‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 34 sur 68 · PHOTOGÉNIQUE · texte numérisé non relu

PHOTOGÉNIQUE

Ltitre de M. Coustabfe aux Editeurê du Philo$ophical Magazine.

On B'eObroe, en Angleterre» de perfectionner en de -mettre en œuvre les procédés photogéniques Indiqués par Bl* Talbot.

If* Coustable^ dans une lettre adressée aux éditeurs du Philosophical Magazine, annonce avoir trouvé^ contrairement à Topinion de H. Talbot, qu'une solution aqueuse d'ammoniaque 5 de force modérée $ agit comme préservatif certain contre Taction continuée de la lumière sur un dessin photogénique. Il sulBBt» pour cela, de le tremper dans Tammoniaque pendant quelques minutes, puis de le laver à l'eau pure* ï« premier efTet de Talcaii est de donner aux parties ombrées une teinte rougeàtre, mais elles noircissent de nouveau à la lumière, tandis que les places claires restent sans altération. Le dessin en est amélioré plulét qu*altéré. L*auteor rappelle qu'une Solution d'byposulGte de soude serait un excellent moyen pffé** servatif ; mais il n'est pas aisé de se procurer ce sel^ tandis que Tammoniaque est dans les mains de tout le monde» et lui parait bien supérieure à riodnM 4%

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pola^gîum et au sel mario, conseillés par U. Talbol.

M. Rubcrt AJailet a découvert que la lumière da coke iricaudesceni agit sur le papier photogénique, comme celle du soleil et celle de la combustion de rhydrogène par l'oxigène sur la chaux vive. Il voit dans ce fait un moyen de plus d\itllîser ce papier, si propre à enrcgislrcr de longues séries d'observations continuées en Tabscnce de Tobservateur. Au moyen d*uu appareil asr^ez simple, on pourrait, par la corn* bu^tîon du coke, fournir de nuit hi lumière nécc»- • saire à la produclioii de cet effet.

Ënfîn, Al. le docteur Fyfe a communiqué à la So** ciélé des Arts d^'Ëdimbourg une nouvelle méthode de dessins photogéniques, pir laquelle on évite Tinconvénicut reproché à celle de M. Talbof, de renverser les clairs et les ombres. Ce serait un procédé rapproché, du moins pour les effets, de celui de M. Dagucrre. Le papier doit être d'abord tmptégné do phosphate d'urgent, puis uoirei en entier par Tcxposillon à la lumière. 11 doit ensuite être trempé dans une solution d'iodure de potassium; et lorsqu'il e.4t encore humide, on le place en présence de l'objet qu'il «loit représenter, et on ïc laisse jusqu'à ce que toute la partie exposée du papier soit devenue jaune* il offre alor.j une image exacte de robjel. L'iodure de potassium a la propiiété, à l'aide de Paclîon de I9 lumière, de déeomposer le phosphate d'argent noirck Fartuut 011 rolijel à dessiner laisse passer la lumière » cet effet c^t produit et Tiodure d'argent jaune est ibrniéy mais le p!issp!iate reste noir là où l'omhre do robjel arrêta Tcffi t chimique. De semblables dessins coottoueraïQùi à s^affdiblii par Tactiou leute d« Tlo*

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dare svr le phosphate; mais on arrête entièremenl cel effet par la simple méthode da laviigedans t*eau , qui eulève tout Tiodure excédant. Plusieurs échai^ tilloDS de feuilles d*arbres, dessinées par ce prccédéi ont été mis sous les yeux de la Société et ont paru aus8i parfaits d^exécutîon ()uc ceux obtenus par la méthode des ombres renversées.

Du papier de cholure d'argent (papier Talbut) réufsit de la même manière; seulement la soin lion d*iodure de potassium doit être beaucoup plus faible, le chlorure étant plus aiséfîient attaqué. Dans les deux cas, il faut s*assurer^ pour lui donner le degré convenàble^qu^elle n*agit pas à Tombresur le papier^ noirci ; on la met pour cela à la force convenable ppur observer un commencement d'aclîonj et on retend alors d*un peu d'eau pour raffaiblir.

ftoo us sKaifs aoBiant

Sur Us effets de Cair et de ià lumière dans te réUAlîsH" ment des couleurs altérées sur d'anciennes tapisseries de Raphaël. {Phllosophicat Magazine j Juin i^Sg).

En juillet i83S, Ton exposa à la carîoMté du public anglais, certaines tapisseries de Raphaël qui avaient élé CQnservées pcndanl un très-grand nombre d^an» nées emballées dan» des coffres» et à ce qu'il paraît tenues dans imiieu humide* Les couleurs en avaient éprouvé une liOtable altération, et indépendamment d*uue forte dîuiinuiion dans rintensité des teintes» plusicvirs d'enlr*clle.9 avaient changé de ton. On remarqua avec surprisPy que leur exposition à l'air et à la lumière exerçait une influence très-grande sur ces tapisseries el en ravivait sensiblement les couleurs* M. Favad<iy suggéra à M. Trull, quelques moyens^ d'augmenter cet effet par un accès plus complet des rayons solaires, et le succès a répondu pleinement aux espéra' aces que ron avait pu concevoir.

Pendant sept mois crcxposîtion à Tair et à la lu* mière, dans une manufacture bien située, à Covenf ry« rhumîililé de féloffe ayant diitparu, les couleurs ont été restaurées et ranimées, et Tcffet de la peinture pri* mitive a reparu presque complet.

Les vcris étaient tous devenus bleus : ils ont repris presque partout leur couleur primitive. Les couleurs en masses étaient en général devenues lourdes et tei«nes : eiles ont repris leur brillant et leur éclat* L*or est aussi devenu plus clair et plus brillant.

La couleur de chair dds figures, devenue pâle» prea-^

que blanche» a. repris le Ion élevé et Veê otubtes fortei qui caractérisent le talent de Rapliaëi. Une fraîcheur nouvelle se fait apercevoir partout; PefTet résultant, en particulier, de l:i reproduction des clairs dans les parties du paysage, est très-extraordinaire, et leur communique un large et un fini que les cartons euxmêmes ne possèdent plus, dans leur état actuel, dans les tableaux de St-Paul à Athènes, de la mort d*Ananias, etc., il y avait des endroits tout-à-faît obscurs, où des paysages étendus , de.4 rougîmes de maisons', des masses de feuillage ont apparu commo par magie et augmentent beaucoup lefTet général. Dans le martyre de St -Etienne, il y avait do grandes masses bleues, comme nuageuses, qui semblaient entourer la ville de Jérusalem : elles ont di^ paru el des montagnes fort nettes en ont pris ia phce. Lo bosqifct d*oliviers, qui ne montrait que quelques ar-» bres tout bleus et un épais rideau bhMiâlre, présente aujourd'hui un boîs-fonrré et très- distinct; le rideau a disparu, les pelouses vertes et mousseuses o>it presque repris leur fraîcheur, des clairs continuent à so' produire dans Tépais du bois, et partout les teintea originelles te débrouillent du sein des teintes confuses que trois siècles d^incurie avaient produites.

Il est facile à tous ceux qui appréci<Mit le mouve* ment de perfectibilité, canctère dominant de Tépoque actuelle» de juger que rinvenlion de M. Daguerrc^ quelque admirable qu*elle soit dcjà par elle-môuie , n'est encore qu'on embryon dans l'œnf ; que cet œuf va bientôt éclore et qu'il eu sortira des choses plus étonnantes encore, et surtout d'une application plos directeaient utile* Bd attendant ^ réalisation de laui

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ce qne promet ie DctguerréoVype , noas alfone laîre connaître le» princi^iales reclicrches auxquelles 19 son! ùé'ii livrées des persouiies iiigéiiîeàfles pour en étendre l'cmploL

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