DÉPÊCHES TÉLÉGRAPHIQUES
Thionville, le 24 juillet 1870.
Le 4^ corps n'a encore ni cantines, ni ambulances, ni voitures d'équipage pour les corps et les états-majors. Tout est complètement dégarni.
Melz, 24 juillet.
Le 3® corps quitte Metz demain, il n'a ni infirmiers^ ni ouvriers d'administration, ni caissons d'ambulance, ni fours de campagne, ni train, etc., etc.
Metz, 26 juillet.
Il manque des biscuits et du pain à l'armée ; ne pourrait-on pas cuire le pain à la manutention à Paris et l'envoyer à Metz ?
Metz, 27 juillet.
Napoléon, au colonel directeur, Paris.
Les munitions de canons à balles n'arrivent pas,
Metz, 29 juillet.
Il n'y a à Metz ni sacre, ni café, ni riz, ni eau-devie, ni sel, peu de lard et de biscuit
Metz, 29 juillet.
On manque de biscuit pour marcher. . . .
Camp de Ghâlons, 8 août.
L'intendant en chef de l'armée du Rhin demande quatre cent mille rations de biscuit et de vivres de campagne. On n'a pas une ration de biscuit, ni de vivres de campagne, à l'exception de sucre et de café.
Chaque service fournit d'autres preuves d'une imprévoyance, d'une incurie incroyable^ et c'est dans cette situation incomplète partout qu'on déclare la guerre.