce point de ropération , on verse dans la chaudière un lait de chaux bien délayé et qui a été préparé avec 160 parties de chaux. Ce lait de chaux doit être asset volumineux pour que le liquide remplisse ia chao* dière jusqu'à 53 cent, en contre-bas du couvercle 9 on brasse et on mêle bien, à Tuide d'ua aviron, on pose le couvercle et on continue de chauffer pendaat six à sept heures en ayant soin de brasser de tems eo teins (de 1 5 minutes en 1 5 minutes.)
Lorsque la saponification est opérée , on laisse refroidir le savon calcaire qui se solidifie par le réfroi*disseoient. Après la solidification, on sépare Teau do savon au moyen d*un robinet placé à la partie infé^ rieure de la cuve^ on enlève le savon et on le placé dans une seconde cuve pour procéder à la décompo* sltion^
Décomposition du 9a9on calcaire.
On divise le savon en petits fragments et Ton versa dessus, par petites parties , de Teau aiguisée d'acide flulfurique qu*on a d'avance préparée en mêlant IV cide avec l'eau dans un seau de cuivre, l'ajoutant à Veau peu à peu. L'aciJe étant en partie employé, 0^ chauffe par la vapeur 5 continuant d'ajouter l'eau acidulée jusqu'à la disparition des masses grumeleuses, et jusqu'à ce que Teau de la cuve devienne un peu acide«
Quelques praticiens préfèrent préparer d'abord l'eau acide dans la cuve et y mettre ensuite le savon .calcaire*
Pendant qae la décomposition du savon calcaire 8*opère par Tacidc, il est nécessaire de brasser be(lu«> conp la malîère en se servant d^une large spaiule eo bois, à laquelle dans les fabriques on a donné le nom d'aviron.
La décomposition du savon calcaire dure généralement de 4 à 6 heures ; et si, comme il a été indiqud ci-dessus, on a employé pour looo parties de suif i6o de cfaanx, il faut pour une décomposition complète» 9a8 parties d'acide sulfurique à 66^ étendu de 1 200 parties d*eau»
Quelques fabricans, autres que celui dont noua décrivons ici le mode d'opérer , portent la quantitd d'acide jusqu'à 23o et même a4o parties d'acide pour 160 de chaux; mais nous croyons ces quantités surabondantes : au surplus, l'excès d'acide ne peut avoir d'autre inconvénient qu'une plus forte dépensée ans utilité.
Lorsque la décomposition du savon calcaire est achevée, on cesse de faire passer des courants de vapeur dans la cuve^ on laisse reposer pendant quatre ou cinq heures. Alors on peut remarquer dans la cuve les trois couches distinctes qui s'y sont formées; la première occupe la partie supérieure, et on l'enlève au n4^en d'une poche ; on verse la matière dans une cuve placée dans le voisinage de celle de décomposition, et dans laquelle oe a mis de l'eau )usqu*à hauteur d'un pied.
Après l'enlèvement de la plus grande partie de cette première couche, on a mis à découvert une partie ,1 de la matière qui n'est pas tout à fait Agée \ ilCaol d*
6a LES 8EGRET5 MODEBKfiS
nouveau laisser refroidir pour pouvoir eDlever lo reste. .
La deuxième coiicbo est formée de beaucoup de U* quide, dans lequel se trouve une certaine quantité des acides gras, produits de la décomposition.
La troisième couche n'est que du sulfate de chauz^ en consistance de bouillie épaisse. On le lave à Teau . froide, en agitant beaucoup, pour en extraire les por* tioDS d*aciJes gras qui peuvent y rester interposées* Quand ce dépôt pjâtreux a été sufi&sainment séparé de toute substance utile, on le jette. Sans doute il pourrait être utilisé pour Tamendement des terres. On pourrait aussi recueillir les eaux qui , dans Topération de décomposition, restent chargées d'un excès d'acide; ces eaux serviraient dans plusieurs arts, no* tâmment dans la fabrication du sulfate de fer.
La matière grasse, formée des acides stéarique et oléique, et qui a été introduite dans la troisième cuve, est ensuite chauffée par la vapeur d'eau. Quand celle* ci a atteint la température de l'ébuUiiion, on y ajoute encore un peu d'acide sulfurîque faible pour dissoudre le sulfate de chaux dont il reste toujours une quantité plus au moins grands dans la masse. On laisse bouillir pendant environ une heure, sans agiter; puis on interrompt l'arrivée de la vapeur, on laisse refroidir et déposer, ce qui dure trois heures. La quantité d'acide sulfurîque employée dans cette dernière opération est d'environ un dixième du poids de la matière grasse. Cette quantité parait surabondante.
Les Qcides gras ayant été ainsi parfalfemenl lavés dans de l'eau acidulée^ on les porte dans une qua-
trième ouve oii d*avancc il a été mis de Teau pure à la hauteur de 53 cent.; on fait bouillir cette eau pendant une heure au moins , pour enlever aux acides gras tout Tacide sulfurique et le sulfate acide de chaux. On laisse ensuite refroidir et reposer» puis on décaute la matière ^asse, et on la coule dans des moules en fer-bianc; parle refroidissement on obtient des pains de a5 à 5o kilos.
Pression d froid.
Lorsque la matière grasse est complètement réfroi*
die^ elle a une couleur jaune, et en Texaminant atten*
tivement, on la trouve formée de petits cristaux :
pressée entre les doigts elle laisse suinter une matière
*huileuse jaune; c'est Tacide oléique.
Les pains sortis des moules» on les approche d'un couperet (appelé instrumeni) destiné à les diviser; on les réduit en lames minces» que Ton place dans des espèces de nappes d'un tissu de laiue croisée» qui ont environ un mètre de long sur 65 cent, de large. Au milieu de chacune de ces nappes on place a à 3 kilos de matière, on relève les bords de la nappe pour en former comme un sac. La laine employée à la façon de ces nappes ne doit point être teinte » car celle-ci colorerait la matière.
On place sur les plateaux d'une large presse» un premier rang de sacs» et sur ce premier rang une plaque de zinc ; puis un rang de sacs» et ainsi de suite, employant alternativemont des f acs et des plaques de linCf jusqu'à chargement crîmplet de la presse. Âlorf^ on commence 4 presser» d'abord doucement "^"^i^
64 tES SECRETS MODEAKES
graduellement beaucoup davantage : on arrête b pression quand on voit couler abondamment la tnatière jaune fluide ; puîe quand cet écoulement est beaucoup ralenti, on presse de nouveau. Cette ma* noeuvre continue jusqu^à ce qu^on aitmtteint le but désiré, savoir, Textraction aussi complète que possi** ble de Tacide oléique fluide. L'acide stéarique, qui est solide^ reste dans la nappe. Les presses employées procurent une pression plus ou moins considérable . celles de Paris ne sont pas en générai suflisantes ; en Suisse on a fait usage d*une presse hydraulique dont TefTet a été évalué à 722 milliers. Cet objet est fort esr 8entiel;car il est bien important, pour la bonne qualité des bougies, de les priver complètement de l'acide oléique, qui les colore et les rend susceptibles àeeoaier en brûlant.
Quelques fabricants ont substitué le fer au zinc dans la construction des plaques de pressage; mais en général mal leur en a pris; le fer s'est oxidé et a altéré la beauté des produits.
Après ce premier pressage à froid, on obtient envi«ron en acide stéarique solide, les 45/ 100* du suif brui employé. Mais cette proportion peut varier beaucoup selon la nature des suifs. ^
Pression d chaud,
La pression à froid étant achevée, ou retiiedete presse les nappes qui contiennent l'acide stéarique, et on introduit la matière dans des tissus en crin , aux*quels les ouvriers ont donné le nom de chaussons ou d'éirindelles ; ces étrindelles étant pleines sont de nou-
DES ÂÀT8 ET MÊTIEAS. 65
Veau mises en presse, en faisant alterner , comme dans le pressage à froid^ un rang d^étrindelles et une plaque. Mais dans le pressage à chaud les plaques sgnt en fer de 28 à 3o millim. d*épaisseur, et elles ont préalablement été chauffées à la vapeur. Ici encore il faut ne presser que graduellement pour arriver enfin à la plus haute pression que Ton puisse pro« duire.
Dans une manufacture bien crrganisée, il doit y avoir un double jeu de plaques en fer, afin d'en avoir toujours de chaudes pour le pressage suivant et éviter par là le chômage des presses.
t)ans le pressage à chaud , on doit extraire les dernières traces de Tacide oléique : mais à Taide de la chaleur indispensable dans Topération, cet acide fluide a la propriété de dissoudre et d'entraîner dans son écoulement de Tacide margarlque. Celui-ci s'en précipite par refroidissement *et on l'enlève pouf l'ajouter dans une opération subséquente de pressage à froid. ,
L'acide oléique fluide obtenu par la pression, tant à chaud qu'à froid , est placé dans une cuve. Apre» quelques jours de repos, il s'y est formé un dépôt d'acide margarique. On filtre le tout pour avoir l*acide oléique limpide. Le dépôt d'acide margarique 1 ainsi que ce qui s'en dépose sur les filtres, se met à égoutter, et ensuite on le fait concourir dans une nouvelle opération de pressage. Cependant , comme IH)ur les bougies de choix, l'acide stéarique, moins fosible, convient beaucoup mieux que l'acide mar* garique, il conviendrait de réserver celui-ci pour lea bougies 4c moindre qualité.
66 ftCS 6ECBET8 M0DERKE8
La pression à obaud étant terminée on trouve dans les étrindelles un gâteau solîile^ sec ^ de couleur blao" cbe nacrée; on réunit tous ces gâteaux^ on en rogne les bords, qui sont toujours on peu colorés eu jaune : cette opération s^appelle Vépluchage.
Traitement des tourteaux <f acide stéarîqae^
Les tourteaux après avoir été bien épluchés, étant bien blancs et bien secs, on les porte dans une cnve en bois parfaitement propreet munie d'un serpentin î en plomb ; on a mis dans cette cuve de l*eau acida plus faible que Te^n acide employée dans les autres ^ cuves; on porte à Tébullition, qui doit être maintenae ^ constamment pendant une heure; on brasse fortement toute la matière; on laisse ensuite reposer le liquide pendant cinq heures, il refroidit. On porte ensuite la milière grasse dans une autre cuve en bois placée à côté; celte cuve égalemeut munie d'un ser« pentin pout* chauffer , contient une couche d'eande ^ d4 à 5o centimètres de hauteur. Cette eau doit étie y pure, bien exemple de sels caicains (i;. Lorsque b
(1) On peut, dans les fabriques où il y a une machine & vapetti recueillir Tcau de la condensation d^ Tapeurs.
Quelques fabricants ont proposé de puriGer Teau destinée à ce daP nier travail, en la faisant bouillir ayec une portion des tourteau tfl < poids égal è Teau, laissant refroidir, puis enlevant les tourteaux pour 7 les reporter dans la première cuve. L'eau (d'après leur dire) qui reiti < dans la cuve est bonne pour faire la dernière opération, et eUe fcy^ | terrir plusieurs fois de suite. Ce moyen nous parait sujet à betncoiV:^, d'objections. II est d'ailleurs bien plus simple et plus facile de la wn» J corer directement de Teau pore.
DES AKTS ET METIERS. 67
matière grasse a été ajoutée à Teau 5 on porte à Tébollitiofi; lorsque la matière est arrivée à cet état^ on délaie une certaine quantité de blancs d*œuf» dans de Teau (environ 5o à 4^ pour 5oo kilos de matière) ; on les bat comme pour Tencollage du vin, on verse cette solution albumineuse dans la cuve ; on laisse continuer Tébullîtion pendant une heure, puis on arrête l'accès de la vapeur, et on laisse reposer pendant cinq ou six heures. Âpres ce repos , on trouve qiiHi s*est furmé à la partie supérieure une Douche de matière grasse aussi limpide que l'eau la plus claire^ On enlève avec précaution cette matière ^riflée, et on la coule dans des moules pour en former des pains, qui sont ensuite portés à la coulerie (i).
Mélange avec la cire et le coulage*
L'acide stéarîque étant ainsi préparé , après avoir été retiré en pains des moules, on en fait un mélange dans les proportions de 94 parties et 6 de cire blan-> che; la cire a été préalablement fondue dans des terrines vernissées portant un bec : on n'ajoute l'a*
(fl) Dans les premiers temps, quelques fabricants essayaient les itiAes gras ainsi obtenus ayant de les employer en grand. A cet efTet, llflMCOiiTertissaient une petite quantité en bongie, dans un moula ippnprié. Ils avaient remarqué que lorsque la matière était conye* iMament parifiée , la combustion de cette bougie d'essai était par* feHe; et qu'au contraire, si la matière restait encore impure» il s'ae- (■niait à la pointe de la mèche, pendant la combustion « des.'-^ teeombustibles formant ce qu'on appelle uuixez.
Ô8 iE8 SECRETS MODEEim^
cide stéarique qu'après cettte fusion; on remue fortement le mélange à la spatule pour répartir uniformément la cire. On laisse refroidir, mais pendant que ce refroidissement s'opère 9 il faut encore agiter la spatule assez fréquemment , pour que la masse reste homogène. Le mélange descendu à la température d'environ 55% on le coule dans les moules d'étain ap« propriés et convenablement disposés.
Les moules destinés au moulage de la bougie stéarique sont placés dans des ouvertures pratiquées dans la partie supérieure d'une caisse, qui est plus ou moins longue et plus ou moins large selon l'emplacement ; dont on peut disposer; cette caisse» formant étuve, est doublée dans l'intérieur, soit avec des feuilles dé tôle ou de zinc; elle reçoit dans sa partie supérieure , des tuyaux en cuivre d'une dimension d'à -peu-près 10 centimètres de diamètre ; on remplit ces tuyaux, au moyen d'un générateur, de la vapeur d'eau qal les échauffe et élève la température de l'air, qui, i^ son tour» élève celle des moules. La température ces moules, au moment où on y coule les boufieSf] doit être d'environ 49° centigrades.
Les moules sont d'avance garnis des mèches; la partie supérieure de la mèche , le point par lequel! elle doit s'allumer, se trouve fixée par une épingle- Aussitôt que les moules ont été remplis, on ouvre ta porte de l'étuve, puis on en enlève les moules, que Ton remplace par d'autres pour un moulage sobsé* quent.
Les moules étïint refroidis, il est facile d'en sorti la bougie. La plupart des fabricans exposent la <n*A h Tair^ immédiatement à |a sortie des moules \ o#j
DBS ARTS ET METIERS. Qff
sse exposée à la double influence de Tatmos* et de là rosée, ce qui achève le blanchiment. *es fabrîcans regardent cette exposition commo lue.
bougies, à la sortie des moules , peuvent pré»* plusieurs défauts ; quelquefois elles se trou- •arsemées de petits cristaux, si la matière a été i trop chaude, ou les moules trop chauffés* es fois elles sont criblées de trous, surtout au les bougies; ce défaut vient d'une cause con- : le coulage trop à froid.
Po tissage des bougies»
lougie, retirée de Fétendage, et après avoir été ) au pied , doit ensuite recevoir le poli : ce tra* t confié ordinairement à des femmes ou des en* il consiste à frotter la bougie avec un morceau re très-blanche et très-propre , imprégné d'aï- 36«
itres fabricants ont eu Tidée de substituer à n de Talcoot , celui de Téther. Ce surcroit dm e est parfaitement inutile.
Refonte des rognures.
;ulots de bougies sont placés dans des terrines ées, et qu'on porte dans une étuve , oii la ma» nd. Cette matière, si elle n'a été aucunement >eut concourir dans un coulage subséquent) iCune ^u/r0 purification.
70 LES 8EGBBTS HOBERNBS
Fabrication des mèches*
Les mèches qu'on emploie dans ]a fabrication des bougies f téariques exigent un choix rigoureux de co« ton filé fin et bien égal; ces mèches sont formées entr'elles à trois brins assemblées sur le 'métier. La durée des bougies, à l'usage, est rigoureusement proportionnelle à la grosseur des mèches.
Préparation des mèches.
Les mèches qui entrent dans la fabrication àe$ bougies stéariques doivent subir une certaine prépa* ration, qui n'est pas la même chez tous les fabricants de ce produit. L'une de ces préparations Jcs plus eikn usage, et qui contribue à empêcher le pétillement! pendant la combustion des bougies, consiste à fairç i fondre dans 5o kilos d'eau très-pure, 5^5 gr. d'à' cide borique également pur, à ajouter au liquide iijf gr. d'acide sulfurique à 66°, puis à faire tremper kl il mèches dans cette dissolution , jusqu'à ce qu'en étant complètement imprégnées, elles gagnent le fond da vase. ^
Pendant quelque temps, en France et dans lei^
pays étrangers, on a introduit dans les mèches ^
l'acide arsénieux , dans le but de les faire adhérer
la matière grasse. Cette pratique dangereuse a éHà
ndpnnée. * ^^
DBS A&T8 BT METIBB8. 7I
BRONZAGE.
donne à un certain nombre d'objets en plâtre i is, en papier ou en carton, une couleur de ) qui varie suivant la nature des substances yées pour la produire , et se'' rapproche plus ou de la couleur du bronze véritable.
)n peut bronzer d*uue manière très-brillante yen de feuilles d'or broyées à la molette aveo el ou un mélange de gomme ; on se sert pour es rognures obtenues dans le travail du batteur On enduit Tobjet que Ton veut bronzer avec ouche d'huile de lin , et Ton répand ensuite ) la poudre métallique , par exemple avec un lampon 'de linge.
3n peut employer au même usage Vor massif re d'étain], dont on broie une partie aveo six calcinés et réduits en poudre très-fine 9 on en . une petite quantité avec un linge humecté ^ loyen duquel on passe la matière sur Tôbjet veut bronzer, on le frotte ensuite avec une sec, et on passe ensuite la pièce au brunis-
and c'est sur le papier qu'il s'agit d'appliquer nassif , on broie cette matière sans aucun méd'os calcinés , on se sert de blanc d'œnf pour I, ou un vernis léger à l'alcool. La matière est {uée au pinceau, et on brunit ensuite.
Quand on plonge dans une dissolution de suide cuivre étendue d'eau bouillanle, xiae UxMf
7^ IB8 SECRETS nODEBVES
de fer bien nette et décapée, on précipite da cuivre à Tétat de poudre fine, qu^on peut laver facilement en l'agitant à plusieurs reprises avec de l'eau. Cette pou-^ dre, broyée avec six fois son poids d'os calcinés , peut servir à bronzer comme il a été dit précédemmeat.
4* Quelquefois on veut communiquer à divers ob* Jets, upe couleur grise presque semblable à celle du fer^ et que Ton nomme bronze blanc 9 on l'obtient par divers moyens. D'abord Vargent mustif donne une très belle teinte 9 mais on se sert aussi d'étaiq réduit en poudre fine, qu'on se procure en coulant ce métal fondu dans une boite dont les parois sont bien en* duites de craie en poudre, on agite l^'étain fondu dans cette boite, très-vivement et sans discontinuer, jas*qu'à ce que le métal soit entièrement froid. Cette poudre^ passée au tamis de soie et délayent dans nn^ dissolution de colle forte , est appliquée au pinceau sur l'objet que l'on veut bronzer : cela produit une couleur mate^ qu'on peut brunir pour l'avoir brillante.
Quant à Vargeni mustif^ il se piépare avec partie égale de bismuth , d'étain et de mercure.
Quand c'est le plâtre qu'on veut bronzer en gris, dit bronze blanc, il faut le frotter avec de la plombagine.
5. La fonte de fer bien décapée, plongée dans one faible dissolution de sulfate de cuivre , fait précipiter à sa surface une petite quantité de cuivre métallique quiy adhère assez fortement : dans cette circonstance, le cuivre prend une teinte rongeàtre qui passe an ■Aime'jbriin.
DBS AETS BT MéllBBS. 73
Frot br<mze\ couleur qu^il acquiert d l*air.
Le bronze^ exposé pendant plus on moins long-lems à ractioù de l'atmosphère, se recouvre d'une couche trè»>mince de carbonate qui lui donne une teinte verte connue sous le nom de patine antique, Op a cherché à la produire rapidement par divers moyens; mais quelque analogie qu'offrent toutes ces teintes artificiellement données avec celle qui est due à Taction du temps, elles offrent cependant encore des différances qu'un oeil exercé découvre facilement : les amateurs d'antiquité n'ont pa^iy de s'en plaindre , puis qu'il leur est toujours pomne de distinguer les objets véritablement anciens d'avec leur imitation.
Quoiqiill en soit, on communique au bronze destiné à l'ornement et aux médailles, la couleur approchant du bronze antique, en imprégnant leur surface avec différons mélanges.
Un grand nombre de compositions ou de sauces diverses ont été indiquées et annoncées comme devant produire la patine désirée; plusieurs de ces compositions ont eu constamment d'assez bons résultats; mais le suecës tient aussi beaucoup à la manière d'opérer en les appliquant ; car des ouvriers différons , opérant^avec la même sauce , obtiennent des teintes souvent fort différentes.
Voici quelques-unes des recettes données :
Le métal, tourné ou réflé étant bien déroché avec de l'acide nitrique, on passe la mixtion sur la surface à l'aide d'un tampon de linge ou une brosse douce t et on Ty étend bien uniformément.
/il. Ir
^4 ^BS SIGhBn ICOBB&inS
La nature de l'alliage Ini-mème exerce une très* grande influence sur la couleur du bronze obtenue, quelque soit le mélange qu'on emploie pour la développer, comme les alliages dont on fait usage dans le moulage des divers objets d'ornement bont très- variables, il doit en résnlter que le bronze, saucé d'une manière semblable, peut ne pas donner de résultats analogues.
1. On étend sur la pièce dePacide nitrique, mêlé de deux à trois parties d^eaa ; la couleur parait d'abord grisâtre , mais elle passe ensuite au bleu-verdâtre.
a. On paisc à [|tti|j|eurs reprises sur la pièce une liqueur composée oe une partie sel ammoniac, S de carbonate de potasse et 6 de sel marin , dissous dans 1 a parties d'eau bouillante , à laquelle on ayoïtte ensuite 8 parties de nitrate de cuivre : la teinte est d'abord inégale et crue, u^ais elle finit par s*adoncir et devenir plus uniforme.
5. On peut obtenir un beau bronze verUbieap on se servant seulement d'ammoniaque concentrée^ avec laquelle on frotte le 'cuivre et dont on renou''elle Taction un grand nombre de fois.
4* La base d'une grande partie d'autres compositions est le vinaigre avec du sel ammoniac. Aisii d'habiles ouvriers ne se servent d'autre chose qns d*un mélange de 6o grammes de sel ammoniac &r sous dans un litre de vinaigre.
5. Un autre mélange qui donne de très-bons résultats, est formé de 5o grammes de sel ammoniae, 8 grammes de sçl 4*oseille d^ns dix litres de ^
DBS l&tS BT nillEBS. y5
6. Un habile ciseleur de Paris fait usage d'un mé* lange de i5 grammes sel ammoniac ^ 1 5 grammes sel marin ; 3o granmies esprit de corne de cerf; vinaigre un litre.
7. .Un autre mélange donne de très- bons résultats; il est edmpoié de vinaigre un litre , dans lequel on met i5 grammes de sel ammoniac 9 i5 grammes de se! marin y et i5 grammes d'ammoniaque pure.
Oo trempe une brosse dans le mélange^ on frotte la pièce bien décapée » jusqu'à ce qu'elle ait pris une bdle teinte de bronze : la pièce ne doit être qu'humectée, et au moyen d'une seconde brosse on eniève ensnite jusqu'aux dernières traces d'humidité.
Si 9 après deux ou trois jours « on trouve encore la teinte trop pâle, il faut recommencer l'opération.
On peut opérer à l'arir, la couleur n'en vient que mieux; 4e enivre 9 dans aucun cas, n'a besoin d'être chauffé.
On obtient encore un bel effet au moyen des deux compositions suivantes :
8. Sel ammoniac 9 et sel marin, de chaque huit grammes; ammoniaque pure 16 grammes; vinaigre demi-litre.
9. Sel d'oseille a grammes; sel ammoniac 8 grammes, vinaigre un quart de litre.
On passe Je mélange avec une brosse presque à iec sur iebronze» et on continue jusqu'à ce qu'on ait obtenu la teinte désirée.
. Ces Govipositions donnent une plus belle couleur, fMind on opère au soleil plutôt qu'à l'ombre.
Quant aux médailles ^ on les moi en cou\«vtt $^im
76 LES 8EGRBT8 H0DE&1Œ8
manière un peu différente , et la sauce qu*on emploie varie également beaucoup.
10. On mêle bien 5oo grammes de sous-acétate de cuivre (vert* de-gris) en poudre^ avec 333 grammes de sel ammoniac également en poudre; on eo faut une pâte liée au moyen du vinaigre. Pour se servir de cette pâte y on en prend gros comme une noix que l'on délaie dans un peu de vinaigre étendu d*eau; on fait bouillir pendant un quart- d'heure; on laisse reposer et on décante la liqueur claire. Pour patiner des médailles^ on verse dessus la liqueur bouillante 1 et on continue Pébullition pendant cinq ou six minutes; on décante laliqueur^ et on lave bien ensuite les médailles.
La même liqueur ne peut servir que cinq ou six fois^ eo y ajoutant chaque fois, du vinaigre en petite quantité.
Il faut opérer dans une bassine en cuivre ; les médailles se rangent sur des petits morceaux de bois, de manière à ce qu'elles ne touchent pas les parois du vase, ni ne se touchent entr^elles.
Il faut immédiatement après, essuyer soigneusement les médailles, sans quoi elles changeraient de teinte ; ensuite on les dessèche complètement et pour leur rendre de Téclat, il serait bon de pouvoir les frapper de nouveau au bal&ucier«
Il arrive malheureusement trop souvent qu'une partie des pièces prend une mauvaise teinte ; les médailles sont fort sujettes à èlre tachées.
a. On opère de la même manière avec un mâaBge
de 5 10 parties de vert-de-gris, aSo parties de sel am*
que l'on a délayé avec du vinaigre et broyé
DBS iJlTS ST MÉTIERS. 77
sur une table de marbre, et que Ton conserve dans un vase bien fermé , quand on veut s'en servir, on délaie une petite partie, comme dans la précédente recette, dans un verre de vinaigre et deux litres d'eau , et on £eût bouillir pendant dix à douze minutes.
Pour des alliages contenant du plomb et de Tétain , on obtient un beau bronze avec un mélange de loo parties de. nitrate de cuivre pure et neutre à iS"" du pèse-liqueur, et ao parties de sel ammoniac : il faut n'employer cette liqueur que le plus à sec qu'il sera possible.
Comme objet de curiosité, voici le procédé des chinois pour bronzer :
D'abord on lave le cuivre avec du vinaigre et des cendres de bois, jusqu'à ce qu'il soit devenu parfaite, meni luisant; on le fait sécher au soleil , et on l'enduit de la composition suivante : a parties de vertde-gris^ a de cinatre* 5 de sel ammbniac, 2 de becs et de foies de canard, 5 d'alun, le tout pilé fin et bien mélangé, puis on humecte de manière que la compo* sition devienne en pâte liquide que Ton répand sur le enivre; on l'expose ensuire au feu, puis on laisse ré* froidir les pièces, et on les essuie. Il faut recommencer cette opération huit à dix fois. Le cuivre prend ime belle apparence, et d'une telle durée» qu'il ne perd plus rien de sa beauté par l'action combinée de l'air et de la pluie.
On peut obtenir encore un beau bronze avec un mélange de une partie sel ammoniac , 3 de crème de tartre et 3 de sel marin , le tout dissous dans la parties d'eau chaude, à laq<ielle on ajoute 8 parties f nne dissolution de nitrate de cuivre.
yS tËS MCMBT8 «tOMUtt»
En augmentant la quantité de sel marin, la couleur devient plus claire, et tire au jaune; en la dimmuant ou la supprimant tout à fait, la couleur passe au bleuâtre. On accélère Taction si on ajoute au mélange une plus grande quantité de sel ammoniac.
Il y a certains objets qu'on désire bronzer en rouge : pour cet effet il faut les enduire avec de Toxide de fer; en exposant les pièces à la chaleur, après les avoir frottées presque à sec avec une liqueur contenant i/3o environ de sulfure de potassium, la teinte vire facilement au brun-verdâtrè.
Bronzage des canons de fusils.
Il ne faut que les frotter vivement avec du chlorure d'antimoine fondu, dont on renouvelle Paction à plusieurs reprises : pour bien réussir dans cette opération, il faut chauffer doucement le canon.
Bronzage pour le plâtre.
Le plâtre peut, à s'y méprendre, acquérir la couleur du bronze antique, tant qu'on n'y porte pas la main, si on Temprègne d'un savon de cuivre quia été proposé par MM. Darcet et Thénard. Voici comment il faut opérer :
On convertit de l'huile de lin pure en savon neutre au moyen de la soude caustique ; on y ajoute ensuite une forte dissolution de sel marin, «t l'on pousse la cuisson jusqu'à donner une grande densité à la liqueur, pour obtenir le savon surnageant en petits 'grains, à la surface; on fait égoutter ce s^von sur un
DBS ÀITS BT HBTIEES. 79
carrelet, et oo rexprîme pour le débarrasser le plus possible de lessive. Oo dissout ce savon daus de Teau distillée» et on passe la dissolution à travers un lioge : d'un autre côté on a. fait dissoudre également dans de l'eau distillée 80 parties de sulfate de cuivre 1 et ao de sulfate de fer; on filtre^ et on y verse de Teau savonneuse jusqu^à complète décomposition. On ajoute alors- an peu des sulfaCbs, on agite à plusieurs repriseS) et on fait bouillir; de cette manière le savon se trouve en mélange avec un excès de sulfate. Oo lave à grande eau bouillante, et ensuite à Teau froide ; on jette dan» un liogOi on essuie et on sèche le plus possible/
Oo a fait cuire à part un kilogramme d'huile de lin pure avec a5e grammes de belle litharge réduite eu poudre fine; on passe par unlioge, et on laisse déposer à Tétave : de celte manière Fhuile se clarifie mieux. ^
On fait fonSR ensemble, dans un vase de faïence > à la vapeur ou au bain-Marie, de cette huile de lin ouite trois cents grammes ; du savon de cuivre et de fer ci-dessus cent soixante grammes; cire blanche pure cent grammes, et on tient le mélange fondu pendant quelque temps pour dégager toute l'humidité. On fait chauffer le plâtre jusqu'à 80 ou 90'' cenrigrades, dans une étuve « et on applique dessus le mélange fondu; quand le plâtre est devenu assez froid pour que la composition n'y puisse plus pénétrer, il faut remettre la pièce à l'étuve, et on chauffe de nouveau à 80 ou go"" et on continue ces applications de la même manière jusqu'à ce que le plâtre ait absorbé tout ce qu'il peut prendre. Ou t^xxuX ^ox^Nsk
80 IMS 6BGKB1SB HODBKlTIft
pièce à Pétuve pendant qnelqaes înslans, pour qn'il ne reste pas de matière à la surface : la porosité naturelle du plaire permet à Feoduit de pénétrer dans son intérieur, de telle sorte que^ quelle que soit la finesse des traits, ils ne sont jamais floaSf ce qiie l'on ne pourrait obtenir par aucun autre moyen. Il est possible de faire pénétrer Tenduit plus ou moins profondément, suivant qu'on répète plus ou moins de fois Topera tion.
Quand la pièce a pris la nuance désirée et bu la quantité de savon nécessaire 9 00 frotte légèreknent la surface avec un tampon de coton, pour lui donner de l'éclat. Pour imiter très-exactement le vrai bronze métallique, on applique sur quelques points culminants un peu à^or^oquille. On peut , par le procédé qui vient d'être décrit^ imiter complètement les médailles, les statuelles , les cartels de pendules, les vases, etc. Le plâtre ainsi préparé ré^e parfaitement à rhumidité, et devient très-duraDle.
Jrt de bronzer les ouvrage* en cuivre allié avec
le zine.
La première chose à faire, c'est de préparer la couleur dont on doit se servir. On a publié un grand nombre de recettes pour cette préparation ; les deux suivantes semblent être à la fois les plus sûres et les plus économiques.
Pour faire le bronze vert, prenez
i litre de bon yinaigre.
15 granimes CS/3 de vert minéral.
15 frammes de terre d'ombre.
DBS ARTS ST MÉTIERS. 8l
15 grammes de sel ammoniac.
IS grammes de gomme arabique. |
60 grammes de grame d^ Avignon.
15 grammes de couperose Teirte (sulfate de fer.)
El environ 85 grammes (as gros) d'avoine verte^ rî vous pouvez voos en procurer, car elle n'est pas indis^ pensable dans la préparation. Faites dissoudre les sels et la gomme dans de petites portions de vinaigre; mêlez ensuite le topt dans un vaisseau de terre trèssolide; ajoutez la graine (fAvignon et l'avoine, et faites boaiUir sur un feu doux; laisnez refroidir, et filtreiE par une chausse de flanelle. La liqueur sera propre à Tusage.
ReCitU pour faire 1$ bronze qu*empïoieni commu»
nement les fondeurs,
Pi«nes 1 litre de fort yinaigre.
30 grammes de sel ammoniac.
15 grammes d*alun.
8 grammes d'arsenie blanc.
Uètez le tout ensemble, et quand la dissolution des Sels est achevée, vous pouvez voqs en servir. On peut même obtenir un bon bronze en ne se servant que de sel ammoniac fondu dans le vinaigre. Beaucoup de fendeurs n'en connaissent pas d'autre, et quand. leur alliage a été bien fait , la réussite est presque cer*
taine.
Le bronze étant préparé, on polit le métal, ce qui le iaity soit à la lime très-douce, soit sur le tour, soit avec le papier à polir, soit en le trempant d^xis V^^^si?^ farte. ÏI est indispensable pour le suQcèa de Vo^^x^-
t9 2*8 SECRBtS II0DBK1IB8
tiou, que le métal soit bien net, et surtout qu'il n'y reste aucune trace de gras. L'eau-forte est, de tous les moyens employés» ee qui réussit le mieux, et Ton doit y airoir recours quand ou veut obtenir un bronze jfini. Les autres méthodes sont cependant trèe-suffisantes pour les ouvrages moins soignés.
Manière tTappHqaer le brome.
Le bronze s'applique avec une petite brosse, et l'ouvrier doit avoir grand soin d'entretenir constanunent rhumidité sur l'ouvrage , afin de l'empêcher de verdir. Lorsqu'on est parvenu à la couleur denrée^ ce qui arrive généralement en vingt-cinq ou trente minutes, Tonvrage doit être avec promptitude passé dans de Teau froide très-propre, et séché ensuite dans de la sciure de bois, à une douce chaleur: après quoi on y passe une couche de vernis, pour conserver la couleur.
11 arrive cependant assez souvent, qu*à raison de la qualité de l'alliage de cuivre et de zinc, le bronze préparé ne peut pas donner à l'ouvrage une couleur assez foncée. Voici la meilleure manière de remédier à cet inconvénient.
Prenez environ 8 grammes de noir de fumée, le plus beau que vous pourrez trouver; remuez-le dans un verre d'esprit-de-vin rectifié ; passez le liquide par un liîv^e serré. La pièce sur laquelle on a appliqué le bronze ^loit être chauffée modérément, soit sur une plaqu'% soit à feu ou bien clair, jusqu'à ce qu'on ne puitiK j ({u'à peine la tenir dans la main : alors on '^dccessivement sur Vau^ta^y «i^e xxu^ brosse
VÊ9 Afin BT ttétiEftS. 8S
tn pFott de chaiiieai»5 des couches très-peu épaisses de la liqueur préparée avec le noir, et Ton s^arrêtera quand on aura obtenu la nuance qu'on veut avoir. Quand les couches seront refroidies complètement^ on les polira avec une brosse très-douce, ou bien avec un chiffon trempé dans de l'huife verte très-limpide. On étend ensuite sur le tout une couche de laque ^ et Ton obtient ainsi la plus b^iÉ^ouleur de bronze que soit susceptible de prendrSRKliage de cuivre et de zinc. 3i le mélange de noir de fumée ne se trouve pas trop noir, et si le vernis n'est pas d'un jaune trop clair/ la couleur du cuivre bronzé sera un superbe vert fbncé. On en peut conclure qu'il est possible d'obtenir toutes les nuances de ce qu'on appelle le tert d$ bronze^ en employant plus ou moins de mélange de noir de fumée, et un vernis ou laque d'un faune plus ou moins clair, et en donnant plus ou moins d'épaisseur aux couches de noir. Toutefois, l'ouvrage conservera beaucoup plus long-temps sa couleur, si la couche du bronze peut être rendue assez foncée pour qu'on ne soit pas obligé d'employer le noir de fumée préparé; et c'est ce qui peut se faire, quoique à la vérité il faille plus de temps que lorsqu*on se sert du noir.
Manière de donner au brome (a teinte convenable sans se servir du noir de fumée.
£orsqù*une pièce sur laquelle on A appliqué lar eonlenrdu brODze a été séchée, si la teiriten*en parait pas aussi foncée qu'on la désire, il faut la placer dcr tant un &ù vif, ou l'exposer awi ta^oxi^ ^*vva %tj^
S4 us «BCABn KOBBUTBS
ardent, à Tahri de tont courant d*air, et la retoiiniet de temps en temps : on la brosse ensuite avec .am brosse douce » et Ton obtient ainsi un très-beau bronze. Mais cette méthode a rinconvénient d*ètre un peu longue 9 et quand on est pressé» on trouve plus davantage à se servir du noir de fumée.
^UG.
Le caout-chouo est iosolublo dans ralcool. L'éther le dissout, mais il faut, pour produire cet effets que réther soit complètement purgé d'alcool; car ce dernier liquide précipite le caout-chouc de sa dissolution à meiiure qu^elIe se forme* Dans Thuile de pétrole rectifiée^ le caout-chouc se gonfle et atteint à un volume trente fois aussi considérable que celui qu'il avait d*abord.
Bouilli dans Thuile de pétrole, il s'y dissout en partie ; celte portion dissoute reparaît quand on évapore le dfsNolvant, mais elle n*a plus C élasticité propre aucaout'Chouc,
Les huiles essentielles rectifiées qui proviennent de la distillation du bois, du goudron et de la houille, dissolvent le caout-chouc, mais en lui communiquant une forte odeur, et en lui donnant 1^ propriété d^adhérer aux autres corps. Pour faire disparaître « du moins en grande partie, ces deux inconvénients il faut soumettre les tissus imprégnés à un courant continu de vapeur d*eau« Xâ# buile» (grasses et volatiles uou ^^%4uttea dis*
BIS iJLTS BT MBTIBR8. 85
•oWent aussi le caout*chouc , mais en loi faisant GOJOStamment perdre la propriété d'élasticité qui lai donne tout son prix , et eo le rendant visqueux et gluant. On a dit qu^il y avait à cet égard exception pour rbuile de oaséput.
Suivant Laropadius, cité par Berzélius 9 si on ramo« Ut le caout-chouc en le faisant macérer dans quatre Ibis son poids de sulfure de carbone 9 puis si on le mélange avec seize autres parties de ce sulfide, on obtiendra, en remuant souvent, au lH>ut de quelques jours, une dissolution laiteuse, qui, en se desséchant, laissera du caout-chouc élastique et transparent.
La chaleur portée à iao"", fond le caout-chono, mais après le refroidissement, le liquide obtenu reste onctueux et gluant ; et long^leaips après il fiuit par durcir. Ce n'est donc pas une siuiple liquéfaction , mais une altération de la substance.
Le caout-chouc brûle avec une famée piquante dont Todeur n*est pas désagréable.
Le caout-chouc n'est attaqué ni par le chlore, ni par Tacide sulfureux, ni par l'acide hydrochlorique, ni par Tammoniaque, ni par l'acide fluo-sélicique. ^11 est insoluble dans les alcalis. L'acide sulfuriqje concentré ne fait, à froid, que le charbonner : ces propriétés de résistance à tant d'agens, le rendent précieux dans beaucoup de cas; aussi s'en sert<on, dans Us laboratoires de chimie pour réunir des tubes de verre, et conserver à l'appareil de la flexibilité. €es lanières dé caout-chouo se font»en découpant une bande de oaout-chouo qu'on a fait préalablement ramollir à la vapeur d'eau : on rafraîchit proprement ^ Im bariê à Taide d'un instrumeul bWu Vc^SLâoyi^x^
8ft LI8 5BGRET8 MOBIEim
puiâ rapprochant ces bords par la pression» on ob* tient ainsi un tube bien aoudé. On pevrl aussi faire de ees tubes en étendant sur des cylindres de gypae» le eaout-chouc liquide; le gypse absorbe te liquide. On peut encore faire des ballons en caout-chonc.
€es ballons se font en ramoUIssant d*^abord une poire ordinaire de caout^booc dans de réther, ou même simplement dans Teau bouillante^ pais y soufflant de Fair avec précaution. C'est de cette maniève qu'on obtient des ballons qui ont f-usqu^à 46 centimètres de diamètre et plus. Ces ballons entourés et garantis par un réseau, serrent aux enfans dans leurs feux; il s'en fabrique beaucoup à Paris pour cet usage.
Tlsstés douèies imperméables m oaoai'^Que.
Dès l'année 1765^ on a vu en France de ces tissus doublespls étaient fabriqués par 31. Besson. M. Chamffieh en fit, en 1811 , pour l'armée; mais ces tissus n'étaient pas enduits en caout-cfaouc, et ce dernier fabricant renonça à cette exploitation pour se livrer à celle des tissus imperméables simples. Les tissus doubles au caout-chouc ont été préparés d'abord, à 'Manchester, par MU. MaLintosh et Hancock, qui vendirent en France à MM. Rattier et Guibal le seeret
* des procédés qu'ils suivaient pour enduire les tissus et les réunir ; maïs non pas celui de leur recette pour dissoudre le caout-chouc. Ils fournirent cette préparation aux deux fabricants, jusqu*au moment otr •M. Claudot-Dumont a été suivi depuis par ces mes-
■têeuTB. Il coDeéêîe à dissoudre \e caeiuVc\iou& texuè.
DBS ARTS ET MiflEBr. $^
Fhiitle essenlielle provenant de la distillation de la honflle. Maintenant MH. Rattier et Guibal ont à leur disposition toute Thuile de cette espèce qui provient des fabriques de gaz d'éclairage à Paria.
Dans cette préparation dies tissus imperméables^ Tendttit s^emploie, non dans ^ état de liquidité parfaite, mais à l'état pâteux, afin qu'il ne traverse paa tes étoffes. On Fétend par couches , aussi également que possible, et au moyen d'ua cylindre^ on aplatit les couches , et on fait déborder Tenduit de chaque edté du tissu. L'odeur de l'huile du charbon de terre accompagne malheureusement ces tissus doubles,, même après un long usage ; aussi les malades et lesvoyageurs ne peuvent guère en faire usage.
€es tissus servent à faire des manteaux, des tabliers* de nourrice, des cTysoirs, des matelas et des coussin» è air. Dans ce dernier emploi on parvient à empêcher 92a sortie de Tair par les jointures des différents morceaux d'étoffe employés^ en rapprochant les bords sur une certaine largeur, enduisant ces bords de caout-^ chouc, et cousant le tout solidement.
Tissus simpUs imperméables au caouUchoue»
Un seul fabricant a jvisqulci exploité cette fabrtca:tlon : C'est M. Terdier. La dissolution de caout-choucy chez ce fabricant, est un procédé complet, mais dont il garde encore le secret. Cette dissolution est d'ail* leurs exempte de toute odeur désagréable ; elle slip^ plique à froid stir les tissus. Une disposition favorable condste à tendre ces tissus sur des chÀM\% c^*<^t^^«QX' à volonté incliner, afin de laisser ècovAet Vvc^^'oàXvi^*
88 IBS 8BCEBT8 HODBEVES
bondant) qu'on enlève anssi en racla.nt la surface» Cet enduit 8*applique à l*aide de brosses : les fetnaies les plus inhabiles peuvent être chargées de ce soin. On passe ensuite au cylindre les tissus enduits. Les étoffes au caout-cfaouo de M. Terdier sont très-soupies; elles n'ont pas le brillant de certains taffetas gommés ; mais ce mat convient mieux pour les manteaux. Il est à remarquer que l'enduit pénètre jusqu'au centre des fils du tissu , de sorte que quelque usé que soit par la suite ce tissu, il rente toujours im* perméable. L'absorption du caoïit chouc gonfle les filaments; ce gonflement est surtout sensible dans l'endroit ou ces fils sont pins gros , et où se trouvent quelques duvets. Ces inégalités d'épaisseur sent au reste peu sensibles , et constituent le caractère exté« rieur d'une bonne fabrication. Dans tous les cas» il faut que les filamens restent visibles^ et non masquée par une couche d'enduit. ^
Tissus élastiques en caouî'ChouCm
Avant de tisser les fils de oaout-chouc 9 on a songé à employer des bandelettes de cette substance, qu'on recouvrait d'un tinsu ordinaire pendant que la bande était tirée, et qui, en revenant sur lui-même faisait plier le tout. C'est, dit-on, à Vienne qu'on a fabriqué pour la première fois, de vrais tissus de caout-chouc. Cette industrie a été perfectionu'ée et agrandie en France par MIM. Ratier et Guibal. Elle s'appliquQ principalement à la fabrication des bretelles. ; Plusieurs moyens se présentent pour diviser la :;: caçat-ohouc en fils. Voici un bon ptoc^d^ \
DBS ABTS BT HéTIBBS: . 89
Opérations préparatoires : i» on ramollit la boateille ou poire de oaout-chouo par Teau chaude ;