RAPPORT
som
Les dessins {urodiiîts par le procédé
de U. BATARD.
L*ieadéinie a pa joger, dans la commuotcatîOD qai lui a été faite ^ à sa dcrciièrc séaoce, des dessîw produits par le procédé de M. Bayard, de quel intérêt ponrait être pottr les arts ane découverte qui se re*commande. déjà par de pareils résultats. Iln*yeul dans toute TAcadémie , qu*une voix sur le mérite d^ ces dessins, sur leur ezactilude positive , sur leur aspect agréable à l'œil; et Tavantage inappréciable el unique fus qu'ici qu'ils présentaient , d*étre fixés sur U papier, ce q>y en rend Tusage si commode et le transport si facile , ajoutait encore à tous les motiiii d*{ntérét et de sati;»f action que la vue de ces dessine inspirait à TAcadémie.
Telle qu'elle est dans son état actuel ^ et telle que nous avons pu en prendre connaissance, d'après la déclaration de M. Bayard, sans pouvoir vérifier par nous-mêmes, encore moins constater par des expé*» riences que nous n'avions pas mission de faire exé» tutert les opéraliona d'au procédé dont les résultais
fo6 tt» SECaiTS BI0DERIŒ9
ificiU notm élaient «^ouiiiU 1 1 hiillis^îent ^euls à notre apprêt ÎJtisiii; la plus grjiitle <!iineii.sioK qi>e pninJ^ arqui^rii* rîiii.-'go, pris^î au p'^iiit le plus fsivorable d'un objcctilMo 387 inll'îinùtres de foyer, qoi #»iJl celui avec lepinl opère M. Bayaril, est de tGd millnnëtres^ el il pense qu'elle pourrai» élre porUe d i<)3. M . Boyard BOUS a montré une f^ne de Paris ^ rxéciitée" de celle grandeur* qui réunîl presque lotdcH le^ conditions de la perfectif n quonl à la viMité perp^^cti^e el à Pc-flfet piltoremjtie. Pourlc^ figures dcssinres d*après I*Hn<iqtie le rapport ilp.»* Images qu'il a ob'enues jnsqn^îci serait ' de i55 miUlmèlres poiii' une ^la(^^ de 2 mètres ; et à cet égard encore, il estime que r.ippiiiMtion det'onitrocédé est 8ti8ceplii>le de prrrectionnenif.it. Tônterois, on ne saurait se <)îhSinnuler q<ie le papier sur leq*iL*l i^image est im :rimëe, étant d\ine srnsihili<é nioiitdre que la plaque métidlique imprrgtiée d'iodr, I airgukenialion qu'on pourratl obtenir dân.s la dirn-nsion du dessin ferait aux dépens de la netteté. Ponr cpie rexéculioti fût au'-sî sa!istaisante et aussi prompte, en mémo temps que Ton voudrait produire une im.^ge plus grande, il faudrai' que Ton pût ajoutor d.ms la méine propoition à la sensibilité da papier ; et cVst là sans doute le point essentiel du problème-' 4pi'il s'a^tt encore de résoudre, et dont la solutkm, i-v cib* peut é-re due à de nouvelles cxj>érienrcs de M. B.<y»r:l, Intéressera certainement au plus haut de^ré l\irt et \^ science.
. L\\ endémie î^aît déji que les épreuves duc» a»» procédé de Al. Bavard sont produites j'ir (//f /Y/f/)iVr, au moyen d'une proparaliou quicuustilueeii graudepav*
IDBfl^iRtR ET MÉTIBIHH 'wj
tfe le secret de ce procédé. La qualité de papier que M. Biiyani jii^cli pUis propre à HA.snrer le succès de «on opéralioii est celle du papier fui d la mécanique. Il préftTc \à papier hlanc au papier de couleur , dont l'a coluralioti se pcrtl îiiégdlenient pargiii(c de la pré*paraliuu qu*il lui donne; d*oû il résulte des (aclics qui nuisent au dessin, fandi}; que le |)n|>irr blanc acquîerl, p.ir le fait méni€ de celle |.réparatîon, une coloration qui, parlant de la teinle ningr;ître, et passant par les teintes bistn.'» pour arriver à la teînt« neutre^ tirant au bleu, produit un eflfot général auMsi Ii.:rnionieux qu^agxublc CVtti* prép.iralion du pa* pîer, si impôt tante dans le procé«!é de M. B«1yard, puitrqne c'est re (pii confère au p-ij>ier la sensibilité qui le rend propre à recevoir Ich deâ-ius p;o.i«iils par la lutnit're, K'exécivte d\iillcurK avec beaucoup de facilité, «ianH quM soit besoin de se >ncttreà i*ombro ou de s'entourer de prtV\vition« ineom'uoilrs ; c'est du moins ce <|ii'il nruis a déclaré^, et ce f|ue lutys no pouvons no4is cm; éelier de sigu.iler roinine un de» avantcigcM de cette préparation. (}n autie inéiitç qu'elle posiiCile, c'est de con^e ver toute sa valeur du rani un mois, (.our [ou que les feuîMes de pap Ton f reçue «^e ^;ird!nt axec qnclqiic soûr ifc slbnin ou un porte-lcni'ic; passé ce IcniiiSt -t. de tremper le papier diriis nu lfquîd«î prépàn cfTcl. pour ipie ce pnpîer icprenne tonte ^aH'.'UfiflA et Ton conçoit, sans (p. 'il soit nécessaire d^nNiiti^'ij ce point, de quel avantage il peut Êtr'., datiM cours de voyajZes pîus ou moîhs long, d'avhîv 'i cesse à sa disposition, sonSKa main, flinis uM aU; ' Mie quantité plus on Rioioi» coiisidérablc ^^ f^
f06 ' tW SECRETS UO0ER1Œ9
§ea\s notm élaîeiit «^ouiiiin 1 1 huHjN^îent seuls à notre apprérijtiJii; la pitis grjinlt ^liinensios qi*e pnirts^ arqnérii* rîm.-'go, \msv. au p'>iiit le plus favorable <l*i>ii objectif (fe 087 inil'.îiriùfres de foyer, qnî e»t celui avec le.|iirJ opère M. Bayard, est de t(y^ iniiljinètres) el il pense quelle pourrah être porUe d 1 (>3. M . B.iyard nous a montré une f^ne de Paris^ e xéciitée' de celte grandeur, qui réunit presque tontcH le^ conditions de la perrccti< n quant à la véilté perpr^cli^e et à reflet pUlore»(|ue. Po'.irlc' Heures dessinres d*aprèH TiinUque leriipporl dej< înin^es qu'il a <>b'cn(ies jnsqt/îci serait de i55 millimHrrs j.oiir une ••^lalur de 2 inches ; elà cet égard encore, ile*'linieque 2\i})fdiiM(ioii def-onp.rocédé est susceptible de prrfeelionncnif *it. Tonicfois, on ne saurait se <lissimuter qie le papier sur leq'icd **image est im rimëe, étant d\ine srnsibitiié moindre que la plaque métallique imprégnée d'iode, I augtncnialion qu'on pourrait obtenir dans la diui-nsioii du dessin serait aux dépens de la netteté. Vmw (jue Texéeutioti fût au'^st .satisfaisante et aussi prompto. en mémo temps qne Ton voudrait prodorre une îm.ge plus grande, il faudrai' que l'on pût ajoutor dans la inéiite propoilion à la sensibilité du papier; el cVst là sans doute le point essentiel du proliléiu*' qt>'il s'agit eircoredc résoudre, «U dont la soluti^>iN si elle peut é^re due à de nouvelles cxjM*rienrcs do \l. B.iy«r:U intéressera certainemeul au plus haut de^re i\trt et \y sckncc.
L\\cndémie sait déjî que les éprouves Av^cf^ ai> précédé de 51. Bavard sont produites 5//;* r/^/ /i//|)i>r, au moyen d'une préparation qui constitue cii graude.pav*
DCfl^iRtJI ET MÉTlBlHh S^^
Ife le secret de ce procé<Ié. La qualité de papier que M. Biiyard in{;c'li phis propre à assurer le succès de «on opération est celle du papier fui d la mécanique. Il pn^fvre Je /7<t/?iVr (Aanc au pnpier de couleur , dont Ta coluralioti se pcrti iiiégaiciuenl paritnilede la préparation qu^il lui donne; d*oii il résulte des (achct qui nuisent au<le'Stii. tandis i|iie le papier blnncacquîerl, p^ir it? fait méuit! de celte préparation, une coloration qui, parlant de la- leinlc ningr^fre, et passant par les teintes bistn.'» pour arriver à ki teinte neutre, tirant a\i bleu, produit nn effet général aussi Ii.irmonieux qu\igrfuble Ce'tl(? prép.iratîon du pa* pîer, si impôt tante dans le procé«lé de M. fi«iyard,
pui!>(|ne c*cst rc (pii conTère au p;>j)ier la sensibilité • qui le rend propre à recevoir les des-ius pu);Kiits par
la lutniiTe, s*exécivto d'ailleurs avec bea^ucoup de facilité, sans qu'il soit besoin d<î se ructtrnà fombre ou de s'entourer de prtHwitious int'dmtnoJrs ; c'est du moins ce ({ti'il n^uis a déclaré, et ce (|ue nous no pouvons nous cnii éeber dt' signaler ronime un de^ avantages de cette préparation. l)n outie mérite qu'elle possède, c'est de con^^e ver toute sa valeur durant un mots, pour pen (]ue- les A'uiMes de papier quf Ton t reçue ne gardïnt a^ec q'ielque suin dans un album ou un porte-fcuî-!o; passé ce temps, il sulïK de tremper le papier dcrns \u\ Hqtiîdc préparé à ccft effet, pour qiiif! ce papier i éprenne tonte sa s"nsibi"*Jlé; cl Ton conçoit, sans q«.*il soit nécessaire d'insister suV ce point, do quel avantage, il peot élr/, dans nn cours de voyages pîus ou moîbs Ituig, d'avoir sami cesse à sa dispo.siiion, sonsKd main, dans un albunr» «ne quantité plut? ou moin» conhv\léro\A<s ^ttWv&>--^
to8 Lit 8SGKBT8 MODBIVBS
de papier aiiiM piéparées, et tuujouni propres à Fa- Mge i|u'ou en veul faire.
LVpreuve que M. Bayard obtient sur son papier, dans des cireonslances de lempn ordinaires , met à peu prts une demi-heure à se produire; c^est plus de temps que ne dure iV'prcuve cxéctitd'e par le procédé de M Dagucrre. Mais cet iiiconvénîeiit se trouve bien compensé par Tavantage de pouvoir fixer au point oii Ton veut, sur le papier môaie où elle doit s'imprimer, l'imngc produite par rub)cclîf. Les cîrconstai>ccs de temps les plu» favoraliles à l'opc^ittion, sont, par un beau jour d'été, un ciel nuageux et un soleil intermittent qui produit une grande lumière et de l'ombre alternativement, de manière à éclnirer snccevsivemcnt les diverses parties du champ qu'embrasse Tob** {ectif. Mais, à défaut même de oes CtHuUitons, et dans la circonstance la plus désavan!agcuse, celle d'un temps nébuleux y Tiinage se pf'oduil encore par le procédé de M. Bavard; seulement, il y faut plus de temps. Et, consétiuemment, rim i^^e perd aussi de sa netteté , à raison de ce qu'elle est plus lente à se former.
A côté de ces propriétés, déjà si remarquables, et qui reçoivent encore un nouveau prix de remplui d'une feuille de papier au lieu de celui d'une pl.ique de métal, se placent d'autres uvautnges non moins sensibles. L'image, qui se produit dans la ebambre obscure, par. le procédé de M. Bayard, sur le papier préparé à cet elfct, peut toujours être observée, pour ainsi dire, à chaque degré de sa formation ; ou la suit dans le développement progressif de sou intensité; on Farrête, au point ob Ton veut la saisir ; si ron vm
BBS ARTS ET METlBtS.
désire qu'un deftsin à peine indîqnéy qn^ine image aussi faible que passible» on la fixe eu cet étal, au moyen d*uii lavage; et ce dessin peut epsuile élre repriii par la main d*un artiste « pour élre lavé ou co-* lorié. Si Ton veut, au contraire » que le dessin obtienne plus de vigueur, on ii*a qu*à laisser agir la lumière, tout le temps qn*ou juge nécessaire. La nature a toujours un lém«kiu de son opération, qui Tabrège, la prolonge ou Tarrèle» suivant Je besoin qu*ii en a; et c*est là, à notre avis, un des principaux avant âges do procédé de M. Bayard.
Ajoutez à cela que les dessins produits pnr ce procédé jouissent, du moment qu'ils ont été fîxés sur le papier par un lavage, de la propriété de se conserver, ecmme dtsdesfins d f aquarelle; ils peuvent se porter en voyage, se classer dans un album, se passer de main en main, sans s'altérer par le temps, sans selTaccr par le frottement ; et nous en avons eu la preuve par Tétat même dans lequel se trouvent la plupart des dessins de M. Dayard, qui circulent déjà depuis deux ou trois mois , sauMivoir éprouvé d*allération sensible; il suffît, pour qu'ils gardent toute leur vigueur, qu'ils ne soient point exposés à reflfet direct d^me lumière trop vive. Ce sont doue de tértiabUs deshinsy quant aux moyens de conservation qu'iU possèdent, et quant à Tusage qtii s*cn peut faire ; et ils ne se détrtu'seut que par ce qui détruit toute espèce de dessins^us à /a main de l'bomme, et pir ce qui les produit eux-mêmes, par le temps et par la lumière.
Jusqu'ici, les applications du procédé de M. Bayard ont pi iucipalement porté sur des masses d'édifices, sur des détails d'intérieur, et des ouNta^^^ ^vX»
110 Wk- ^^ «ECBBtS MOIMEBdrBi
•talne^f bn^feA, figurines qu'il reproduit avec aafaiit de fiiiélilé q-^e de charme. L^nrcni d'aulres applications, doiil sou auteur le croit Htisceplible» et qu'il a essayées avec plus ou mriii.s de btnihenr , noux uoui bornerons à meutioiinor celle qui consiste h reproduire fobjet impcrccp'ible vu et ugraiidi au microscope molaire. Main une de ces applications que nous croyons propre à Al. Bayard, et qui serait d'une grande utilité pourTitrl et pour ceux qui le cultivent, ce serait la reproductieii des csianipcs. que notrt; auteur a d(*j;^ pratiquée a\cc succrs. Ou sait que M, Talbot, qui s'est particulièrement distingué par des essais de ce genr.î, u*a pu urrîver ci.core à l.i reproduction d'une estampe quf^ par un contre-calque, où le noir prend la place du blanc, et iéripro(|ucniont le bhncceledu noir; mais les copies obtenues par lo procédé de M. BayartL birn <|u'eiicnrc f.»ibles de ton et imparfaiics irexéculiou, uirrcnt relfi't positif delà gr.ivure, tju'elb's rcproJuiseiit heulrment en sens cnii* traire^ avec tous les détails de ^on travail; et il y a tout lieu d'trspi'rer que de nouv^l^x essais dans cette voie« où il a lait à peine qufiques expériences, aboutiront à quelque cbosc de plus sat.sfaisanl encore.
Dans les épreuves obtenues par M . Bayird, la forme générale e«*t de li phvs grau ie ex iclitude ; le modelé d(*s figures, dans tout ce *\\\o Tautcur nous a montré, exécuté d'.iproA rant:(|ue. ne liisse que bien peu de clio*ie à désirer; un y voudrait seulemcnl plus de netteté dans les détaiU, moins d'iudéti.-iuii ou de mollesse dans le coi» tour. Mais, du reste, on ne saurait $oubailW " "jIus satisfaisant, et plus decliarat
DftS ÀfiH ET MêTIfiHfl. 911
i^Ant ik plux de fi'<1é)ilé dans ic rendu de Fimage. Les dessins de iM. Bavard unt iiii agrément q li (îent essriidellemeni à la présence de l.i linnlère, aux dégradalioDsdc loin les qu'elle y produit, et qni sont d*nu elTet vtrîttibk'iDent cnrlfonieur. IN offrent, à desyonx d^artisles, T^specrde ces db^«*îns de \ieux maîtres, un peu fatigués p.ir le temps; ils en otfreat toot-à-falt TapparencC) et ils en ont le aicrite.
D'après tons ces motifs, la eommission dont j'ai llionneur d*é(rc Turgaoe a .léci'lé, d*iine voix nnanîme, ipie TAcadémie serait priée de témoigner toule sa satisfaction du procédé (!e 1\1. Bayard, et de le recommander, par tons les moyens cpii sont eu son pouvoir, à Tintéret et t la générosité du Gouveruenent.
Signé â laminnte : Picot, Schne^z, Ramey, Pelîtot,. Debret, Guénepin, lesiioyeis, JUchumme, Ra«»ul- Bocliette, rapporteur; iNanieiiil, président, et Buyor,. ^îceprésident de rAcadéraio.
L'Académie adopte ce rapport.
Certifié conforme :
Le iccritaire perpétuel de C Académie^
Raovl-Rochetti.
II. Bayard, que roiss venons de citer, est loin d'é^ Ire »col \ s'ocrnprr du |.crreelîonncmriir, des ajiplN Ctlîons ou de rexpliraliiiu des pliénomèncs du dafoefféolype. Nous voyous qu'à hi séatuce d»V ^c%.^^'
SI9 Ut fECins noBsnti
mie des Sciences du 14 octobre i83g, H. BeiMrtère a dépofté on paquet cacheté relatif à la photographie; dans celle du ai octobre pareil dépôt a été Ciit par !!• Deiannoy. Dans cette même séance, M. Caocbe a présenté un objectif prismatique achromatique destiné aux usages de la dt-iguerréotypiCf et qu*li propose de substituer à l'objectif ordinaire dans la chambre noire. Cette substitution, qui a pour objet d^obtenir sans renversement l'image. des objets, a, suivant i*aiif leur, un avantage marqué sur la glace parallèle qu'on emploie dans le même but, en ce que celle-ci déforme fré(|uemment les images ou au moins to rend nébuleuses.
AI. Cuuche annonce égniement qu'il a le premier imaginé de substituer pour le polissage des plaqnes métalliques destinées à la photographie, le Iripoli de Venise à la pîcrrc-ponce pulvérisée.
Mais ce qui a le plu« excité Tcittent ion en fait de daguerréotypie, c'est le travail du docteur Donné, des procédés duquel il fait un secret, et que nous neponvorff^ faire connaître qu'en transcrivant ici la lettre qu'il a adressée à l'Académie des Sciences à la séance du i!\ octobre.
f J'ai riionneur de vous adresser de nouvelles t images^daguerriennes gravées par le procédé dont 1 i*avais soumis les premiers essais à l'Académie. .Les » progrf'^s qu'a faits cette méthode en peu de tempSf » me paraissent justincr l'opinion qu'en ont conçnf t tout d'abord des artistes très- distingués; les sujeli i que je présente aujourd'hui se composent :
t 1. De vingt exemplaires d'une tête d'AntlooAî
BUS A1T8 BT «inUS. %tH
• %. D*an buste de TApollon du Belvédère et d*UD
• petit écorché sur la même planche;
• 3. D'un buste de Mlle Rachel fait diaprés celut p de Oantan ;
€ 4* D*un essai de dessin microscopique pris sur
• Fceil d*une mouche ;
€ 5. Enfiu d'un portrait d'après nature que fe n*ai a pas en encore le temps de graver^ mais dont je p4-
• tenterai prochainement la planche et les épreuves
• à rAeadétnie en même temps que des vues de moii* « nameots et de nouveaux objets anatomiques; fai
• obtenu déjà un très-beau résultat en prenant Tl» s mag» d*uiie personne morte* »
ftl4 LU 8BCEITS HODEEVlf
DANAIDE.
Cet appareil, dû à M. Manonry 4'Ectôt, peut être considéré comme àpparleiiaiit à la caliic'*gGrie âes roues hydrauliqpoes dti genre de celles âiies d réaction. Il produisit une grande Hcn^aiion dans le inonde 8a* vant au mom<!ut où rinventecir le Ht counatlre : les applicî'tions'du ptincipe^ jnsqu'icî, ne sesontcepf^n* d<)nt pas généralisées. Quoiqu'il en sùir, la danaïde est susceptible de produire lin Irès-grand effet.
La partie principale de oeiîc m<<.chine consiste en une cuve de fer-blanc aussi hiuteque large et percéa à son fond, au centre, d*iin trou circulaire à Iravers leqnel passe un axe vertical en fer qui ne bouche pas complètement le trou, mais laisse autour de lui un ^ anneau à jour, par oîi s'éclinppe IVau à mesure qu^elIe ofllixe dans la cuve. L'axe tourne avec la cuve sur un pivot et est retenu à sa partie supérieure par un collet.
M. Manourya eu pour but de transmettre tout en* tière aux parties solides de *la machine, la quantité quelconque de force vive due à Vcui affluant parle haut dans la cuve, pour être ensuite employée par j Tcippareil lui-même à produire un effet utile, qui ne soit diminué que de la petite quantité absolument nécessaire à Tisau pour s'échapper par Forifice du \ fond.
Voici comment il y est parvenu : à Taxe vertical esl
fixé un tambour également en frr-biancf conc enlri-
que A h cave, et fermé aux deux bouts. Ce tambour/
M8 ABT6 CT METIElfl. »l5
qni tourne avec la ciivo, en remplît presqne tonte la capacité, et ne laisse entre so paroi extérieure et la paroi intérieure de l^ cuve qu\in intervalle de qua« tre à cinq cenlîinèires. Ce vide sViend également entre le fpnd de la cuve et celui du tambour, qui tonte fois sont plus rapprochés l'un de i*autre. Entre ces deux fonds se tiouveni ditipoi^ëes pliiMeurs cloi* ions qui les réunissent, et qui sont dirig<'e8 comme les rajons d*un cercle, depuis la circonférence jusqu'au tord de i'oiince annulaire du fond de la cuve.
L*ean arrive entre les deux cir^onfc'rences du tambour et de la cuvct au moyen d'un ou plusieurs tuyaux qui communiquent avec un réttervoir supérieur. Le bas de ces tuyaux répond an niveau de i'eau dans la cuve, où ils sont recourbée pour que l'eau s'écoule horizontalemcni et tangeniicllemciil à la cir* conférence moyemie entie celle de la cu\eet celle du tambour. La vitesse ucqiiîsd par l'eau dans sa chute depuis le réservoir SI 'périeur) fait prendre à la niachiue, autour de son axe, un mouvement (|iii, en théorie, s'accélérerait peu à peu jusqu'à ce que la vitesse de la machine fût la même que celle de l'eau qvi^ient du réservoir, «le niaui re qu'il n'y eût plus de choc sensihie entre feau ailluenle et celle qui est contenue dans la machine.
Ce monvement circulaire impr'mé h la mis^é d*eau comprise entre les deux suifàc«-s cylindriques du tambour cl de la euve , une force cputiiT ge avec la-* quelle elle presse, de dedans eu drhots, les (>n rois de la cuve. Cette force cenfrifufi;^ agit égolentcnt sur la portiou d*eao comprise entre le fond du tambourci
LSS 6BCEITS HODBEVU
DANAIDE.
CetappareîU dû à M. Manonry d'Ectot, pentèlrv considéié comme* appartenant à la c<'ith('*gorie dei roues hydrauliques du f;enre de celles âiies d réaction. Il produisit une grande sensation dans le monde pavant au moai<;nt oîi finvcnteur le fit counallre : les applications du principe^ jnscpj'îcî, ne sesontcependint pas généralisées. Quoi(|u*il en soit, la danaîdo est susceptible de produire un lr^s-grund effet.
La partie principale de ceitc machine couMSte en une cuve de fer-blanc aussi Iriuleque largo et percée à son fond, au centre « d*un tiou circulaire à travers lequel passe un axe vcrtic.il en fer qui ne bouche paf complètement le trou, mais laisse autour de lui un , anneau à jour, par ou s'écli.ippe IVau à mesure quVIIe ofTlite dans la cuve. L'axe tourne avec la cuve sur un pivot et est retenu à sa partie supérieure t>ar un collet.
M. Manourya en pour but de transmettre fout entière aux parties solides de 1a machine , la quantité quelconque de force vive due à re-iu affluant parle haut dans la cuve, pour être ensuite employée par rcippareil lui-même à produire un effel utile, qui ne foil diminué que de la petite quantité absolument nécessaire à T^au pour s'échapper par Torifice du fond.
Voici comment 11 y est parvenu : à Taxe vertical est
fixé un tambour également en fer^bLincf conrenlr^
quei h cuve^ et fermé auideu\ bouU« Ce tanihouri
M8 ABTS ET MÉTIElfl. »l5
pli tourne avec la cnvo, en remplît presque tonte la capacité, et ne laisse entre sa paroi extérieure et la [laroi intérieure de l.i cuve qii\in intervalle de qua« Iro & cinq centîmèires. Ce vide 8*étend également entre le fpnd de la cuve et celui du tambour, qui toute fois sont |ilus rapproché^i l'un de i*autre. Entre CCS deux fonds se tiouvent ditiposëes pluMcurs cloi* ions qui les réunissent, et qui sont (lirig<'es comme les niyons d*un cercle, depuis la circonférence jusqu'au tord de ioiince annulaire du fond de la cuve.
L*cau arrive entre les deux circonférences du tambour et de la cuve, au moyen d*un ou plusieurs tuyaux qui communiquent avec un riservoir supérieur. Le bas de ces tuyaux répond ati niveau de iVau dans la cuve, où ils sont recourbée pour que Teau i'écoule horizontulemeni et tangeniicUemeiit à la cîr* conférence moyemie enlie celle de la cu\e et celle du timbour. La vitesse ucquisd par l'eau dans sa chute depuis le réservoir si'périeur> fait prendre à la machine, autour de son axe, un mouvement qui, en théorie, s'accélérerait peu à peu jusqu'à fe que la vitesse de la machine fût la même que cclie de l'eau qtli^ient du réservoir, «le mani re qu'il n'y eût plut 4c choc scnsihie entre l'eau afilueale et celle qui est conteque dans la machine.
Ce mouvement circulaire împr'mé h la mis?é d*eau comprise entre les deux suifàc«-t c^vliudriques du tambour et de la euve , une force cî>ntiif' ge avec la-* quelle elle presse, de dedans en dehors, les finroÎH de h cuve. Cette force cenfrirnfi;c agit également sur l«. ^iou d*eao comprise entre Le (on\\ du VvxuxWN^t .«.V
Sl6 U8 SBCESTS «ODCint
celui de la cove, mais avec une inlenaité détfois* ianle de la circnuféreiire-aii centre.
La masse d^eao e«^t donc animée de devx forces op« posées Tune à Tautre : la pesinteur et la force cen* trifuge. La première lend h faire sorlir Teau pari'o* rific^ annulaire du fond de la cuve ; la seonde tend au contraire à l'en écarter : à ces deux forces s'en {oint une troiKÎèn&e, le froltemeni, qui, dans leâ ma* cbînes ordinaires , diminue reffet utile indiqué par la théorie, en absorbant souvent une portion considérable do la fcrce vive, et qui, dan» cette macbine- CJ} tourne au profit ^e la madiine ; car on conçoit que rcifet serait nul sans le frot-ement qui 8*exerce tangcntiellement aux parois de la cuve et du tambour dans le sens de leur muuvemt^ut ; cilors Teau pren* drait seule un mouvement de rotation et u*entraine* rait point la roaeliine avec elle. ^
De la combifiuison de ces trois forces^ il doit résul<^ ter un écoulement pUis ou moins rapide par roriHce annulaire du fond de la cuve; et, moins il rest/^ra de force vive à Teau en sortant, plus il y eu aura d^em* plojée à faire tourner la machine» et par conséquent pour produire Ve^A auquel elle t>era destinée.
La force motrice est le poids de Tcau écoulée^ multiplié par la hauteur du niveau siiprricur du ré&er* voir au-dessus du fond de la cuve « et l'effet utile est te même produit » moins la moitié de la force vive conservée à Teau qui s*écoulc par rurifice an* pulaire.
four ihire produire h la danaidê le plus grand effet
possible^ il faudra donner à la cuve une hauteur
tfiaUQOup plus granàe que la moitié d^ la hauteur de
ht» lits ET ]|£tibb9;. %iy-
la chule» de manière que la moitié de cette haut Ar soit parcourue par l'eau en descendant dans l69.. tuyaux, et que l'autre moitié soit égale à la hauteur à laquelle Veau est maintenue dans la cuve par li^ force centrifuge.
Dans les expériences faites sur la daoaîde par une commission instituée par TAcadémie dès âcîencespour s*en occuper, on a trouvé que l'effet utile était constamment supérieur aux sept dixièmes de la force motrice, etqu^il approchait ordinairement de ^5 cen» tièmes de cette force, même sans défalquer le frotte* ment àts poulies et la raideur des cordes employées pour ces expériences.
DEDORURE.
Lorsque des bronzes dorés sont» par une raison quelconque, hors de service , la valeur du métal qui 2c8 recouvre ne permet pas de T abandon iver; mais si •n fondait la masse entière pour en extraire ensuite Tor, (es frais de cette opération d*affinage scraidol trop grands.
Or, comme Tor ne pénètre pas dans le bronze et qu'il n'a fait que s'y attacher, si par un moyen convenable on parvient à détruire Tadhérence des deux métaux entre eux, il est ensuite facile de les séparer; c'est le but que se proposent les dédorures, et à cet effet ils emploièbt^dlfférents mélanges qu'ils appliquent à la surface du bronze doré avant dQle%ts<Qk^ iMtbre.'i^raètiim deJa cbmlîBiir^ .. . -<