Sorel, De la connaissance des bons livres, p
2. Pollio..,, inomnem lihidinem venalis hahebatur, (Annales, XII, xlvi). Homme à commettre tous les crimes qu'on lui payerait, ou dont il espérait 86 payer lui-même.
époux. Aussi quand la réyolte de rÂrménie obHge le tyran à s'enfiiir de son royaume, elle ne l'abandonne pas. ESlle monte en croupe derrière lui, et tous deux s^échappent furtivement de leur palais^ Alors éclate la douleur de Rhadamiste. Il est tourmenté de l'idée de n'être pas aimé de Zénobie qu'il adore, et de la crainte de la voir un jour tomber aux bras de Tiridate. Zénobie le rassure en héro!ne coméliœne t « Ma mort.... tous délivrem mieux que tout des outrages que vous appréhendez. «.. Des deux côtés elle est si juste que TOUS ne me la pouvez refuser: oui, seigneur; car puisque vous m'accusez avec tant d'injustice dans le pitoyable état où vous m'avez rédrfte, je veux me délivrer du crime que je commettrais en ne vous aimant pas, ou de celui que je commets en vous aimant. » Radamisthe était peu digne d'une si haute vertu ; et cependant, tout criminel qu'il est,' il intéresse. Sa passion est sincère et vive. Transporté d'amour et de jalousie, il s'apprête à frapper Zénobie ; il hésite. Une seconde fois il lève sou cimeterre et lui perce le sein. Puis il va la jeter dans une rivière voisine. Le courant entraîne âou« cément l'infortunée ; elle s'embarrasse dans des roseaux, où des bergers, témoins inaperçus de l'horrible scène, viennent la recueillir. Zénobie, miraculeusement sauvée, retourne à Artaxate où Tiridate veut la voir commander en souveraine. Mais elle s'y refuse * et fait appel à la générosité de son amant : « je ne puis croire que vous ayez assez de haine pour Zénobie pour la contraindre à quelque chose de honteux.. •• Quelque cruauté dont vous accusiez Rhadamiste, je trouve qu'il me sera plus illustre d'aller lui obéir que de régner sans lui. » Tiridate s'étonne : « Vous le suivez, ce làdie qui