‹ Segrais, sa vie et ses œuvres: sa Vie et ses ŒuvresChapitre 32 sur 138 · Mémoires, t. II, p. 478. — 2. Mme de Sévigné · texte numérisé non relu

Mémoires, t. II, p. 478. — 2. Mme de Sévigné

Marie-Madeleine de laVergne, mariée en 1655, au comte de ]a Fayette, était veuve depuis 1665 environ. Du moins^ c'est vers ce temps-là qu'elle se lia plus étroitement avec la Rochefoucauld. Recherchée pour la politesse et le mérite solide de son esprit, elle avait passé les plus brillantes années de sa vie dans l'intimité de Madame Henriette d'Angleterre. Mais quelques mois avant la disgr&ce de Segrais, la mort de cette princesse la détacha un peu de la cour (30 juin 1670). Alors âgée de trente-sept à trente-huit ans et déjà incommodée par une santé flragile, elle résolut de vivre pour ellemême, et en son particulier. Sans oublier la cour, et sans être oubliée d'elle, Mme de la Fayette avait reconnu, avec Mme de Sévigné, « qu'on n'y a pas le loisir de s'aimer. » Elle prit donc le parti de la retraite. La Rochefoucauld, assidu auprès d'elle , suffisait sans doute à la lui faire goûter ; mais après le choix du cœur, le commerce d'un bel esprit comme Segrais pouvait ne pas lui sembler un agrément superflu. Aussi bien le poëte qu'elle accueillait était depuis longtemps de ses amis. De bonne heure, la Rochefoucauld l'avait assez familièrement connu pour le prier de revoir ses Maximes et d'y mettre une préface, 1665. M. GousinS qu'il faut toujours citer quand on parle du dix-septième siècle, a raconté l'histoire de ce livre, et, dans des pages piquantes, montré comment la Rochefoucauld avait recours à la plume de Segrais pour faire l'éloge de son ouvrage, et donner à entendre au public qu'il ne prétendait 4'âucune façon au métier et à la réputation d'auteur. Mme de la Fayette ne pouvait être plus hardie, ni braver un préjugé respecté de Fauteur des Maximes {a). En 1660, quand elle eut composé Mlle de

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