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critiques quelquefois fondées, mais toujours malveiDantes et IHt>pres à l'y encourager.
A voir Segrais témoigner si peu de sympathie à Racine et à Boileau, on se demande si cette hostilité littéraire ne rayait pas engagé à prendre parti contre eux dans la querelle des anciens et des modernes. Cependant il n'en est rien. Il rend hommage volontiers à l'auteur des Parallètes, « M. Perrault, qu'ils méprisent si fort, et qui ne laisse pas d'être un bon poëte, quoi qu'ils en disent, sait beaucoup plus qu'eux. » Il accueille avec plaisir les critiques adressées à Racine par Saînt-Evremond et Fontenelle, partisans des modernes et ses compatriotes. A son avis , les Visionnaires de Desmaretz ont fait voir que la comédie peut se trouver dans notre langue avec toutes ses grâces, comme chez les plus délicats des anciens* ; enfin Corneille et Molière lui semblent aussi agréables à lire que Sophocle, Euripide et Aristophane. Néanmoins il ne va pas jusqu'à déserter la cause de la vénérable, antiquité. S'il en avait été tenté, les impertinentes sottises de ce Des-» maretz*, dont il loue ime comédie, l'en auraient bientôt dégoûté. Au reste, Huet, Ménage, Chapelain, ses guides ou ses amis, étaient dévoués aux anciens, et, à leur exemple, Segrais aimait à venger l'érudition antique du dédain des modernes et de leurs alliés les petits-maîtres*. Mais Virgile surtout le détournait d'une guerre sacrilège où il lui eût fallu non-seulement battre sa nourrice, mais tourner ses armes contre le poëte qui avait été pour lui un instituteur et un père.
L'amitié ne le conseilla pas toujours aussi bien : en 1665
1. Desmaretz était tout à fait de cet avis. Il déclare modestement sa pièce bien supérieure aux comédies anciennes, de môme que le Cîovis surpasse l'Iliade et VÉnéide* {Comparaison de la langue et de la poésie française avec la grecque et la latine y I, 32, et II, passim.)
2. Desmaretz soutient que le poèmes chrétiens peuvent seuls être parfaits. Il dit de Virgile : « C'est une merveille comment il a conservé tant de jugement avec une imagination la plus échauffée qui fut jamais , et je fais voir que le feu de son imagination a quelquefois brûlé son jugement. '