IV, 457; X, 672; XII, 872; VI
3. Cf. en particulier V, 399; VII, 489. Delille semble avoir eu l'ouvrage de Segrais sous les yeux en composant le sien.
de son ÉnHdé (du IIP livre, je soupçonne), le renvoya assez durement ^ » En effet, c'était être bien dur, et si le dix-septième siècle avait distribué les rangs an lieu de Voltaire, Segrais eût été admis dans le sanctuaire, non pas malgré sa traduction, mais en grande partie à cause d'elle. Quoi qu'il en soit, cette boutade de Voltaire autorisait-elle Delille à traiter si légèrement le poète son rival ? Après s'être fort bien souvenu de la traduction de Y Enéide de Segrais dans sa traduction, et de la préface du même auteur dans sa préface, il oublie même de l'y nommer. Seulement, en 1679, à la fin du discours préliminaire de la traduction des Géorgiques^ il avait jeté dédaigneusement ces mots : « On ne lit pas plus les Géorgiques de Segrais que son Enéide. » Delille au moins l'avait lue, et même avec soin. Craignait-il donc de la rappeler au souvenir du public, et ne pouvait-il pas lui rendre hommage autrement qu'en l'imitant ?