‹ Segrais, sa vie et ses œuvres: sa Vie et ses ŒuvresChapitre 122 sur 138 · Nouv. franc, ^ II, p · texte numérisé non relu

Nouv. franc, ^ II, p

dans quelle mesure Tesprit de gahnteHe poatait s^àeoommoder des èatyres.

Ailleurs^ Segrais ftiit allusion à la coàiédle d^ Vitionnatres^ de Desmaretz, et rappelle l'embarras de ce père qui se voit quatre gendres sur les bras, avec trois filles seulement à marier. Cette pièce dont Richelieu avait donné, ditM)n, lé dessin, était bien au-dessous de sa réputation. Les contem** porains croyaient y retrouver quelques personnages du temps, Mme de Sablé* (la fille romanesque, éprise d'A^ lexandre comme JuUe d'Angennes, l'avait été de Gustave^ Adolphe), Mme de Ghavigny (la coquette, persuadée que cha» cun meurt d'amour pour elle), la marquise de Rambouillet (l'amoureuse de la comédie). Mais cet intérêt particulier ne donne pas à Touvrage un si grand mérite, et Ton a peine à comprendre que Pélisson, en 1653, omse ans après le Mm- I9uf, l'estime « inimitable. » Segrais, sans aller si loin, en fait un éloge encore trop magnifique* La pièce de Desmaretz pouvait être supérieure à ce qui l'avait précédée (1687), renfermer des vers agréables, faciles, plusieurs traits plai^ t(ants(1, 1)y une scène de bon comique (II, l) et une piquante critique des comédies romanesques (H, 4) ; mais en somme, c'est une oeuvre très -médiocre, sans intérêt soutenu ni vérité. Du reste il était malaisé à Desmaretz de traiter cott«' venablement un sujet si délicat, n faut avoir tout son bon sens pour bien faire parler des fous, et l'auteur n'en était pas là. C'est à un Molière, et non à Desmaret2, qu'il eût appafvtenu de peindre des esprits blessés. Sa gaieté de bon aloi et son génie d'observation lui auraient fait trouver mieux qro les imaginations déréglées d'un auteur lui-même visionnaire.

Scarrôn eSt encore un des écrivains les plus goûtés du temps, et les plus loués de Segrais. H admire sans scrupule ses comédies, et en particulier Jodela moXtre^alet^ début et

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