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LITHOGRAPHIE AV GRATTOIR

Plusieurs genres de lithographie ont été successU vement inventés et successlvemenl rfQwxî^wvTvt"^

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c'est ainsi qu'on ne fait presque plas usage du imin ûa tampon de M. Eugelmann, du Unis liikofiraphiquê de H. Knecht, de la manière noir$ de M. Tadot, qoolque par ces divers procédés on puisse obtenir dei>eaai résultats. Est-ce par insouciance des artistes» e8t«*ee la difficalté des procédés ? Nous ne saurions TexpUquer.

Le procédé de M. Paolmier n*eiit qu'un succès éphémère et il tomba dans l'oublî, étouffé peut-être par le brevet dUnveotion qu'eut soin de prendre Taiitenr en i8ao* Nous le publions aujourd'hui que k brevet est expiré.

•Les pierres les plus dures sont les plus propres àœ genre de lithographie ; celles qu'on exploite dans le département de Tlndre sont supérieuresà toutes celles connues jusqu'à ce jour.

Les pierres se polissent de deux manières ; savoir^ avec de la ponce pour les dessins à l'imitation du burin, et avec du sable pour ceux tracés en genrt dt crayon. Ce polissage est susceptible de grandes variations, surtout celui pour les dessins au burin ; le dessin seul que l'on veut exécuter peut servir de règle.

Préparation d$ la pUrra^.

On lave la pierre lithographique avec une partie d'acide nitrique affaibli par vingt parties 4'eau ; os laissera ensuite sécher la pierre et on lui donnera une couche de colle de Flandre, ou de colle d'amidoa Irés'iégère ; après Va^oit CaU sécher de nouveau» oi

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la couvrira de sanguine pulvérisée 9 ou iè noir de fumée ou de toute autre matière colorante bien sèche» que l'on étendra avec un linge également bien sec sur toute la surface de la pierre

La pierre ainsi préparée pourra être livrée au dessinateur qui exécutera le dessin avec un grattoir pour tous les genres de grenés, et avec des poinçons de diverses grosseurs pour le genre du trait au burin ; ayant soin de découvrir la pierre aveè beaucoup de légèreté, pour ne pas la creuser ; ce qui produirait un mauvais effet à ^impression et ferait manquer le but qu'on doit se proposer. Le résultat du dessinateur sera un dessin blanc sur un fond de couleur*

Préparation du dessin.

On couvrira entièrement le dessin exécuté sur la pierre avec du vernis adhérent , de la consistance d'une geléCt. dont on va donner la composition. On enlèvera aussitôt avec de Teau pure toutes les matiè* res déposées sur la pierre. Lorsqu'elles auront toutes diiparUf on plongera la pierre dans de l'eau bien propre^ ensuite on chargera le dessin avec un rou* leau garni d'encre d'impression, composée comme celle des imprimeurs en taille-douce ; le dessin f quoique très-peu apparent, prendra aussitôt toute la vigueur que le dessirateur lui aura donnée, mais dans ta sens inverse» c'est-à-dire que le dessin qui était blano en sortant des mains du dessinateur^ sera noir apris ropéiaUoa du ttlhogca^V^'^

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L'impression de la lithographie par le procédé du grattoir oe diffère en rien de celle exécutée au crayon on à la plume; la manœuvre de la presse est absolument la m^me.

Composition du vernis adhérenU

5 onces de cire blanche bien pure.

5 onces de bean sayon blanc de soif.

6 onces de laqne en tablettes.

S onces de mastic en larmes. ,

4 onces d'huile flne-

Toutes ces matières seront fondues successivement dans une casserole de cuivre ou de fer; on les fera cuire pendant environ deux heures en les remuant avec une spatule de bois , a(ia de bien mêler la résine laque, et de manière à ne former qu'un seul corps d'apparence bien homogène* Après la cuisson, on laissera figer la composition versée sur iin marbre; pour s*en servir ensuite » il faudra la délayer avec de l'huile fine.

Ce genre de lithographie est applicable à tous le-s genres de dessins et de gravures; il offre Tavantage de donner aux dessinateurs la facilité de réussir dans leurs travaux , aussi bien qu^ils pourraient Tespérer en travaillant sur le papier, avec les meilleuis crayons ; les dessins au grattoir ne s*empâtent i'imais dans Pimpression et conservent toute l'harmonie du dessin. On peut tirer des milliers d'exemplaires sans perdre le plus léger trait, et les refouches peuvent se ta\Te^V\îvf^tù* ■'

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niGROSGOPË SOLAIRE

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Le principe du microscope solaife est tout'à-fdit diflférent de celui du microscope composé ; ce n'est à proprement parler, qu'une lanterne magique dés* tinée à peindre, sur nue muraille blanche ou sur un écran, une image très-amplifiée d'un objet vive* ment éclairé; or il suffit pour peindre une telle image, de placer une lentille entre Tobjet et l'écran, de telle sorte que les dislances soient exactement celles des foyers conjugués. Si la lentille est loo fois ou 1 ,000 fois plus rapprochée de l'objet que du tableau, l'image est amplifiée loo fois ou 1,600 fois. On conçoit donc qu'avec une lentille d'un foyer très-court on poufra, dans une salle suffisamment longue, obtenir des images prodigieusement ampli' fiées. Ces images, pour être bien distinctes, exigent que récran ne reçoive pas d'autre lumière' que celle qui a traversé lu lentille, et que l'objet soît trèsfortement éclairé. En effet, comme la' même quantité de lumière est employée â illuminer une image de plus en plus grandie , son intensité ou la clarté de cette image décroit en raison de l'agrandissement, ou en raison du carré du diamètre /ou ce qui est encore la même chose , en raison du carré du rapport des distances de la lentille i rob\el e\. ^ %^^ \â2A.HS^%

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ainsi pour an grosHÎBseiiient de loo foto le diaaiètte, la Burfoce de l'image étant devenue loo fois looy on lOyOOO fois plus grande* la clarté a dimioné dans le même rapport; il faudrait donc, pour que l'image fiit suffisamment distincte, que Tobjet eut reça^si non 10|000 fois plus de lumière^ au moins une quan* tité bien considérable. On obtient ce résultat en recevant par le trou d'un volet, dans une chambre obscure, un faisceau de lumière solaire réfléchi horizontalement par un miroir. Ce faisceau traverse dans un tube un premier verre convexe qui concentre les rayons en son foyer sur un espace loo fois pias petit par exemple, et une autre lentille d*un trèscourt foyer nommée le focus , reprend encore ces rayons avant leur croisement pour les ramener sur un espace encore loo fois plus petit ; c'est en ce dernier point que doit être placé l'objet à examiner; les rayons illuminants se confondent avec ceux qui partent de sa surface, et vont à travers la lentille destinée à former Timage, peindre Tobiet sur la muraille ou sur l'écran. On conçoit que l'emploi des lentilles achromatiques est également nécessaire pour que Timage soit parfaite; ces lentilles d'ailleurs sont susceptibles de se rapprocher plus ou moins de l'objet pour que la distance locale corresponde exactement à celle du tableau.

On a imaginé dans cdi derniers temps de substituer à la lumière du soleil, pour cet instrument, la lumière si vive produite par la chaux vIyj tenue incandescente par un jet de gaz hydroj^ne enflammé avec le concours d'un jet de gaz oxigène. Cette lumière #n effet a l'éclat de celle du soleil, et

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comme elle est immobilCf on n^a pas besoio de la pecevoir sur un miroir réflecteur; elle traverse immô* diatemeni les verres concentrat^ars, et son intensité peut encoVe être augmentée par un miroir concave placé en arrière comme dans le#4phares.

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NETTOYAGE DES HEVBLES.

Le cuivre jaune que l'on fait entrer dans la décoration de quelques parties des ameublements , et que deptlis quelques années on prodigue dans la décoration des escaliers, des magasins, des poêles , etc. se ternit et perd bientôt Téclat qui le fait recheroher. Pour le lui rendre, il est nécessaire d*en frotter assez fréquemment la surface avec des substances qui^ en même temps qu'elles enlèvent la couche trës-superfioielle de couleur grise qui s'y est développée^ lui laissent ou augmentent même son poli.

Le vinaigre mêlé d*éméri bien fin ou de rouge de Prusse en poudre extrêmement tenue, est souvent employé ; mais si l'on n*a pas soigneusement enlevé tout ce qui peut rester de ce mélange sur le cuivre, celui-ci se verdegrise, et le nettoyage edt devenu plus nuisible qu'utile. D'ailleurs Tacide employé ternit la portion de bois limitrophe des parties métalliquesj et qu'il est difficile dans beaucoup de cas de ne pas atteindre, même en opérant avec beaucoup de soin.

Parmi les moyens que Ton peut substituer à l'emploi du vinaigre, quand on opère sur des meubles précieux, ce qu'il y a de mieux c'est un mélange de dre dissoute dans l'essence de térébenthine dans lequel on a incorporé intimement Téméri ou le rouge de Prusse en poudre impalpable. Pour employer cette pâte, on en imprègne un lioge fin, et on frotte avec ce linge la partie du weuble à nettoyer*

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NIELLURE.

Depuis long-temps quelques peuples de TOrient fabriquent des objets d^ornement par un procédé qui fournit des produits très> remarquables et qui sont dus à une incrustalion de divers sulfures métalliques sur l'argent. Cet art, apporté en Italie à Tépoque de la ptise de Constant inople, acquit une grande vogue entre les |^pis des artistes Floreïitins jusqu'à la fin du XV* siècle ; il fut ensuite négligé ^ et se perdit par suite du ch«ingement survenu dans les goûts.

La Russie est depuis beaucoup d'années en possession de fournir des nielles d'une exécution distinguée; mais ce n'est qu'en i85o que MU. Wagner et Mention ont introduit en France ce genre de travail, qui constitue aujourd'hui une industrie assez étendue; ils ont livré au commerce, les premiers, des ob» jets faits pour soutenir sous tous les rapports la comparaison avec ce qui nous vient de plus beau de Russie.

Le haut prix de la main-d'œuvre se serait opposé à l'exécution de fà niellure à la main ; aussi MM. Wagner et Mention ont-ils eu recours à l'action de machines ingénieuses.

Le dessin étant gravé profondément sur une plaque d'acier, on trempe celle-ci, et par son moyen on produit sur une*lame d'argent le même dessin en relief; on couvre ensuite cette plaque de la composition, et l'on arrose tt Ton polit ; mais comme la lame d'argent n'a pas été également aUai\uèe ^^ X^-^wv^^xi:»

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le dessÎD u'offre pas la pureté de la gravure originale; en tirant sur acier adouci une nouvelle épreuve en relief et s^en nervant pour imprimer de nouveau sûr la pierre^ les traits saillants refoulent Targént; et prodcilsent des traits en creux qui offrent beaucoup de netteté.'

Pour obtenir la pression , ces messieurs se servent d'un laminoir.

L'émail ou nielle est composé de 58 parties d'argent, 72 de cuivre, 5o de plomb, 36 dd^rax et 384 ^e soufre. ^^

On fond le soufre dans une cornue» l'argent et le cuivre dans un creuset, et on introduit le tout dans la cornue que l'on bouche exactement pour éviter Tinflammatîon du soufre; on ajoute le borax; quand 41 ne se dégage plus de vapeur dans le col de la cornue, on verse la matière dans un creuset de fer, on la pulvérise cl on la lave d'abord avec de Tcau contenant un peu de sçl ammoniac et ensuite avec de Peau légèrement gommée. On applique la nielle au moyen d*une »patule sur la plaque préparée, et on la porte sous une moufïle ; aussitôt que le mélange est bien fondu sans soufflures, on retire la piètre du feu, et on la polit comme si on opérait sur plein argent.

L'opposition de la (eiuie de la nielle avec celle de l'argent produit des effets remarquables.

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