IVOIRE
. Les divers procédés mis en usage pour blanchir Tivoire jauni (et il jaunit facilement et promptement), no remplissent que bien imparfaitement le but qu*on se propose 9 voici venir, un M. Spengler, de Copenhague, qui offre un moyen assuré et facile, dit-il, de rétablir la couleur blanche de Tivoire. Il a remarqué qu'il suiBt de tenir cette substance sous une cloche do verre à Tabri de tout contact de Tair , pour la garantir complètement du jaunissepaent. Ce fait lui a suggéré le procédé suivant pour blanchir Tivoire j^uni. |1 ne faut pour cela que le brosser avec de la pierre-ponce calcinée et délayée^ puis de renfermer les pièces encore humides sous une cloche de verre, que Ton expose journellement aux rayons du soleil. On peut hâter ce blanchiment en brossant de temps en temps Tivoire à la pierre -ponce.
EcailU arfificUUe fournie par t ivoire.
M. Darcet , en traitant Tivoirepar facide mnriati* que affaibli, en obtint lagélatine brute. Il soumit cette gélatine au tannage, comme il se pratique pour les peaux, en employant une dissolution de tan. Elle devint alors parfaitement insoluble et inaltérable à V et en la veinant au moyen d'une dissolution
DBS ARTS ET MiTIBRS; %gi
la valeur est infiniment au-dessous de celle de l'alliage.
Un lingot de cuivre ou d'alliage à bas titre, soutenu par des fils au centre de la lingotière, et recouvert d'un alliage à ua titre élevé, que Ton y coule ensuite, avait été presque généralement employé jusqu'ici par les fraudeurs ; mais le genre d'escroquerie mis en usage tout récemment par l'un d'entr*eux^ et qui consistait à introduire des lames de plomb minces dans le métal, après que celui-ci avait élé coulé dans la lingotière, était beaucoup plus dangereux pour le commerce que celui des lingols fourrés par l'ancien procédé, car toutes les fois que Ton sciait le lingot on pouvait reconnaîtra à la première vue la nature de ceux-ci, tandis que le plomb ne pouvait être bien aperçu que par la différence de teinte produite par la sulfuratîon des deux métaux, en mouillant la surface découverte par la scie avec de i'bydrosulfate d'ammoniaque ; en fondant des lingots fourrés au cuivre, le titre général de la fonte était audessous de ce qu'avait indiqué Tessai fait sur des portions détachées des coins et de divers points de la surface ; et si le lingot était mis ap creuset avec un certain nombre d'autres , dont il ne formât pas une fraction trop petite, la différence sur le titre pouvait encore éclairer sur la fraude, tandis que pour ceux fourrés au plomb, la fonte même des lingots ne faisait rien découvrir, et fournissait le titre indiqué par Tes» sai, le plomb en s'oxidant passant dans les pores du
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39s LES 8ECBBTS MODUIO»
UTH06RAPHIE.
Procédé de li, GWardtt,
La Suciété (VEncouragement avait proposé on prix pour un procéilé propre à confeôtionoer dés cartes géographiques dans lesquelles seraient réunis les procédés de la lithographie avant la typographie; un graveur auquel sont dues d^importantes productions de son art lui a présenté un procédé qui est siusceptible d*ètre appliqué à beaucoup d'objets.
DëMi, en ^827, MM. Firmin Dîdot et Motte avaient pris un brevôt pour un procédé destiné à imprimer simultanément des dessins lithographiques et des caractères typographiques.
Duplat avait fait de son côté , il y a quelques années , des essais pour une édition des fables de La FontainC) qui avaient été écrites sur pierre ; après avoir enduit la pierre d'un vetnis noir, il y gravait un creux, comme dans le procédé du graveur sur cuivre.
Le procédé de M. Gîrardet est tout différent : il repose <^ur Temploi d'un vernis qui s'applîqt^e très-facilement sur le dessin lithographique, et adhère si fortement à la pierre qu'il peut supporter, sans qu'îl s'en détache, l'action d'un acide assez fort pour creujicr profondément la pierre, même dans les plus petits détails.
Cq vernis se compose de cue^Nvet^^^ a i^arties^ poix
DU Aits vr.mhmtiê. 9g3
de Bourgogne et poix noire» de chaque i/a partie» et poix grecque ou spalt a parties.
On fait fondre les trois premières substances dans un vase de terre neuf vernissé, on y ajoute peu à peu le spalt en poudre fine ; on mélange bien exactement; on retire le vase du feu, on laisse un peu refroidir, et on jette la masse dans Teau tiède, au sein de laquelle on le malaxe; on en fait de petites boules que Ton dissout lors du besoin dans l'essence de térébenthine au degré d'épaisseur convenable pour un bon vernis.
Un dessin ou des caractères étant tracés à la plume sur la pierre, on y passe aveo le rouleau le vernis indiqué, on borde la pierre avec de la cire comme pour une eau-forte, et Ton y verse une côuche d'eau suffisante» dans laquelle on fait tomber peu à peu de l'acide nitrique étendu , de manière que l'action ne soit pas trop vive ; après cinq minutes on retire l'acide, on lave la pierre, on la laisse sécher^ et on passe de nouveau du vernis avec le rouleau; on acidulé de nodveau avec la même précaution, et l'on obtient un dessin asseîE ferme pour qu'on puisse en tirer des épreuves à sec.
Transports sur papUr lithographique pour en tirer onsmis des épreuves par U procédé ordinaire.
Ce nouvel art , à l'égard duquel plusieurs aHistes *se disputent actuellement la priorité en &it d'invention, promet les plus utiles applications. Nous^ en allons donc décrire les principaux proQé.dèè.
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i*" Transjport d'une gravure fraichement tirée.
La pierre gravée étant convenablement disposée sur la presse, a été lavée à Tessence, encrée et mise en train avec Feuere de report ; une bonne épreuve en a été tirée sur du papier de Cbine encollé (du côté de h colle). Celte épreuve a été mise immédiatement dans du papier fortement humecté, afin d'élro maintenue dans un état constant de moiteur.
L'épreuve ^insi disposée , Touvrier a callé une pierre poncée, bien sèche et parfaitement propre (en hiver on la fait chauffer un peu) ; il 6*est assuré de la justesse de la pression^ a posé légèrement l'épreuve sur la pierre, l'a recouverte de deux ou trois maculaturcs, et a fait une pression. Après avoir retourné la pÎQrrc dans un sens différent, il a changé les maculatures, a fait une seconde pression » une troisième ; puis en replaçant la pierre dans sa première position, il a mis une feuille de papier humide sur le papier de Chine, et, a donné une dernière pression.
La feuille de papier de Chine , mouillée avec une éponge, s'est enlevée facilement, abandonnant à la pierre tous les traits de Tépreuve, et n'en conservant qu'une très-legèrc empreinte. La colle, dans cette opération, se détache entièrement du papier de Chine. Après avoir fortement gommé la pierre, il4'a laissée pendant quelques heures dans cet état, puis il i'a dégommée avec soin, l'a encrée avec précaution,
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a tiré une épreuve^ a encré de nouveau, a passé avec une éponge un acide léger sur la pierre, l'a remise sous gomme, et Ton a pu faire le tirage quelques heures après.
Nous Ge terminerons pas sans faire observer €(u*il ne faut humecter le papier destin^ au tirage 2es épreuves que très- légèrement ; car autrement il se collerait sur la mère-pierrê.. (Piooès-veibal d'une opération qui a eu une réussite parfaite).
Grature sur pierre.
Il était réservé à la gravure sur pierre lithographique d'ouvrir une nouvelle carrière à Tart^ en lui permettant de lutter avantageusement avec la gravure sur cuivre et sur acier. C'est particulièrement dans la confection des cartes géographiques, que l'emploi de^la gravure sur pierre est le plus favorable. Plusieurs cartes exécutées pour le dépôt de la guerre, par MM. Desmadril, Bouffard et Avril, sont de véritables chef-d'œuvres de topographie. Une planche ainsi traitée peut, d'ailleurs fournir un nombre presque infini de belles épreuves.
L'exécution de la gravure sur pierre lithographique se réduit à trois opérations principales. La première consiste a faire subir à la pierre une préparation qui décape suffisamment ssCsurface ; la seconde, à la recouvrir d'une couche colorée, propre à faire bien res» sortir le trait tracé, bûu que l'artiste puisse se rendre compte de son travail, et en même temps cçtte couche sert à repousser le corps gras destiné 6À^Iai- ' ment à la faille; la troisième, etf&n, ^ vQ\tf^^x]^
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dans |a laiUe une sabstanoe grasie analogoetTec l^enore d*ifiipreMioii,'%l capable d*aîUedrt de réditor au lavage répété de la pierre pendant TimpresefaiD^ La pratique de ces procédés offre peu de diflBloaltés.
On doit choisir, de v préférence comme étant plos dore, une pierre grise, d*une pâte bien homogène, sans fissures, sans points blancs, àiisvermUeUis;oJï la fait poncer et dresser àveo le plus grand soin, il faut se garder surtout de laisser sur la surface des traces du grainage, et encore plus des raies de pierreponce.
On place la pierre horizontalement sur 'une table, et à Taide d'une éponge ou d*un pinceau^ dit queu$iU morue, on la recouvre d'une préparatioo oo^iatant en une forte dissolution de gomme arabique acidulée de trois à quatre degrés. On laisse agir cette préparation sur la pierre pendant une heure ou .deuz« puis on la lave. Nous devons faire remarquer «que le lavage ne doit pas être cofiiplet ; qu'il est nécessaire que la pierre conserve une très-légère couche de gomme, pour la préserver du contact des substances grasses; et que c'est en soulevant cette couche^ qu'on prépare la pierre à recevoir l'encrage.
Après avoir ensuite essuyé la pierre jusqu'à siccité complète, on racle dessus, avec un couteau^ un peu de sanguine, que l'on étend avec la paAkne de la main, ou avec un tampon de linge fin.
ç, La pierre étant ainsi colorée, on fait le calque ou l'esquisse de la même manière que sur une pierre grainée. Il &ut avoir attention de ne pas entamer la préparation, soit avec le crayon à dessiner, soit avec la pointe à calquer.
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Ce serait une grande erreur que de croire qu'une gravure pr^fonde^ soit à la pointe sèche, soit auburin, viendrait mieux et serait plus durable. Des traits trop creux, au contraire ne viennent pas bieu> sont bavochés.
Impression des pierres gravées.
Elle est moins facile qu^elIe ne semblerait devoir Tètre.
Avant d'encrer la pierre, Timprimeur doit s'assurer si les effaçages sont parfaitement secs, et si elle ne conserve aucune hiimîdité.
Alors on étend sur la pierre, avec la paume de la* main, de bonne huile de lin. Ou laisse cette huile pénétrer dans les tailles environ une demi-heure.
L*encre que Ton prépare pour le tirage des épreuves étant disposée^ on essuie avec un linge celle qui recouvre li pierre, puis avec un morceau de chiffon ou d'épongé humecté d*eau propre, on lave la pierre. Cette dernière opération, en dissolvant la couche très-légère de gomme provenant de la préparation, entraîne l'huile restée sur la surface de la pierre, et n*en laisse que dans les tailles, alors on peut encrer et tirer comme à l'ord naire.