Nùuv, franc, f I, p. 367.— 2. Segr., p
premier succès da poëte au théâtre (1645). Plus tard, MMét M redemandé, « et le long temps qu'il y avait qu'on ne Tavait vu, Hi rendant toutes les gr&ces de la nouveauté, jamais il n'y en eut une si agréable représentation *. » Ce renouvelle^ ment de la célébrité de la pièce et surtout du premier acte» le meillrar, donna à Segrais l'idée d'y prendre des vers dont il fait, par une application piquante, l'un des ressorts de llntrigue de la troisième nouvelle. Au même endroit il men* tienne dont Japhet d*Arméniej comme l'une des fiantaisies les plus plaisantes de cet auteur < inimitable en ce genre d'écrire (le comique burlesque), et plein d'esprit et d'invention en tontes ses productions ^ » Cet éloge est beau. Que fioait-il en penser?
Quelquefois, en effet, parmi toutes ses bouffonneriest Scarron a rencontré le vrai comique; telles sont les seules où Jodelet s'amuse de l'impatience de son mettre' (1, 1) et raisonne avec lui (1, 3) ; celle où Japhet d'Arménie embrouille de son langage amphigourique et pédantesque le bailli, cebon campagnard qui, n'entendant rien à si haut style, croit plus sûr de répondre toujours oui, à tout hasard, ce dont Japhet enrage (I, 2). En plus d'un endroit, le descendant de ^oé prête à rire d'un aussi bon rire que celui dont Nicole accueille M. Jourdain; car lui aussi ti*anche du grand sei-» gneur ; c'est là sa marotte, et il se réjouit d'épouser la belle indienne Ahihua, comme le Bourgeois gentilhomme, mama* mouehi ordinaire de Sa Majesté turque, s'enfle de l'espoir de deveîiir beau-père du sultan. Citons enfin la scène quatrième du troisième acte, où l'on voit les divertissantes avanies prodiguées à un ancêtre de M* de Pourceaugnac. Là où les scènes remarquables font défaut, on trouve chez Scarron, et en particulier dans les deux pièces louées par Segrais, de très-bonnes plaisanteries ou d'excellents traits de naturel et