C'est comme le vere rubens de Virgile
2. «L'autre (Segrais) fait revivre Virgile parmi nous, transmet dans notre langue les grâces et les richesses de la latine, fait des romans qui ont une fin, en bannit le prolixe et Tincroyable pour y substituer le vraisemblable et le naturel. » {Discours de réception à VAcadémie^ 1693.)
autres « comme la corde ou la natte qu*on peut allonger sans fin, en y ajoutant toujours de la filasse ou de la paille ^ » Segrais emploie mieux son temps : il analyse les passions de ses personnages, persuadé que les bons romans sont Thlstoire du cœur humain.
Le style des Nouvelles françaises répond à ces mérites de l'invention, et donne à Fauteur sur Malherbe l'avantage d'avoir aussi bien écrit en prose qu'en vers. C4hapelain n'est pas trop de cet avis*. « Sa prose est pure, mais médiocre, et elle ne pique pas par ses brillants. Ses vers ont plus d'esprit. » Ce blâme vaut un éloge. Eu efifet, l'on ne verra pas dans les divertissements de la princesse Âurélie, je ne dis pas de subtilités galantes ou d'exagérations à la façon italienne, mais de pointes, de clinquant, ni de traits de mauvais goût. A ce titre, ses nouvelles sont une fois de plus françaises.