‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 49 sur 68 · OR · texte numérisé non relu

OR

Divers procédés pour son application, à plasieimxaris.

Chlorures d'or.

Il existe deux combinaisons de Ter avec le chlore ; le premier est sans intérêt pour les arts.

Les sels dont les oxides ont beaucoup d'afiQuité pour Toxigène, réduisent complètement ou en partie la dissolution d'or faite par Tacide nitro-muriatique ; quand, par exemple, on verse du sulfate de protoxide de fer (couperose verte récente) dans Thydrocblorate dechloride d'or, la lîqiieur, de jaune qu'elle était^ devient verte ou bleuâtre, puis incolore, et laisse précipiter Tor métallique en poudre très-di visée, d'un brun pur, et le sel de fer s*oxigëne davantage.

Pour obtenir par ce moyen de l'or très^pur, il faut le laver par de l'eau acidulée d'acide nitrique; c'est ordinairement à cet état que l'or est appliqué sur la porcelaine, mêlé à un fondant, et y forme au feu de moufïle une magnifique et solide dorure, qu'on soumet à Taction du brunissoir pour lui donner de l'éclat.

Lorsqu'on sursature une dissolution d'or par le bicarbonate de soude, on obtient une liqueur qui, mise ;n contact avec du laiton bien décapé , précipite à la mrface de celui-ci une couche d'or très-tenue. Ce )rocédé s'applique avec beaucoup d'avantage à la lorure d'une multitude de petits ob\eV«.

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Le sulfure dV, employé dans la décoration des poteries, à l'imitation des anglais, et qui produit Jes effets si singuliers et si agréables , peut être obteûa soit eu jMpécipitant le chlorure par Tacide hydrosulfurique, soit en fondant Tor avec un sulfure alcalin.

Le sulfure d'or employé dans la décoration des po* teries pour l'espèce de fonds désignés sous le nom de burgoSf se prépare par les procédés suivants au choix.

On projette un mélange intime de 5 parties de potasse du commerce, 9 de soufre et 1 d'or en poudre, dans un creuset d'avance rougi au feu, et quand la masse est bien fondue, on la coule-;. on la dissout dansTeaU) et on abandonne pendant quelque temps à l'air la liqueur verte obtenue; il s'j produit un précipité vert et elle passe au jaune; on y verse alors de l'acide nitrique ou de Tacide acétique, et on obtient un précipité brun , qui est le sulfure d'or trèsdivisé ;

Ou bien, ce qui est même préférable, on dissout 1 gramme de chlorure d*or dans un litre d'eau, et l'on y verse une dissolntion de sulfure de potassium; le précipité doit être brun chocolat ; trop brun, c'est qu'il renfermerait de l'or métallique; d'une teiulc jaunâtre, c'est qu'il contiendrait encore du soufire non combiné.

Ce sont ces divers précipités qui, appliqués sur les poteries, donnent le burgos^ si flatteur à Tceil.

Il est bon d'avertir que si le chlorure d'or était précipité par l'ammoniaque au lieu d'alcali fixe, le précipité pourrait être très- dangereusement falminaat.

DES ABT8 ET METIERS SlQ

Pourpre de Caisius, tiré des préparations d'or et employé pour la peintute des émauœ, des porcelaines et des paieries.

Cette coiileur fournît des teintes pures et variées. Elle offre des diffîoultés jusqu'ici mal expliquées dans sa préparation^ pour laquelle on a indiqué une foule de recettes.

Quand on mêle des dissolutions de chlorure d*or et un sel de protoxide d'élaîn , on n'obtient pour précipité que de l'or métallique. La même chose a encore lieu dans beaucoup de circonstances avec un mtf ange de protoxide mêlé d'un autre sel correspondant à ce degré d'oxidatioo; mais dans des conditions particulières assez difficiles à déterminer d priori^ ce dernier mélange produit un précipité d'une belle teinte pourpre, qui communique à la couverte de la porcelaine et aux émaux une teinte semblable.

On se bornera à indiquer les deux modes d'opérer qui suivent :

r* On dissout une partie d'étain fin dans 4 parties d'acide nitrique et i d'acide muriatique, étendant le mélange de moitié alcool, et en ne projettant le métal dans la liqueur dissolvante que par petites quantités à la fois, et empêchant réchauffement de la liqueur au moyen de l'immersion du vase dans de l'eau froide; on étend ensuile la dissolution de 80 parties d'eau environ. On verse goutte à goutte et en agitant continuellement le chlorure d'or dans un mélange d'acide nitrique et de sel ammomac, oi[\ ^"«^i^^t^ X

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siccité et on redîssoiit dans l*eaii ; on cesse d'ajoater de l'eau quand la liqueur prend le rouge vif; le pourpre se précipite ensuite peu à peu par flocons ; on le lave et on le reçoit sur un fîUre, sur lequel il se rassemble en forme de gelée.

2. On dissout, avec les précautions susdites^ Tétain fin en grenailles ou en feuilles dana ^ parties d*acide nitrique étendu de a parties d*eau, dans lequel on a mêlé 5 °/^ de sel marin. Pour que le pourpre se sépare bien, il faut que la liqueur renferme quelques sels dans sa dissolution.

Le pourpre desséché contient en combinaison de Teau, qui peut s*en séparer à la chaleur rouge sans que la teinte change.

OUTREVER FACTICE.

On prépare des hydrates de siline et d'alumine dont ou détermine la proportion d*eau , en en calcinant une petite quantité pour essai; on dissout jusqu'à maturation la silice ds^ns une dissolution de potasse caustique, et pour 7a de silice supposée anhydre (totalement privée d'eau). On ajoute une quantité d*hydratc d'alumine qui doit renfermer 70 de cette terre an même état ; on évapore à siccité, en agitant continuellement , un fait fondre une partie de carbonate de potasse et 2 de sulfate; on y projette peu à peu le mélange précédent; on lave ensuite la masse pour obtenir Toatremer.

Ce procédé fournit quelquefois des portions d'oo-

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tremer d^une assez belle teinte ; mais dans beaucoup de cas le produit cAt verdàtre.

M. Robiquet avait vu qu'on réussissait quelquefois assez bien par la simple calcination de Targile Kaolin ^qui contient naturellement de la potasse) avec de la potasse et du soufre.

C'est en modifiant ce dernier procédé que M. Fer* rand a pu fournir à très-bas prix de l'outremer qui offre beaucoup d'avantages aux peintres'à cause de sa grande solidité.

Oa[IDATIOlA>ES MÉTAUX.

Moyens de la prévenir.

M. Payen a remarqué que des dissolutions alcali^ nés très-faibles ont la propriété de prévenir l'oxida-^ tiou du fer et de Tacier; mais il faut pour cela les y tenir plongts, et cette condition ne peut être remplie que dans un petit nombre de circonstances.

On emploie avec avantage, pour empêcher le fer de se rouiller^ la corne, avec laquelle on le frotte après l'avoir fait chau£fer à une température élevée ; on a aussi employé, dans le même but, un vernis au caout-chouc ; mais ces moyens ne sont pas applicables quand les objets qu'on veut garantir de l'oxidation doivent rester soumis à la friction.

Le fer-blanc s'altère moins facilement que le fer; cependant, après un certain temps^ et surtout du

moment où il s'est déji prodwtt uy\ ^^^vi ^^ t^vc^^ jjj. \D^

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dans une partie mrtl couverte par rélain, roxidalioo des points qui i*avoisiuent fait de Tapides progrëÂ. Un étamage au zinc préserve beaucoup mieux le fer de la rouille que Tétamage proprement dit 9 et c'est sar la substitution du zinc à Tétaia qu'est fonde le pro* cédé si pompeusement annoncé sous le uoai de gêlta^ nisation du fer^ et qui a donné récemment lieu à no agiotage effréné.

Le zinc attaque si facilement 16 fér et la fonte, qu'il peut les pénétrer même très-rapidement dans une grande épaisseur; voilà pourquoi on ne peut que difEcilement se servir de creusets en fer pour la fonte du zinc ; mais si fondant le j4bc à part dans des creusets en terre, ou vient à y plonger les objets en fer ou enfonte, en recouvrant d'ailleurs âé sel ammoniac la surface du bain dezinc^ et en mêlant un peu d*aoide muriatiquC) et qu'après avoir retiré les pièces on les jette dans l'eau froide légèrement acidulée, et qu'eu les lave et fasse sécher aussitôt, ces pièces peuvent ensuite être impunément exposées à Taction de Tair et de Teau ; elles n'éprouvent plus d*autre altération que le ternissemcnt de leur surface, du moins pendant très-long-temps.

On peut également préparer une peinture préservatrice en mêlant avec l'huile du zinc obtenu en poudre fini par un procédé très^simpl^

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PAGKFONG.

On connaît depuis hmg-teinpS) sous le nom de cuivre blanc ou métal blanc de Chim^ un alliage renfermant du Nickel, et qui se rapproche de l'argent par quelques-unes de ses propriétés ; on le désigne depuis long-temps aussi sous le nom à^argentan$\ et un fabricant liommé Maillet, ayant pris, il y a quelques années, un brevet pour cette fabrication, lui a imposé le nom de Maillechor, qui s*est successivement changé en mailltchorty melchiory etc.

Le Packfong préparé dans de bonnes proportions est d\in blanc légèrement jaunâtre, susceptible de prendre un très-beau poli; en petites masses, son éclat pourrait presque le faire prendre pour de l'argent à titre un peu bas ; mais il s'en dislingue facilement vu en masses un peu considérables; du reste ^a teinte varie suivant les proportions de Nickel qu'il renferme, et un alli'ige de ce métal et de enivre à parties égales est d'une très-belle teinte, mais trop coûteux pour ta plupart des usages auxquels on destine le packfong.

Le packfong exige une température très -élevée pour se fondre; quand on le coule en lingots, il prend un retrait considérable, qui offre beaucoup d'inconvénients pour la perfection des feuilles laminées; il faut la température rigoureusement requise pour que le laminage réussisse bien , ainsi que le travail à la filière; mais cette température ayant été bien étudiée^ on peut obtenir des pièces d^\inQ Qxc«>\e.xi\^ ^^^^<

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Cet alliage est susceptible d'être coulé en sable 9 e( fournir une grande variété d'objets remarquables et d'une grande utilité ; mais des précautions nombreuses sont indispensables pour que ces pièces o£frent tonte la perfection désirable, et, pendant long-temps tous les fabricants qui ont voulu fabriquer de ces obfets n'en ont fourni que de très- défectueux , criblés de pores. Un fabricant qui a mérité pour le perfectionnement du mailleohort.une médaille de la Société d'Encouragement, M. Péchinay, a surmonté toutes les difficultés, et livre au commerce des pièces qui ne laissent rien à désirer.

Le pack'foDg est employé avec beaucoup d'avantage pour la fabrication d'une foule d^objets ; comme garnitures d'armes, de coutellerie, de sellerie, quincaillerie, instruments def chirurgie, pour lesquels on le travaille au laminé ou fondu. Eu Allemagne son usage est extrêmement répandu pour fabrication de couverts, services de table, etc., etc.

Les proportions constituantes du packfong varient considérablement ; parmi tous ceux que M. Darcet a analysés, les deux plus différents contenaient :

Mckel, iS 75 S 100

Zinc, 31 SS 3

L'un , cuivre, 5o

* Nicite' Zinc,

Uautre caiTre, 55

Nickel, S3

Zioc, 17 > iOO

Fer, 5

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L'alliage peut être opéré soit en mêlant toutes les lèreB dans le creuset, «oit «u Coudant d'abord le

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cuivre avec. le Nickel et projetiant ensuite ie'ziac dans le bain; dans un cas comme dansTautre, il se sépare une proportion de zinc assez. forte; aussi fautil, quand on refond des objets hors de service^ resti-^ tuer une partie de ce zinc évaporé.

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